« Il faut trouver d’autres financements » : le casse-tête du TFOC pour augmenter son budget

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« Il faut trouver d’autres financements » : le casse-tête du TFOC pour augmenter son budget

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Le TFOC n’a pas les moyens des plus grosses écuries de la Saforelle Volstar, mais il possède l’une des gestions les plus saines du championnat. Avec 1,159 million d’euros de produits en 2024-2025, le club mosellan reste très dépendant des subventions publiques, tout en affichant un bénéfice de 94 000 euros et une situation nette de 180 000 euros.

La Saforelle Power 6 s’appelle désormais Saforelle Volstar. Opéré par la Ligue nationale de volley-ball il y a quelques jours, ce changement de nom vise à harmoniser le produit de la LNV entre les trois championnats professionnels. Ce choix, certainement judicieux, ne cache pour autant pas l’équilibre parfois précaire, notamment des clubs féminins.

Lors de la saison 2024-2025, le poids économique du volley-ball professionnel féminin s’est contracté de 16 %, passant de près de 20 millions d’euros à un peu plus de 16 millions d’euros entre 2023 et 2026. Une situation financière révélée à la sortie du rapport annuel de la Commission d’aide et de contrôle des clubs professionnels (CACCP), publié en juin dernier. S’il est en partie imputé à la rétrogradation des Neptunes de Nantes, ainsi qu’à la disparition de Venelles, l’état du championnat reste difficile.

« Du mal à augmenter notre budget »

Dans ce contexte quelque peu tendu, le TFOC tente de faire bonne figure. La formation mosellane affiche toujours l’un des plus petits budgets du championnat. Chaque année, la situation tend alors à se répéter. « Nous trouvons les profils que nous souhaitons, mais nous nous les faisons piquer par d’autres équipes qui mettent tout simplement plus d’argent », reconnaissait Romain Pitou à la suite du mercato durant cette intersaison.

« Nous avons du mal à augmenter notre budget », avoue Saïd Boutlioua, président du TFOC. D’après le rapport de la CACCP, lors de l’exercice 2024-2025, les finances de Terville Florange atteignaient près de 1,2 million d’euros, soit plus de 300 000 euros de moins que le budget médian du championnat. Un an plus tard, la situation a peu ou prou évolué. « Le taux de renouvellement de nos partenaires, à la fois publics et privés, est excellent », se félicite le successeur de Daniel Mrockowski à la tête du club. « Mais nous n’en avons pas forcément de nouveaux. »

Romain Pitou construit son mercato entre les ambitions et la réalité économique du TFOC. © Mikaël Frank / Let’s Go Metz

Déséquilibre entre public et privé

Le principal problème pour les Bleues réside dans le déséquilibre entre le public et le privé. Entre 2024 et 2025, la part des subventions représentait plus de 67 %, contre seulement 21 % de partenariats privés, selon le rapport publié par la Commission. Un constat largement partagé par Saïd Boutlioua. « Même si nous avons la chance d’avoir les communes, l’intercommunalité, le Département et la Région qui nous soutiennent, il faut trouver d’autres sources de financement. Mais dans un contexte économique difficile, les entreprises ne sont pas forcément prêtes à soutenir notre projet. »

Le TFOC investit toutefois afin d’attirer de nouveaux financeurs. Récemment, la formation mosellane s’est équipée de panneaux LED supplémentaires par rapport à ceux qu’elle possédait déjà depuis plusieurs années. Une manière d’offrir aux entreprises une meilleure couverture à l’occasion des matchs.

Le bon élève du championnat

Malgré une dépendance vis-à-vis des subventions publiques, Terville Florange détient l’une des meilleures gestions parmi ses adversaires. Un héritage de la présidence de Daniel Mrockowski, repris par Saïd Boutlioua depuis son élection en 2025. « Comme un bon père de famille », aime toujours le rappeler Romain Pitou. Toujours lors de la saison 2024-2025, les Bleues affichent le meilleur résultat, avec un bénéfice de 94 000 euros, et la troisième meilleure situation nette, avec des fonds propres de 180 000 euros, derrière Levallois Paris et Mulhouse.

Ces chiffres révèlent la gestion irréprochable du TFOC, à la différence d’autres formations à l’image du Cannet et de Cannes. Il faut tout de même rappeler l’évolution depuis un an, notamment celle des deux clubs des Alpes-Maritimes, dont le premier vient de changer de main et le second a fusionné avec la section masculine en 2025.

Plus globalement, la CACCP alerte surtout sur le poids des charges, souvent supérieur aux recettes. « La courbe des charges, qui s’entête depuis 2021 à être supérieure à celle des produits, pointe clairement la consommation par les clubs de leur marge de manœuvre et la nécessité de revenir rapidement, a minima, à un équilibre d’exploitation. » En clair, il faut réduire les coûts afin d’afficher un budget équilibré, selon la Commission. Si la situation financière des clubs tend à en prendre le chemin, elle reste encore « insuffisante ».

Crédit photo : Mikaël Frank / Let’s Go Metz.