76 Après une saison régulière réussie où les Cometz ont décroché la première place au classement de la D2 baseball, l’attention se porte sur les playoffs. Comme pour tous les sports américains, il s’agit du moment fort de la saison, où tous les compteurs sont remis à zéro et la pression monte d’un cran. Pour les Cometz, l’enjeu est double : remporter le titre de champion de D2 et retrouver dans le même temps la D1. Les 29 et 30 août, les Messins commenceront par accueillir les Cards de Meyzieu pour les demi-finales, au meilleur des trois matchs. Le président du club David Ten Eyck et le manager messin Victorien Roze nous ont confié leur état d’esprit à l’approche de ces matchs cruciaux. David Ten Eyck, pouvez-vous nous dire ce que représenterait un retour en première division pour les Cometz ? « Quelques semaines après notre descente en D2, nous avons décidé collectivement que l’objectif serait de retourner au plus vite en D1. Nous avons fourni le travail nécessaire pour assurer ce retour dans l’élite : les finances vont bien, nos infrastructures ont énormément évolué et nous serons en mesure de réaliser des retransmissions de qualité pour tous nos matchs. Être en D1 permet de mieux promouvoir notre discipline à l’échelle du Grand Est. » Vous avez aussi l’opportunité de remporter un premier titre national en sénior. Ce symbole est-il important à vos yeux ? « C’est d’une importance primordiale. Ce ne serait pas un symbole, mais une concrétisation. Je ne doute pas que notre club continuera à progresser, indépendamment du résultat de ces playoffs. Mais là, il y a une occasion à saisir et il faut tout faire pour atteindre notre objectif! » Cette saison en D2, Victorien Roze a misé sur de nombreux joueurs 18U afin d’approfondir son effectif. Ici, le jeune lanceur Silas Boussert. Photo Frederick Launay Victorien Roze, en tant que manager, quel regard portez-vous sur les performances de l’équipe cette saison ? « Le bilan est forcément positif. Offensivement, on a réalisé une très grande saison, avec près de 400. de moyenne collective et plus de 200 points marqués en 17 matchs. Mais les chiffres ne racontent pas tout. On a aussi eu des périodes plus compliquées et on doit encore progresser sur certains secteurs de jeu. Au pitching notamment, où Jessel Soto a réalisé une saison exceptionnelle, mais les performances derrière lui ont été plus irrégulières. On y travaille. Ce qui me satisfait beaucoup, c’est l’évolution du groupe. On a intégré beaucoup de jeunes joueurs, certains ont pris énormément de responsabilités au fil de la saison et on arrive aujourd’hui avec davantage de profondeur qu’au début de l’année. » Peut-on dire que le meilleur reste à venir ? « Je pense effectivement qu’on n’a pas encore joué notre meilleur baseball. On a parfois manqué de constance et laissé passer des opportunités qu’on aurait dû mieux maîtriser. La saison régulière nous a permis d’atteindre notre premier objectif et de nous qualifier. Maintenant, elle est derrière nous et ce sont les playoffs qui vont déterminer la réussite de notre saison. » Les Playoffs rebattent les cartes à zéro. Quels sont les clés pour éviter de se faire surprendre sur une série courte de trois ou cinq matchs ? Sur une série courte, chaque détail prend beaucoup d’importance. Une erreur au mauvais moment peut faire basculer un match et changer complètement la dynamique d’une série. Notre priorité sera donc d’être constants et de jouer un baseball propre. Faire les jeux simples, limiter les bases gratuites, être disciplinés à la batte et surtout rester concentrés quelle que soit la situation du match. Il faudra aussi savoir gérer les temps faibles. On ne peut pas laisser un mauvais passage devenir un mauvais match. » Quel que soit le résultat final, le dénouement de votre saison se décidera au Cometz Field, où vous n’avez perdu qu’une seule fois cette année. C’est un avantage sur lequel vous comptez vous appuyer ? « Oui, clairement. On se sent bien au Cometz Field et notre bilan cette saison montre qu’on y est difficiles à battre. On connaît parfaitement notre terrain, nos repères, nos habitudes, et dans des matchs avec autant d’enjeu, ce sont des choses qui comptent. Mais notre principal avantage à domicile, c’est aussi de pouvoir jouer devant les gens qui nous accompagnent toute l’année. Le club, les bénévoles, nos familles, nos supporters… On sait qu’il peut y avoir une vraie ambiance au Cometz Field et on aura besoin de tout le monde derrière nous.« Crédit photo : Frederick Launay (Une) ; Julie Buret (corps)