Habib au pluriel. Gloire au roi Maïga.

Salut les copains, ça faisait longtemps.

Et oui, c’est Théo, vous vous souvenez ? Strasbourg, les cigognes, tout ça ? Votre agent à l’extérieur est présent pour conter ses aventures de Ligue 1 avec le FC Metz.

Aujourd’hui, déplacement. Bon dieu comme ça faisait longtemps oui.

Rapide topo. On est le 21/12/2019. Le marché de Noël de notre belle ville fait le plein, les vins chauds sont omniprésents, tout comme les bons petits plats bien gras et votre chocolat que vous avalez tous les matins en ouvrant votre calendrier. Ce n’est pas beau Noël ?

Et bah pas souvent. Vous commencez à vous décontracter, les vacances ou congés arrivent, vous montez votre sapin… Et le FC Metz stagne toujours parmi les équipes en queue de peloton de notre belle Farmer Ligue. En effet, toujours aucune victoire depuis le 19/10/2019 face à l’immense Nicolas Pallois. J’y vais en me disant, c’est bon, vu le match contre Marseille, l’envie et la combativité seront au rendez-vous… Je me dirige alors observer ce match crucial (sauf pour quelques personnes attentistes QUI NOUS LAISSENT UN CERTAIN IBRAHIMA NIANE A LA MAISON PAR EXEMPLE. Je ne vise personne bien évidemment.) Nous allons donc affronter le DFCO, 16ème au classement et pire attaque du championnat ex-aequo avec Nîmes avant le match.

Malheureusement retenu par quelques soucis personnels, je ne peux me rendre chez nos amis de la moutarde dans le bus des amis les Frédéric. Wola. (Pardon.)

Nul Hognon Nul

17H00. Belle petite averse et 5 °C au thermomètre, je m’en vais fleur au fusil vers le parking du péage de l’arc de Tille comme le splendide arrêté préfectoral l’indique. Il est vrai que les tensions entre terres de mirabelle et de moutarde sont légions… M’enfin, passons là-dessus. C’est marrant ça c’est toujours les messins qui ont le mauvais rôle. Nous sommes en 2019 Herr SCHMELTZ, on peut avoir une seconde chance ? Merci.

18h55. J’arrive après une heure et 45 minutes de route au régulateur dans ce merveilleux endroit proche de la banlieue dijonnaise. Et oui, je n’habite pas Metz malheureusement, comme vous avez pu le deviner. Comité d’accueil pas impressionnant, et un cortège histoire de, mais on se retrouve assez vite au parcage.

19h20. Enfin garé, on retrouve les copains dans un petit froid, un petit vent et une petite mouillache. Bref, un bon temps pour gagner quand on est Metz. Je m’en vais alors à la buvette pour bien commencer l’avant match. Mais avant ça, on doit passer par le meilleur moment d’un déplacement, la fouille.

19h30. Un grand Monsieur tout chauve me fouille. (J’ai adoré ce moment.)

19h45. Eine bratwurst und ein bier bitte. Ah non, mauvaise langue, mais bon Metz allemande non ?

20h35. Entrée des joueurs, sortie des drapeaux, des écharpes, on est prêts à retourner le stade. Sous la pluie, tels des guerriers, on lance les premiers chants dès le coup d’envoi.

Petite parenthèse, si ce stade parait silencieux et sans âme, ce n’est pas pour rien. En effet, un jeune groupe ultra, les Lingon’s Boys, ont tout simplement été rejeté de leur propre antre par leur président. Malheureusement le bloc central n’ayant pas de tribune haute, on ne les a pas délocalisés.

Tout ça pour dire que la Horda Frénétik 1997 a déployé une banderole en soutien à ces hommes réduits au silence. Liberté pour les ultras !

Crédit photo : Le Dijon Show

20h59. A peine eu le temps de me mouiller la nuque de voir un FC Metz quasi-dominateur, que ce diable d’Habib Diallo profite de la maladresse d’un défenseur dijonnais pour faire danser la salsa au père Gomis. 1-0. J’EXULTE. Il court vers le parcage pour en profiter, j’ai dû perdre mon poignet dans l’histoire. Mais bon, je suis heureux. Le jeu reprend. Et on chante de plus en plus fort.

