« Viser le top 6 » : le président du TFOC affiche ses ambitions

4 minutes de lecture

« Viser le top 6 » : le président du TFOC affiche ses ambitions

4 minutes de lecture

Après une saison marquée par les blessures et une qualification en play-offs arrachée au bout du suspense, Saïd Boutlioua affiche les ambitions du TFOC pour la saison 2026-2027. Le président de Terville Florange veut d’abord assurer le maintien avant de viser une place dans le top 6, avec la conviction que le collectif sera la principale force de son équipe.

Avec le sourire, dans la joie et la bonne humeur. C’est peut-être ce qui caractérise le mieux Saïd Boutlioua. Le président du TFOC entame sa deuxième saison à la tête du club. Après une année riche en rebondissements sur les plans sportif et extra-sportif, il compte poursuivre avec la même recette qui l’a amené là où il est : afficher ses ambitions et développer la formation mosellane en s’appuyant sur toutes les forces du groupe, tant au niveau du staff que des bénévoles.

Cet infirmier de métier a pourtant perdu le sourire à plusieurs reprises lors du dernier exercice. « Tous les matchs, je me disais : qui va se blesser aujourd’hui ? », raconte celui qui a pris la succession de Daniel Mroczkowski. « Ça me mettait un stress permanent. Je n’étais jamais tranquille. » Jusqu’à la fin de la saison, où les planètes s’alignent enfin. Terville Florange se qualifie pour les play-offs et affronte le voisin lorrain. « On n’était vraiment pas loin d’éliminer Vandoeuvre-Nancy et de filer en demi-finale. »

Le TFOC avait été éliminé à Vandoeuvre-Nancy lors du match d’appui en quart de finale des play-offs. © Mikaël Frank – Let’s Go Metz

Satisfait du mercato

À la suite de cette élimination, Saïd Boutlioua voit partir la quasi-totalité de l’effectif professionnel. Seule Tatiana Kulikova reste en Moselle. Depuis plusieurs semaines, l’homme de 67 ans découvre alors les nouveaux visages qui disputeront la saison 2026-2027 sous les couleurs bleues. « Le groupe a l’air de bien vivre, avec notamment davantage de Françaises par rapport aux précédentes années », se réjouit le président.

Comme chaque saison, ce mercato est le fruit du travail de l’entraîneur Romain Pitou et du manager général Frédéric Chojnacki. « On ne se rend pas compte du boulot incroyable qu’ils font. Ce sont des milliers de vidéos qu’ils visionnent depuis janvier afin de bâtir ce groupe. » Saïd Boutlioua accorde une totale confiance à ces deux membres historiques du TFOC. Et il ressort satisfait de ce mercato. D’autant plus lorsque les deux objectifs souhaités sont remplis : élargir l’effectif à une onzième joueuse et tenir les comptes du club.

« Dégager une force collective »

Alors, quelles ambitions pour les Bleues cette saison ? « Pour viser les premières places, il faut une grosse pointue », juge celui qui est au sein de la formation mosellane depuis la fusion entre Terville et Florange en 1993. « Nous, on a fait le choix de partir sur une jeune joueuse [Katrina Struka] qui a besoin de progresser. » Mais l’optimisme le gagne forcément lorsqu’il prend l’exemple de la Coupe du monde 2026. « Selon moi, la France, qui avait les meilleures individualités, a perdu contre le meilleur collectif au monde, l’Espagne. Bien sûr, on n’est pas les Espagnols, mais si on arrive à dégager une force collective, alors on pourra faire quelque chose. »

Et ce quelque chose consiste d’abord à sécuriser le maintien, comme aime le rappeler Romain Pitou, avant de chercher une qualification directe pour les play-offs et donc de « viser le top 6 ». Une position qui sera difficile à tenir face à la forte concurrence en championnat. « Il n’y a plus de petite équipe », confesse même Saïd Boutlioua. Avec le retour de Nantes au plus haut niveau français, la bataille s’annonce rude et intense durant toute la phase régulière.

Romain Pitou a construit le mercato du TFOC avec l’appui du manager général Frédéric Chojnacki. © Mikaël Frank – Let’s Go Metz

« Donner envie aux jeunes de rester »

Au-delà des professionnelles, le président du TFOC évoque également les ambitions pour les autres équipes du club, des plus jeunes jusqu’au centre de formation. « J’ai donné carte blanche à Aurélien Georgault et Matthieu Rassel sur le CFC. Ils ont vraiment fait du bon boulot. On espère faire mieux par rapport à l’année dernière », lance le Florangeois. « On vise aussi des titres au niveau de la Région, peut-être pas cette saison, mais on veut donner envie aux jeunes de rester et continuer à les former. »

Sans oublier les études, un point non négligeable pour Saïd Boutlioua. Et surtout les bénévoles. « Ils font un travail formidable. » Car, sans eux, Terville Florange ne tournerait pas de la même manière.

Crédit photo : Thomas Guth / Let’s Go Metz.