Stéphane Frentzel : “Ce qui m’a vraiment intéressé, c’est le projet du club.”

Longtemps adjoint de l’emblématique Philippe Ory, le natif de Bitche a officiellement pris la tête des Canonniers cet été. Stéphane Frentzel a accepté de revenir avec nous sur son parcours, le recrutement en cours et les ambitions des Canonniers pour l’exercice à venir.

LGM : Commençons par les bonnes nouvelles, après quelques saisons en tant qu’adjoint, c’est à présent en tant que “head coach” que l’on va retrouver Stéphane Frentzel à la reprise. Comment est ce que le cap a été franchi ?
Stéphane Frentzel : Ça a été progressif. J’avais une situation professionnelle au Luxembourg, donc dans un premier temps j’ai pris l’interim de Philippe Ory et ensuite j’ai fait en sorte de m’organiser pour allier mon travail et mon rôle de coach. Quand ça a été fait, j’ai pu prendre le poste. Mais ce qui m’a vraiment intéressé, c’est le projet du club qui est aujourd’hui vraiment sérieux. C’est vraiment ce qui m’a motivé.

LGM : Cette montée en grade a été rendue possible par le retrait de Philippe Ory, comment est ce que l’on vit un retrait en cours de saison comme le sien après ces années de travail commun ?
S.F : C’est toujours difficile quand on commence une aventure avec quelqu’un et que l’on ne peut pas la finir. Je pense que ça nous a tous un peu marqué. Mais je pense que Philippe restera proche du club.
Suite à cela, j’ai repris l’équipe mais la crise ne m’a pas permis de le faire sur la durée.

LGM : Justement la crise nous a un peu empêché de constater durablement “l’effet Frentzel” sur l’équipe. A quoi doit-on s’attendre pour la prochaine saison, nouvelles méthodes ou continuité du travail établi ?
S.F : Il y a une grande part de continuité, puisqu’avec Philippe on travaillait à deux. Je ne peux pas dire que les méthodes seront différentes puisque beaucoup de choses vont se faire de la même façon. Il y aura surtout du changement vis-à-vis des recrues que l’on va avoir et des possibilités que cela nous donnera.

LGM : En 2018 on annonçait un passage éclair en tant qu’assistant coach de Nationale 2 avant de retourner vers le plus haut niveau. Finalement en 2020 la réalité est différente, qu’est ce qui a fait que l’aventure s’est prolongée ?
S.F : Au final c’était un choix de vie, vis-à-vis de ma famille. Soit je repartais vers le monde professionnel et je pouvais être amené à être mobile aux quatre coins de la France, soit je faisais un choix familial en restant dans la région. Au final c’est vraiment une opportunité qui s’est présentée avec Metz puisque je peux à la fois répondre à une stabilité familiale tout en ayant des prétentions dans le basket.

LGM : Avant de se projeter vers l’avenir avec le recrutement, quel regard est ce que l’on peut porter sur la saison qui vient de s’écouler ?
S.F : Je pense qu’on a vraiment été pénalisés par les blessures que l’on a subies dans l’équipe. On commençait vraiment à atteindre un niveau intéressant à partir de fin Novembre / début Décembre et on a eu une série de blessures, qui ne s’est pas trop faite ressentir jusqu’à la trêve mais on l’a vraiment ressentie à la reprise, le temps que tout le monde se remette, et ça a résulté en une série de défaites. Je pense qu’on avait une bonne équipe et on aurait pu terminer proche des objectifs…

LGM : Alors justement, l’équipe est en train de se reconstituer en vue de la saison prochaine, il y’a eu un bon démarrage avec les prolongations de David Sainsbury Garcia et d’Etienne Ory, on peut imaginer qu’ils seront précieux pour l’exercice 2020/2021…
S.F : Oui, forcément. Etienne est jeune mais il a énormément d’expérience, il possède un QI basket très intéressant, sans parler du danger qu’il pourra amener par son adresse. David est expérimenté également et c’est un joueur qui aime jouer un basket réfléchi et dans la continuité il pourra nous apporter beaucoup.

LGM : Plus récemment il y a la phase “recrutement” qui a démarré, avec l’annonce d’un nom que les supporters Messins vont vite apprendre, Marcos Suka-Umu qui vient de Pro B. Est ce qu’on peut dire que c’est le genre de joueurs qui peut faire passer un cap à une équipe de N2 ?
S.F : Effectivement, il a énormément d’expérience, il va aider le club à franchir une étape. Et puis c’est un réel compétiteur, avec un réel leadership qui devrait tirer l’équipe vers le haut. C’est un profil que l’on recherchait et cela ne peut être que bénéfique.

LGM : Il y a quelques jours c’est Idris Macouangou qui a été annoncé, il peut évoluer aux postes 4 et 3 et est présenté comme assez polyvalent. Quelles sont les attentes vis à vis de lui ?
S.F : C’est un joueur intéressant par sa polyvalence, il peut jouer poste 3 et 4 et être dangereux proche du panier et loin du panier. Mais ce qui est surtout intéressant c’est son état d’esprit, c’est un joueur d’équipe. Il a aussi une grosse densité physique et il peut apporter en attaque mais aussi en défense où il peut poser des problèmes aux intérieurs et aux extérieurs.

LGM : Pour finir, il y a eu des départs. Pour le moment sont officiels ceux de Michel Nsimba et de Matthew Lee, ils ont chacun dans leur registre apporté beaucoup à l’équipe lors de la dernière saison. Il fallait se séparer de ce genre de joueurs pour créer une nouvelle identité de jeu ?
S.F : La période de recrutement n’est jamais facile parce qu’on fait venir de nouveaux joueurs mais on se sépare aussi de joueurs avec qui on a pu vivre une saison ou parfois plus et ces séparations ne sont jamais évidentes, mais elles font partie du sport et j’espère pour eux qu’ils pourront rapidement rebondir ailleurs.

LGM : A quoi est ce que l’on doit s’attendre pour la suite du recrutement ? Il y a des profils ciblés ?
S.F : On devrait encore recruter un poste 4, assez adroit pour être capable de s’écarter et attirer les défenses. C’est le profil qui se dessine pour le moment…

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Interview réalisée par téléphone et retranscrite par nos soins.
Crédit photo : Matthieu Henkinet
Relecture: Benjamin Feller