21h06. Les chants s’intensifient, jusqu’à cette heure. Et cette demi-volée. Quel but, j’ai été climatisé. J’ai de nouveau très froid.

21h27. Juste avant la mi-temps, on joue la défensive, pas de vrai engagement. Le plan de jeu se résume à passe longue pour Diallo, qui lance un des deux ailiers (qui perdent la balle) et l’infatigable Habib Maïga récupère et stoppe le contre. Et c’est comme ça en boucle quand tout à coup… 2-1. Voilà. Bon bah, on retombe dans nos travers. Quelques idiots se mettent torse nu malgré le froid polaire mais bon, c’est ça qu’on aime.

21h47. Début de la seconde période, une gueulante raisonnante dans tout le stade « ALLEZ MESSINS ALLEZ » pour motiver nos troupes, je les sens capable de tirer au moins un nul voire la victoire. J’y crois encore, je ne sais pas pourquoi, mais j’y crois.

21h55. Toujours des lacunes en construction = un carton. Notre Stoppe toi là Sunzu national en fait les frais. Ayant confondu un attaquant du DFCO avec son ex-femme, il assigne un beau petit taquet et mange son rouge comme un grand. Là je rigole mais j’enverrais bien Hamel au fond de la Moselle pour le match qu’il est en train de produire. Le rouge est totalement mérité, mais l’incompétence accumulée de matchs en matchs me rend perplexe. 10 contre 11. Cela semble complexe.

22h13. Ah bah tiens, Hamel sort un jaune enfin. Et notre bon vieux Farid sort aussi aussi. Carton jaune pour le DFCO suite à…

Je ne suis pas arbitre, mais là où je vois ce genre de choses c’est près des arènes de Nîmes.

Du coup, on perd 2-1, on sort un offensif pour un joueur à vocation défensive. Comment ça du coaching ? Bon. J’arrête moi les gars. C’est fini, on ne peut plus le défendre.

C’est pas moi qui le dit, c’est écrit hein faut l’savoir.

22h24. Tonton Cohade sort, s’embrouille avec le coach. Bref un bordel, mais mon joueur préféré de ce club endosse le rôle de capitaine. Une vraie récompense pour ce monstre qu’est Habib Maïga. Un des milieux de terrain qui m’a le plus marqué ces dernières années.

22h28. Centonze et N’Doram se foutent sur la gueule. En même temps ça fait 5 minutes que ça beugle « Faites comme nous, battez-vous », ils n’ont juste pas compris le sens ma foi. Ah, et Titi Ambrose est rentré aussi.

22h33. HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAABIB. MAAAAAAAAAAAAAAAAAAAÏGAAAAAAAAAAA. OH MON DIEU, JE SUIS DEBOUT SUR LA RAMBARDE. IL COURT VERS LE PARCAGE, ENLÈVE SON MAILLOT, BRASSARD DE CAPITAINE SUR LE BRAS DROIT. J’EXUUUUUUUUULTE.

Et voilà, comme neuve.

22h36. Fin du match. Salutations d’une bonne paire de joueurs, mais pas tous. On ne vous demande pas le tapis rouge. Mais venir remercier des supporters qui prennent de leur temps et de leur argent pour faire des centaines de kilomètres et venir vous voir, hurler pour vous, vous pousser, ça s’appelle du respect. Je resterai toujours fermé à ce genre de comportement, c’est un non.

Des petits « plus de piment, moins d’Hognon » sont lancés en guise de ponctuation pour en finir avec ce match et ce stade climatisé et vidé.

Comment ça je force avec Habib ? L’épouser ? Mais oui je le veux !

01h03. Arrivé dans mon chez moi, j’ai commencé à écrire cet article avec un petit verre de mirabelle. Tel un Fox Mulder ou un Junior, je me sens mâle. J’adore.

 

On va se revoir de plus en plus souvent les amis, j’espère que vous appréciez ma plume. Je remercie les copains de Let’s Go Metz pour permettre à ces supporters un peu différents que nous sommes, prêts à avaler les kilomètres pour chanter à la gloire de notre belle cité Messine, de pouvoir s’exprimer. Je vous souhaite à tous de faire un déplacement dans votre vie. Qui sait, si on se croise, on ira se boire une petite bière en parcage. La bise à tous.

 

Théo.