63 Présenté comme un prétendant au titre par plusieurs observateurs, Béziers avance pourtant avec prudence en Saforelle Volstar. Portées par un recrutement mêlant jeunesse et expérience, les Angels semblent avoir les moyens de jouer les premiers rôles. Le TFOC pourra mesurer leur potentiel dès ce samedi, avant de les retrouver en Coupe de France. « Béziers sera prétendant à un titre cette année. » Ce sont les mots sans ambiguïté de l’entraîneur des Neptunes de Nantes. Dans les colonnes du quotidien Ouest-France, il y a quelques semaines, Sylvain Quinquis évoquait clairement le potentiel du prochain adversaire du TFOC en Saforelle Volstar. Et le coach nantais a pu le constater d’autant plus après la défaite de son équipe en quatre sets lors de la troisième journée. Les Angels ont-elles alors le potentiel pour viser le titre en championnat, en Coupe de France ou dans les deux compétitions ? Cette question est peut-être en partie entre les mains de Terville Florange. Car les Mosellanes affrontent les Biterroises non seulement ce samedi 31 octobre, mais aussi au premier tour de la Coupe de France, le mardi 17 novembre. Ce huitième de finale s’annonce déjà palpitant sur le papier entre deux formations qui nourrissent des ambitions dans cette compétition. Un parcours sinueux depuis le titre En Saforelle Volstar, les joueuses de Fabien Simondet se montrent plutôt prudentes. « J’espère qu’on jouera le top 5 », avançait la libéro Manon Bernard à l’entame de la saison dans le journal Midi Libre. Des objectifs pourtant éloignés des pronostics de certains observateurs, qui placent les Biterroises parmi les candidates à la victoire finale, au même titre que Mulhouse, Levallois Paris ou encore le Virtus Le Cannet. Finalement, les propos de la Française ne sont pas si éloignés de ceux du président du TFOC, Saïd Boutlioua, qui espère lui aussi une qualification directe pour les play-offs et donc une place dans le top 6. Cette prudence affichée s’explique certainement par le parcours du club héraultais en championnat ces dernières années. Depuis son premier et unique titre, décroché en 2018, Béziers ne s’est jamais vraiment imposé durablement parmi les prétendants au titre, ni à une qualification pour la Ligue des champions. Au cours des huit saisons suivantes, les Angels, qui ont d’ailleurs souvent changé de visage, ont presque systématiquement terminé au-delà de la quatrième place, jusqu’à redescendre au neuvième rang en 2021-2022. Seule la deuxième place obtenue la saison précédente vient contredire cette tendance d’une équipe qui peine à s’imposer comme une prétendante au titre. Après un parcours sans faute depuis la reprise, ce discours pourrait bien évoluer dans les prochaines semaines. Béziers a construit son mercato autour de Nada Meawad, qui entame sa troisième saison au club. Les choix se sont portés à la fois sur l’expérience, mais surtout sur la jeunesse. Un pari pour l’instant réussi, avec ses quatre victoires en quatre rencontres (le club ayant été exempt lors de la première journée). Mais le chemin s’annonce encore long pour tenter de décrocher un deuxième titre, que ce soit en championnat ou en Coupe de France. Crédit photo : Bé