112 Le TFOC débute sa saison face au nouveau Virtus Le Cannet, samedi 3 octobre. Derrière ce changement de nom se cache une intersaison particulièrement agitée pour le club azuréen, marqué par le départ de son président et principal investisseur, Stav Jacobi, puis menacé de rétrogradation administrative. Finalement maintenu dans l’élite, Le Cannet a depuis relancé ses ambitions avec un mercato conséquent et vise de nouveau la Ligue des champions et les titres nationaux. Terminé Volero Le Cannet, place désormais au Virtus Le Cannet. Un simple changement de nom ? Certainement pas. Au contraire, il raconte bien plus qu’une transformation de quelques lettres dans l’appellation du club. Alors que le TFOC croise la route des Cannettanes, samedi 3 octobre, dès la première journée de championnat, il affronte une formation qui a sérieusement tangué, si ce n’est inquiété, au cours d’une intersaison décidément pas comme les autres. Tout commence à la fin avril. À la suite de l’élimination face à Mulhouse en demi-finale des play-offs, Le Cannet clôture une saison 2025-2026 sur un nouvel échec cuisant, comme lors des deux dernières années. Mais, très vite, la déception laisse place à la stupeur. Quelques jours après la défaite dans le dernier carré, le président et principal investisseur quitte le club avec effet immédiat, le 28 avril. Menacé de rétrogradation C’est alors un véritable coup de tonnerre dans les Alpes-Maritimes. « Cette décision intervient à la suite du constat que, dans ce contexte actuel, les perspectives sportives, structurelles et financières nécessaires au développement durable et ambitieux du projet ne sont, aujourd’hui, pas réunies au Cannet », a justifié Stav Jacobi dans un communiqué de presse à la suite de son départ. Qu’entend-il par des « perspectives sportives, structurelles et financières pas réunies » ? Un message adressé à la Ville, à la Ligue nationale de volley-ball ? Quelles que soient ces raisons, l’homme d’affaires suisse, au club depuis 2018 et à sa tête depuis 2023, plonge son ancienne équipe dans l’incertitude la plus totale. Cette situation rappelle celle vécue, un an plus tôt, en 2025, par les Neptunes de Nantes. À l’époque, les Nantaises avaient dû être rétrogradées en deuxième division après le départ de leur principal investisseur. L’issue aurait pu être la même pour Le Cannet lorsqu’il est retoqué lors de son premier passage devant la Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion (DNACG). Malgré la menace d’une rétrogradation administrative, le club parvient à trouver des solutions et, surtout, des financements. Jelena Lozancic, directrice générale, obtient notamment la réaffirmation du soutien de la municipalité. « Gagner des titres » Tout le monde peut alors souffler : le club évoluera bien en Saforelle Volstar. Une confirmation qui permet au Cannet d’accélérer sur le mercato en s’appuyant sur deux piliers : l’entraîneur italien Marco Fenoglio et la libéro Amandine Giardino. Les deux sont restés malgré les secousses. Autour d’un staff inchangé et de la Française, la formation maralpine se tourne vers un mercato ambitieux après avoir enregistré douze départs. Elle déniche notamment Jie Sun, meilleure pointue du championnat chinois, ou encore Katarina Butrak, transfuge de Bordeaux. Car le départ de Stav Jacobi n’entame en rien les ambitions de l’équipe, désormais vêtue de jaune et de bleu. « Notre objectif, cette saison, c’est de retrouver la Ligue des champions et de gagner des titres », a assuré Jelena Lozancic dans les colonnes du quotidien Nice-Matin. Et Le Cannet fait clairement partie des favoris aux côtés de Mulhouse, tenant du titre, et de Levallois Paris. Ce trophée lui échappe depuis plus de trois ans, après l’avoir remporté à deux reprises, en 2022 et 2023. C’est d’ailleurs à la suite de cette double victoire que Stav Jacobi avait pris la tête du club. Signe, peut-être, d’un nouveau succès à l’horizon ? Crédit photo d’archive : Christian Besson.