104 Metz Handball débute sa campagne européenne et la défense de sa Ligue des champions à Storhamar ce samedi (18 heures). Une des leçons que la vie nous apprend, c’est que le plus dur n’est pas d’arriver au sommet mais d’y rester. Sacré champion d’Europe en juin dernier après s’être cassé les dents sur le plafond de verre des demi-finales du Final Four à quatre reprises, Metz Handball devra s’habituer à l’étiquette de favori à chaque match. Si ce n’est peut-être face à Györ et son pedigree. A peine quelques matchs de championnat disputés, voilà déjà que se présente la première levée continentale. Si les Jaune et Bleu ont remporté leurs deux rencontres inaugurales en Ligue Butagaz Energie (à Paris 92 puis face à Plan-de-Cuques ce mercredi), leurs adversaires se trouvent également dans une excellente dynamique. En effet, malgré un effectif renouvelé et le départ de sa joueuse majeure, Anniken Obaidli, Storhamar reste sur trois succès consécutifs dans son championnat domestique (dont le dernier face à Utleira de six buts (20-26). Storhamar pose souvent des problèmes à Metz Handball Des victoires auxquelles s’ajoute le privilège de recevoir le champion en titre ont de quoi décupler la motivation. Sentiment partagé par la pivot locale, Ane Cecilie Høgseth, qui déclarait sur le site du club norvégien, à l’issue du dernier match que ça allait « être très amusant » et « passionnant d’affronter Metz » tout en ayant conscience qu’elles affronteraient des joueuses de qualité et notamment « des ailières très rapides ». Les Scandinaves pourront également s’appuyer sur les dernières confrontations face aux Dragonnes pour se persuader que l’issue de la rencontre n’est pas écrite d’avance. Les deux formations se retrouvent dans la même poule de Ligue des champions pour la troisième saison consécutive. Et, lors de leurs deux réceptions, les Norvégiennes ont plus que tenu tête aux nouvelles reines d’Europe. Storhamar n’est jamais parvenu à dominer les Mosellanes en six confrontations, Toutefois, l’an passé, elles ne s’inclinaient que de trois unités (24-27) et plus encore la saison précédente il a fallu un but de Léna Grandveau au buzzer pour arracher le match nul (29-29). Mais, si Emmanuel Mayonnade ne pourra plus s’appuyer sur Sarah Bouktit, meilleure buteuse des dernières oppositions, la demi-centre sera quant à elle toujours présente. Kristina Jorgensen pourra également apporter toute son expérience à un collectif qui peut créer le danger dans tous les secteurs de jeu. Cette première rencontre européenne de cet exercice sera également l’occasion de voir comment Sabrina Novotna va aborder cette échéance dans la peau de gardienne numéro une. Mais son expérience avec l’équipe nationale tchèque devrait lui être précieuse pour fermer l’accès à son but. Rendez-vous ce samedi (17 h 45) sur Bein Sports tandis que le match de Brest face à Sola sera visible dimanche sur Handball TV (dès 17 h 50). Crédit photo: Matthieu Henkinet (Archives)