53 Après le score de parité du match aller, Metz Handball doit battre FTC Budapest pour se qualifier pour un nouveau Final Four de Champions League. Léna Grandveau a parfaitement résumé l’objectif de Metz Handball ce samedi (18 heures) aux Arènes. Si le club jaune et bleu veut se hisser pour la troisième fois consécutive ans le dernier carré européen, il « n’a qu’une seule chose à faire, c’est de gagner ». En effet le match nul (31-31) rapporté de Hongrie évite aux Dragonnes de se poser trop de questions contrairement à il y a trois ans en arrière. Pourquoi convoquer de nouveau ce souvenir? D’une part parce que les Messines étaient opposées au même adversaire et, d’autre part, parce qu’elles s’étaient cette fois imposées de six buts en terre magyare avant de s’écrouler une semaine plus tard et de voir leur rêve de dernier carré s’évanouir brutalement. Cette fois, pas question de gestion pour valider la qualification. L’homogénéité du collectif pourrait être l’atout majeur de Metz Handball… Emmanuel Mayonnade synthétise ce que ses filles devront faire pour sortir de ce duel qui s’annonce des plus indécis tant les deux collectifs sont denses en qualité: « L’enjeu c’est de rester aussi bon sur les domaines qu’on a maîtrisés et être capable de corriger des choses. » Il conviendra surtout de « trouver un équilibre parce que si d’aventure on arrive à résoudre un problème mais qu’on en ouvre un autre, l’écart sera sensiblement le même ». Sa demi-centre ne doute pas que les Dragonnes trouveront les solutions pour mettre en difficultés Budapest grâce notamment à un groupe plus complet que la saison passée. « Cette année, j’ai l’impression qu’on est toutes là à des moments précis, et c’est ça qui est important, chacune à notre tour on arrive à se démarquer, on est vraiment homogène, et il n’y en a pas une qui sort du lot tous les matchs. On est dangereuse à tous les postes, et je pense encore plus que l’année dernière. » Petra Vamos se trouve quelque peu en difficulté? Ana Albek, revenue en plein possession de ses moyens, prend ses responsabilités que ce soit au tir ou en mettant ses coéquipières en position optimale. Une variété qui pourrait s’avérer précieuse alors que les partenaires de Laura Glauser ont été dans l’obligation de dévoiler plusieurs cartes de leur jeu pour ne pas être décrochées aux score avant la seconde manche ce samedi. ….tout comme la ferveur de son public Une chose semble certaine, c’est que les Jaune et Bleu abordent ce match qui ressemble sacrément à un tournant de la saison, avec grand sérieux et détermination. Outre l’envie impérieuse de poursuivre leur aventure dans la plus prestigieuse des compétitions européennes, elles veulent également faire chavirer les Arènes. Leur coach indique avoir pour ambition « de créer ensemble les conditions pour que ça puisse être un match intéressant dans lequel on ne se sente pas effectivement sous pression à domicile. » Le souvenir heureux du quart de finale de Coupe de France face à Brest pourrait être l’exemple à reproduire comme ne manque pas de mentionner le technicien girondin: « Je ne peux pas imaginer que ça ne soit pas une force, on l’a vécu cette année, on est passé contre Brest de moins 5 ici en Coupe de France à plus 4 en 30-35 minutes à domicile ». Que demander de mieux que de revivre un tel scénario et de se qualifier pour un nouveau Final Four à une semaine de retrouver des Bretonnes, elles aussi en lice pour le dernier carré européen, pour ce qui sera comme une finale du championnat de France? Rien assurément. Pour celles et ceux qui n’auraient pas la possibilité de se rendre aux Arènes ce samedi, la rencontre sera à suivre en direct sur Eurosport 2 et Eurosport 360 7. Crédits photos et interview: Matthieu Henkinet / Let’s Go Metz