255 Comme chaque intersaison, le passage devant la DNACG plonge plusieurs clubs de Ligue A féminine dans l’incertitude. Cette année encore, Vandœuvre-Nancy, Bordeaux, le RC Cannes et Le Cannet sont dans le viseur. C’est un refrain qui se répète chaque année. Tous les ans, à la même période, les clubs de Ligue A féminine reçoivent la décision de la Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion (DNACG). Une décision qui peut déterminer l’avenir d’une formation, puisqu’elle valide ou non l’agrément permettant d’évoluer au plus haut niveau français. Et les intersaisons se suivent et se ressemblent. À chaque fin de saison, plusieurs clubs voient leur dossier retoqué et, surtout, une menace de rétrogradation planer au-dessus de leur tête. Cette année, quatre d’entre eux figurent sur la liste : Vandœuvre-Nancy, Bordeaux, le RC Cannes et Volero Le Cannet. L’an dernier, ils étaient aussi quatre à s’être vu refuser l’agrément de la Ligue A féminine. Nantes a été rétrogradé, Venelles a disparu du paysage, et le RC Cannes et Bordeaux se sont finalement maintenus administrativement après des semaines d’incertitude. Avec quatre formations, une nouvelle fois, inquiétées pour la saison 2026-2027, les questions restent nombreuses. Comment et pourquoi autant d’équipes se retrouvent-elles dans une telle situation, obligeant la DNACG à émettre un avis défavorable ? Il est difficile d’apporter une seule réponse, tant les cas sont différents. Entre mauvaise gestion financière, désengagement du principal actionnaire ou conjoncture économique, chaque situation a ses spécificités. Des clubs confiants En première instance, la DNACG se montre souvent intraitable sur les points du règlement et sur les garanties financières. Il ne suffit pas de promettre, mais d’apporter des preuves, notamment en ce qui concerne les rentrées d’argent. Malgré cette éventuelle rétrogradation, les quatre clubs se disent toutefois confiants. « Bordeaux est déterminé à démontrer la solidité de son projet, la sincérité de sa gestion et sa capacité à se projeter durablement au plus haut niveau français, a affirmé la formation bordelaise dans un communiqué. Cette décision intervient dans un contexte financier fragilisé, notamment marqué par la suspension du soutien du Département et le désengagement de certains partenaires privés. » De son côté, le RC Cannes se veut aussi rassurant. Tout comme le VNVB. « Il était difficile pour le club d’apporter immédiatement la preuve du réengagement de nos partenariats privés. Nous apporterons le 2 juillet prochain l’ensemble des éléments concrets attestant du réengagement de nos partenaires pour la saison 2026-2027 », a justifié la direction. Vandœuvre-Nancy a pourtant un autre problème soulevé par l’autorité indépendante : la dette du club ne se résorbe pas assez rapidement, comme l’indique Ici Lorraine. Le Cannet perd son principal investisseur La situation du Volero Le Cannet se rapproche de celle vécue par les Neptunes de Nantes un an plus tôt. Les Nantaises avaient vu leur actionnaire se désengager subitement, les précipitant en deuxième division malgré leur place de finalistes des play-offs. Pour le double champion 2022 et 2023, la situation est similaire : le club perd son principal investisseur et son président, Stav Jacobi. « Le club a immédiatement décidé de faire appel de cette décision afin de disposer du temps nécessaire pour réunir l’ensemble des attestations, garanties et documents permettant de démontrer la solidité et la fiabilité du projet actuellement en cours de construction », a précisé la formation des Alpes-Maritimes. Les prochains passages devant la DNACG vont donc être déterminants. Dans l’attente des décisions prises par l’autorité indépendante, la LNV a déjà décidé d’ouvrir une wild-card pour le prochain exercice. La Ligue souhaite revenir à un championnat à quatorze équipes. Mais en cas de nouvelle rétrogradation, elle pourrait en délivrer une autre, voire disputer une nouvelle saison à treize clubs. Crédit photo : Saint-Dié-des-Vosges