572 Metz Handball réalise l’exploit historique d’être le premier club français vainqueur de la Ligue des Champions en dominant Györ ce dimanche (31-29). Sur le toit de l’Europe ! C’est un authentique exploit que vient de réaliser Metz Handball. Au terme d’une finale et même d’un week-end parfaitement maîtrisé, les Dragonnes ont conquis le premier titre de champion d’Europe du club. Un graal qui, quelle que soit l’adversité, se refusait à elles. La cinquième participation au Final Four de la plus prestigieuse des compétitions fait oublier toutes les déceptions engendrées par les scénarios de matchs frustrants vécus notamment en 2022 et 2024 en demi-finale et plus encore le cauchemar du quart de finale retour de 2023 au profit de FTC Budapest. Le destin avait décidé qu’il fallait que le club jaune et bleu passe par toutes ces étapes douloureuses pour rendre ce triomphe encore plus beau. Ce titre vient refermer de la plus belle des manières un tome de l’histoire de Metz Handball D’autant plus qu’il couronne une saison qui aurait pu se terminer sans titre quand le Brest Bretagne Handball ne s’est incliné que de quatre buts aux Arènes de Metz il y a un peu plus d’un mois. Oui mais voilà, outre cette déception de perdre un titre de champion de France pour la deuxième fois seulement en dix ans, le groupe composé au gré de cette saison comprenait des joueuses ayant pavé le chemin vers cet aboutissement. En premier lieu Chloé Valentini, sa capitaine, revenue en janvier après s’être offert le plus beau qu’une maman puisse s’offrir. Tout comme Laura Flippes-Schneider et Xenia Smits qui, pour la même raison, n’ont pu apporter leur expérience et leurs bonnes ondes que du bord du terrain, mais ont été précieuses pour insuffler l’esprit d’un club à la longue histoire. Fans of Metz during the EHF Champions League Women’s 2025/2026 – Final4 – Final between Metz and Gyori at MVM Dome on June 7, 2026 in Budapest, Hungary. (Photo by Kevin Clement/Icon Sport) – Photo by Icon Sport Et, sur le terrain, Grâce Zaadi, revenue une nouvelle fois à la maison, Johanna Bundsen, appelée de dernière minute peu avant la reprise, ont fait parler leur grande science de ce sport qu’elles aiment tant. Quoi de mieux pour encadrer les pépites que sont Léna Grandveau, Lylou Borg, Tyra Axner, Betchaidelle Ngombele et Sarah Bouktit. Car, si elles ont atteint un niveau de jeu exceptionnel, elles sont encore relativement jeunes. Mais, la pivot, qui fêtera seulement ses 24 ans le 27 août prochain, a une fois de plus démontré que la valeur n’attend pas le nombre des années tant elle a régné sur ce final four de Ligue des Champions. Sarah Bouktit ne pouvait pas mieux clore son chapitre avec Metz Handball Déjà auteure de huit buts ce samedi en demi-finale, la native de Mont Saint-Martin a martyrisé les Hongroises par sa puissance et la précision de son tir. Si elles en avaient besoin, elles ont pu se rendre compte que leur future coéquipière, logiquement élue MVP de ce Final Four après ses douze nouvelles réalisations en finale ce dimanche, répondait présent dans les moments qui comptaient. C’est elle qui inscrivait les deux derniers buts du premier acte permettant aux Jaune et Bleu de rejoindre les vestiaires en tête au tableau d’affichage (18-17, 30e). Mais ce qui a fait la force de cette équipe ce week-end, c’est que chacune de ses composantes a apporté son écot. Tyra Axner, sans doute affectée l’an dernier de ne pas avoir pu aider, a décoché les flèches dont elle a le secret quand le chemin vers l’avant était bloqué, tout comme Petra Vamos. Plus discrète cette saison, l’une des deux régionales de ce Final Four, l’arrière Anna Albek s’est elle aussi montrée décisive entre la fin de la première période et le début de la seconde (3 buts). Et, à l’image de l’équipe de France, Metz Handball a également bâti son succès grâce à une solidité sans faille, que ce soit devant Johanna Bundsen, et même Sabrina Novotna qui a assuré un bon intérim le temps que la gardienne suédoise recharge ses accus. Betchaidelle Ngombele et Grâce Zaadi, notamment, se montraient impériales face à Dione Housheer et ses copines quand l’attaque peinait dans les dernières minutes. La furia de Györ en fin de match ne pouvait rien face à ces Dragonnes là Car, si les Mosellanes menaient de six unités après un but de Tyra Axner (30-24, 50e), les ex Dragonnes Buna De Paula et Tjasa Stanko redonnaient espoir aux doubles championnes d’Europe en titre pour quelques minutes encore en revenant à deux buts (30-28, 55e). Le carton rouge infligé à Kristine Breistøl et la détermination sans faille de ces Dragonnes en or mettaient fin à leurs espoirs de triplé. Au buzzer, Metz Handball s’impose de deux buts (31-29) et rejoint Dijon au palmarès européen pour clore de la meilleure des façons cette merveilleuse saison du handball féminin français de clubs. Celles qui ne porteront plus le maillot jaune et bleu la saison prochaine et Emmanuel Mayonnade, le grand artisan de ce triomphe saison après saison, peuvent être fiers du devoir accompli. Les stats de la rencontre Metz HandballBundsen (6 parades sur 29 tirs), Novotna (2/8)Valentini (2/4), Axner (3/8), Wajoka (0/1), Albek (2/3), Augustine (1/1), Flippes-Schneider, Ngombele, Bouktit (12/15), Granier (3/5), Grandveau (3/5), Vamos (3/4), Borg (1/2), Zaadi (1/1), Errard.Exclusions: Bouktit (8e), Zaadi (42e), Vamos (50e) GyörSzemerey (2 arrêts sur 10 tirs), Toft, Sako (12/35, 1 but sur 1 tir)Hagman (4/5), De Paula (7/12), Lagerquist (0/1), Breistol, Stanko (5/5), Dulfer, Jorgensen (2/3), Kristiansen, Fodor (1/1), Dahl (1/1), Hovden (1/1), Housheer (5/7), Elver (2/3), Exclusions: Housheer (15e, 33e), Fodor (35e) Dulfer (40e)Carton rouge: Breistol (55e) Crédit photo : Kevin Clement/Icon Sport