81 La fusion entre le TFOC et l’ASVB Yutz Thionville devait profiter du rapprochement des agglomérations de Porte de France-Thionville et du Val de Fensch. Pourtant, plusieurs mois après cette fusion intercommunale, le projet entre les deux clubs reste au point mort. Ce dossier est sur la table du TFOC depuis de nombreuses années : la fusion entre Terville Florange et l’ASVB Yutz Thionville. Trop longtemps ? C’est la question qui se pose toujours malgré la volonté affichée des deux équipes. En tout cas, force est de constater que ce dossier n’avance plus. « Il n’y a rien de concret, reconnaît Saïd Boutlioua, président des Bleues. On n’en a pas beaucoup parlé ces derniers temps. » Son prédécesseur s’était déjà cassé les dents. Alors qu’il pensait aller au bout, Daniel Mroczkowski avait quitté son fauteuil sans y parvenir. Quelques jours après son arrivée à la tête du TFOC, en juillet 2025, Saïd Boutlioua avait pourtant affiché la même ambition. « Les deux agglomérations vont fusionner (au 1er janvier 2026, entre Porte de France-Thionville et Val de Fensch). À partir de là, ça sera plus simple. Tout le monde est favorable à cette fusion. On veut la mettre sur de bons rails. Je pense que pour la saison 2026-2027, ce sera officiel. » Rien ne s’est finalement concrétisé. La fusion entre les deux agglomérations a bien eu lieu, mais pas entre les deux formations mosellanes. « Gérer une telle structure » La dernière réunion à ce sujet remonte à près de deux ans. Autant dire une éternité dans le monde du sport. « Je suis favorable à une fusion, mais fusionner pour fusionner, quel est l’intérêt ? », pose Saïd Boutlioua. Le président de Terville Florange sait pertinemment le temps et la patience nécessaires pour un tel dossier. « Si ça se concrétise, on regrouperait alors quatre communes, ce qui ferait passer le club dans une autre dimension. Il faut alors savoir gérer une telle structure, les différentes équipes, répartir les entraînements. » Au-delà de l’organisation, la question financière n’est jamais très loin. D’autant plus que le TFOC cherche d’autres sources de financement afin d’accroître son budget. « On peut apporter notre connaissance, notre expertise et notre logistique du haut niveau, mais si on n’a rien de plus, on augmente juste la charge de travail », souffle le Florangeois. Son rêve, une présidente à la tête du TFOC Les discussions semblent encore loin d’aboutir. Malgré tous ces obstacles, l’optimisme reste de mise afin de finaliser ce projet. « Ça serait bien, en cours de saison, de se remettre autour de la table pour en rediscuter », lance Saïd Boutlioua. Lui qui se laisse encore au moins trois ans à la tête de Terville Florange. « Je ne vais pas partir sur 15 ans de présidence (sourire). J’ai 67 ans, alors à 70 ans, ça sera peut-être le temps de passer la main. » Et il espère être remplacé par une femme à la présidence du club. C’est devenu un rêve, presque une obsession. « Je suis même prêt à tout lâcher demain si une femme souhaite reprendre ma place. Prêt à l’accompagner, à la soutenir. Je serais vraiment un homme heureux (rire). » Une telle passation qu’il attend de pied ferme, peut-être tout comme la fusion entre le TFOC et l’ASVB Yutz Thionville. Crédit photo : Mikaël Frank / Let’s Go Metz.