Jour de grande finale pour Metz Handball

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Jour de grande finale pour Metz Handball

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Metz Handball dispute se dimanche la finale de la Champions League 2025/2026 dans le cadre du Final 4 organisé à Budapest.

Il y a des évènements rêvés dont on ne sait pas s’ils se concrétiseront un jour. Après 4 échecs en demi-finale de la Champions League, raillés au fil du temps par les supporters de toute l’Europe, oubliant au passage la difficulté de se hisser à ce niveau, Metz Handball a enfin validé son ticket pour le second match du dimanche au Final 4 : la grande finale.

Cela s’est fait aux dépends du CSM Bucarest, vaillante équipe Roumaine misant beaucoup sur sa densité physique mais qui n’a pas su tenir face au Dragonnes sur le plan du handball pur.
Désormais, il n’y a plus que Györ entre les Dragonnes et leur rêve de trophée. Mais Györ, c’est un animal différent, un véritable ogre sur la scène mondiale, qui accumule les talents et écrase tout ou presque sur son passage.
« Ou presque » pourquoi ? Parce que parfois la machine déraille ou connait des difficultés comme ce fut le cas face à Brest qui a su tenir la dragée haute aux doubles vainqueurs en titre avant de s’incliner dans la dernière ligne droite d’un match âpre.
Une rencontre qui laissera peut être des traces de fatigue physique et mentale là où les Dragonnes, gratifiées de l’honneur de jouer le premier match de la journée, ont pu observer les échanges depuis des bains froids ou des séances de massage avec les kinés, déjà en pleine préparation de la finale.

Léger avantage messin donc alors que certains enthousiastes dans la tribune jaune, garnie de près de 700 supporters, se félicitaient déjà de voir en action la meilleure équipe que Metz Handball ait connu jusqu’alors. Un débat sans fin qui écarte de fait l’équipe très équilibrée de la saison 2024/2025 agrémentée des expérimentées Pineau et Darleux, ou celle de la saison précédente avec Hatadou Sako et Kristina Jorgensen par exemple ou encore l’équipe du bronze en 2022 et celle du premier voyage au Final 4 en 2019… Mais qu’à cela ne tienne, ces débats de « meilleure équipe » sont faits pour s’éterniser. En réalité Emmanuel Mayonnade et son staff ont fait mieux qu’assembler des talents cette saison, ils semblent avoir créé une équipe à part entière. Il est aujourd’hui quasi impossible de prédire un sept de départ ou d’annoncer quelle joueuse fera basculer le match. En témoignent la prestation XL de Betchaïdelle Ngombele en défense face au CSM ou l’entrée pleine de fougue de Lylou Borg.

Pourtant, au delà de l’emballement il faudra aussi garder la tête froide et vite redescendre des célébrations qui ont suivi l’explosion du plafond de verre lors du match de samedi : Györ joue à domicile, avec son public et son ambiance folle… mais aussi avec ses habitudes. Les protégées de Per Johansson son rôdées aux finales et y sont généralement extrêmement difficiles à manier, se nourrissant des peurs de l’adversaire et de la moindre erreur commise en chemin.
Restera donc à miser sur une dernière superstition, l’histoire de Metz Handball a appris qu’une équipe battue deux fois en phase de poules peut renverser la table au Final 4. Les Dragonnes l’ont vécu face à Rostov en 2019, puis face à Vipers en 2022. Il est temps désormais de renvoyer l’ascenseur à Györ qui est sorti vainqueur des deux affrontements en poule. Pourquoi pas ?

La finale de la Champions League est programmée ce dimanche à 18h00 depuis le MVM Dôme de Budapest. Acceptons d’être un poil clichés pour une fois : « une finale ça ne se joue pas, ça se gagne ». L’histoire continue, en tout cas, de s’écrire.

Crédit photo : Matthieu Henkinet / Moselle TV