399 Quatre mois après avoir laissé sa couronne européenne à Metz Handball, Györ retrouvera les Messines dès le 10 octobre à l’Audi Aréna. Un premier choc que beaucoup attendent déjà. S’il y a bien deux équipes qui se connaissent par cœur, ce sont Metz Handball et Györ. Les deux clubs se sont régulièrement croisés ces dernières saisons, jusqu’à se retrouver en finale de Ligue des Champions. À Budapest, les Dragonnes ont finalement fait tomber les septuples championnes d’Europe (31-29), s’emparant d’un titre que Per Johansson et ses joueuses conservaient depuis deux ans. Metz est ainsi devenue la troisième équipe à battre Györ en finale de la Ligue des Champions depuis l’instauration du Final Four, après le CSM Bucarest en 2016 et Vipers Kristiansand en 2022. Et comme le hasard fait bien les choses, les deux finalistes se retrouveront dès la phase de groupes. Le premier rendez-vous aura lieu en Hongrie, pour ce qui constituera l’un des premiers grands chocs de la saison européenne. Mais si les Messines ont pris une toute nouvelle dimension avec ce titre, Györ mise sur la continuité, avec l’ambition de décrocher le deuxième quadruplé de son histoire depuis 2014. Une ossature toujours solide Durant l’intersaison, Györ a effectué quelques changements, mais a surtout conservé l’essentiel de son effectif. Les départs de Kristina Jørgensen pour Metz, d’Ida-Marie Dahl pour Dijon ainsi que les fins de carrière de Nathalie Hagman et d’Anna Lagerquist ne viennent pas réellement bouleverser l’ossature du groupe. Les championnes de Hongrie se renforcent toutefois avec les arrivées de Thale Rushfeldt Deila et de Sarah Bouktit.Per Johansson s’appuiera toujours ainsi sur un groupe particulièrement pléthorique. Il peut d’ailleurs également compter sur les retours de Kari Brattset Dale et d’Estelle Nze Minko après leur congé maternité. De quoi offrir à Györ davantage de solutions pour aborder une saison où le club hongrois voudra récupérer la Ligue des Champions laissée à Metz. Sarah Bouktit retrouve Metz Cette rencontre aura également une saveur particulière puisqu’elle donnera lieu à des retrouvailles avec Sarah Bouktit. La pivot française connaît parfaitement Metz après 9 saisons au club, mais elle arrive surtout à Györ avec un profil qui peut apporter beaucoup au jeu offensif de Per Johansson. Sa capacité à fixer les défenses, à gagner ses duels et se montrer efficace à six mètres offre une solution supplémentaire à une équipe qui possède déjà de nombreuses joueuses capables de se créer des situations de tirs efficaces. Ses douze buts inscrits en finale à Budapest ont encore montré son importance dans ce secteur. Pour Metz, le défi sera donc de limiter l’impact d’une joueuse qui a largement contribué au titre européen, mais qu’il faudra cette fois affronter. L’internationale française pourra également s’appuyer sur sa connaissance du jeu messin pour tenter de mettre la défense des Dragonnes en difficulté. Sarah Bouktit ne sera pas la seule menace pour les Messines. Car si Györ peut compter sur de nombreuses individualités, sa force repose aussi sur une défense capable de mettre ses adversaires sous pression. La défense au cœur du projet Pour Per Johansson, la défense reste un élément essentiel de sa philosophie. Le champion de Hongrie cherche d’abord à récupérer des ballons avant de s’appuyer sur ses qualités offensives. Kelly Dulfer, qui avait beaucoup été sollicitée la saison dernière, pourra cette fois compter sur les retours de Kari Brattset Dale et d’Estelle Nze Minko. De quoi renforcer de nouveau un secteur central qui avait souffert face à Metz en finale de la Ligue des Champions. En attaque, Györ n’est pas en reste puisqu’il peut compter sur de grandes individualités. Helena Elver apporte de la vitesse, Tjasa Stanko peut faire la différence depuis les 9 mètres, tandis que Bruna de Paula et Dione Housheer sont capables de faire la différence en un contre un. Le club possède donc plusieurs solutions pour débloquer des situations lorsque le jeu collectif est moins efficace. Le technicien suédois accorde également une place importante aux rotations, afin que chacune puisse rester concernée et être prête à répondre présente à tout moment d’une rencontre, au fil de la saison et surtout lorsque les échéances deviennent décisives. Metz et Györ se retrouveront donc le 10 octobre avec des repères différents de ceux de Budapest. Les Messines ont un nouveau statut à gérer en devenant championnes d’Europe, tandis que les Hongroises ont récupéré plusieurs joueuses importantes. Une première occasion de mesurer l’évolution des deux équipes, quelques mois seulement après leur finale à Budapest. Győri ETO KC en bref :Coach : Per Johansson (depuis 2024)Palmarès : 7x vainqueur de la Ligue des Champions, 19x champion de Hongrie et 16x vainqueur de la Coupe de Hongrie. Effectif 2026-2027 : Hatadou Sako, Sandra Toft, Zsófi Szemerey (Gardiennes) ; Emilie Hovden, Viktória Győri-Lukács, Dalma Varga (Aile droite) ; Csenge Fodor, Bo van Wetering (Aile Gauche) ; Kari Brattset Dale, Sarah Bouktit, Linn Blohm (pause maternité) (Pivots) ; Bruna de Paula, Kelly Dulfer, Kristine Breistøl, Veronica Kristiansen (Arrières Gauche) ; Helena Elver, Tjasa Stanko, Estelle Nze Minko (Demi-Centres) ; Dione Housheer, Thale Rushfeldt Deila, Rédecsi Polett, Kriston Kíra (Arrières Droit). Arrivées : Sarah Bouktit (Pivot), Thale Rushfeldt Deila (Arrière droit).Départs : Kristina Jørgensen (demi-centre); Ida-Marie Dahl et Anna Lagerquist (Pivots) ; Nathalie Hagman (Ailière droit). Retrouvez les autres adversaires : HSG Blomberg-Lippe Storhamar Håndball Elite Crédit photo : Kevin Clement/Icon Sport (Une) – Matthieu Henkinet/Let’s Go Metz (Corps du texte)