« Il faudra se méfier de tout le monde » : le TFOC face à un championnat particulièrement dense

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« Il faudra se méfier de tout le monde » : le TFOC face à un championnat particulièrement dense

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À quelques jours de la reprise de la Saforelle Volstar, le TFOC s’attend à une saison particulièrement disputée. Derrière le trio formé par Le Cannet, Mulhouse et Levallois Paris, plusieurs prétendants, dont Vandœuvre-Nancy et Cannes, comptent jouer les trouble-fêtes. Les Mosellanes devront donc batailler pour atteindre leur objectif : le top 6.

« Il faudra se méfier de tout le monde, même de France Avenir. » C’est la certitude, presque la conviction, de Saïd Boutlioua. Difficile de lui donner tort, tellement la saison 2026-2027, qui s’apprête à débuter le samedi 3 octobre prochain, s’annonce marquée par une forte concurrence. Peut-être pas jusqu’à se méfier du pôle espoir, mais c’est dire tout de même à quel point le championnat s’annonce dense à quelques jours de la reprise. Qui décrochera le titre ? Qui se qualifiera pour les play-offs ? Quelle équipe sera reléguée à l’issue de la saison ? Et, bien sûr, la question centrale : à quelle place terminera le TFOC ?

Toutes ces questions sont, pour l’heure, sans réponse. Le président de Terville Florange a toutefois affiché ses ambitions, avec l’objectif de finir dans le top 6 lors de la phase régulière afin de se qualifier directement pour les play-offs. Pour y parvenir, Saïd Boutlioua a pris la métaphore du football et de la dernière Coupe du monde pour illustrer sa vision. « Selon moi, la France, qui avait les meilleures individualités, a perdu contre le meilleur collectif au monde, l’Espagne. Bien sûr, on n’est pas les Espagnols, mais si on arrive à dégager une force collective, alors on pourra faire quelque chose. »

Trois équipes se détachent

Ce collectif mosellan sera d’ailleurs sérieusement testé lors des trois premières journées, en affrontant les favoris à la victoire finale. Si les interrogations sont encore nombreuses avant le lancement de la saison, trois équipes se détachent tout de même du lot : le Virtus Le Cannet, le champion en titre Mulhouse et Levallois Paris. Ce sont tout simplement les trois formations couronnées au cours des cinq dernières années.

« Pour viser les premières places, il faut une grosse pointue », jugeait celui qui est à la tête de Terville Florange. Et c’est plutôt le cas pour les trois favoris. Malgré le départ de son principal investisseur et président, Stav Jacobi, le Virtus Le Cannet est pourtant parvenu à recruter Jie Sun, élue meilleure pointue la saison dernière dans le championnat chinois. Mulhouse et Levallois Paris ont, quant à eux, misé sur la continuité avec Valeriia Gamanovich et Cyrielle Depie, titulaire au poste en équipe de France lors de l’EuroVolley. En parallèle, les Parisiennes ont signé l’Américaine Mya Ray, tandis que les Alsaciennes ont doublé le poste avec la venue de l’ancienne de Marcq-en-Barœul, Nesrine Abda.

Vandoeuvre-Nancy et Cannes, bonnes têtes d’outsider

« La réalité, ce ne sont pas les noms, tempérait Romain Pitou au moment de la reprise de l’entraînement au mois d’août. Il va surtout falloir voir si la mayonnaise prend ou pas. » L’entraîneur du TFOC place lui aussi Mulhouse, Levallois Paris et Le Cannet en tête par rapport à la concurrence, mais il sait que des surprises peuvent éclater au cours de la saison. Car, dans le sport, la vérité d’aujourd’hui n’est pas nécessairement celle de demain.

D’autant plus que d’autres clubs comptent bien s’immiscer dans la course aux premières places. Parmi eux, Vandoeuvre-Nancy et Cannes, qui sont de sérieux outsiders, juste derrière le trio de tête. Côté VNVB, l’entraîneur Nicola Vettori s’appuie toujours sur son ossature construite l’année précédente, tout en dégotant la meilleure marqueuse du championnat l’an passé, Lauren Matthews, arrivée de Cannes. La formation des Alpes-Maritimes l’a donc remplacée par la Française Lucille Gicquel. Sous les ordres désormais de l’Italien Simone Bendandi, les Cannoises ont également recruté la libéro du TFOC, Sarah Coulet.

Sarah Coulet a quitté le TFOC pour signer à Cannes lors de cette intersaion. © Mikaël Frank – Let’s Go Metz

Confrontations directes déterminantes

Sur le papier, il se pourrait que les cinq premières positions du classement se disputent entre toutes ces équipes. Dans ce cas de figure, il resterait alors une place afin de se qualifier directement pour les play-offs. Terville Florange devrait faire face à la concurrence de Béziers et de Bordeaux, sans oublier Chamalières, Saint-Dié-des-Vosges, Évreux et le promu Nantes. Car les Nantaises ne reviennent pas en Saforelle Volstar pour faire de la figuration, mais avec l’ambition de jouer les trouble-fêtes dans la course aux play-offs.

Les Mosellanes devront donc se méfier des douze équipes susceptibles de les concurrencer tout au long de la saison. Avec une telle densité dans le championnat, les confrontations directes s’annoncent déterminantes afin de creuser l’écart sur leurs principaux poursuivants.

Crédit photo archive : Volley Mulhouse Alsace.