71 Après deux défaites de rang, Metz Handball doit repartir de l’avant dès ce samedi (18 h) face à Storhamar en Champions League. Dans d’autres clubs et plus encore dans d’autres sports, on parlerait sans doute déjà de crise, d’état d’urgence ou tout autre terme du même champ lexical. A Metz Handball, même si la défaite est exécrée de par l’histoire de l’entité et que seule la victoire est belle, d’autant plus depuis l’arrivée d’Emmanuel Mayonade sur le banc il y a dix ans, de psychodrame il n’y aura certainement pas. Le club jaune et bleu vient certes de concéder deux défaites consécutives, face à Györ samedi dernier, puis face à son rival hexagonal, Brest ce mercredi mais celles-ci ne compromettent pas durablement sa saison. Et perdre contre des collectifs au pédigrée des Hongroises et des Bretonnes n’a rien d’infâmant. En sport, on dit même qu’on apprend davantage dans les défaites que dans les victoires. Metz Handball doit tirer les leçons de ses défaites Et depuis plus de deux ans, si l’on excepte le Final Four de la Ligue des champions, les Dragonnes ne connaissaient plus le goût de la défaite. A cause d’une adversité qui peine à trouver les leviers pour contrarier la formation lorraine, notamment sur la scène nationale. En témoignent les cinq succès acquis aux dépens de la formation dirigée par Raphaëlle Tervel la saison passée. Mais surtout grâce au travail effectué par le groupe et le staff tout au long de ces derniers exercices et ce, malgré la nécessité de reconstruire un groupe quasiment chaque intersaison. Cette fois, bien que la prestation globale des deux équipes n’ait pas offert un spectacle de niveau international, Brest s’est montré plus fort que son grand rival de par un jeu plus collectif et plus varié et son succès n’est pas contestable. Il doit être l’occasion de s’interroger sur les différents systèmes de jeu, les rotations à effectuer lorsque le scénario du match n’et pas celui imaginé au départ. Et le calendrier d’un club européen comme Metz Handball offre rapidement l’occasion de remettre l’ouvrage sur le métier et éviter de douter. Storhamar, une équipe à ne pas sous estimer Et ce samedi (en direct sur Eurosport 1 à 18 h) c’est la formation norvégienne de Storhamar qui se présentera sur le parquet des Arènes. Une équipe, certes sixième du groupe A avec seulement deux victoires en neuf matchs mais qui a su poser un certain nombre de problèmes aux Dragonnes lors des trois dernières confrontations. A chaque fois, les matchs étaient disputés, les partenaires de Sarah Bouktit évitant notamment un revers lors de la rencontre inaugurale de la campagne 2024/2025 grâce à un but de Lena Grandveau au buzzer. Et, lors du retour en Lorraine, les Scandinaves n’ont pas offert sur un plateau le treizième succès de rang aux Messines. Il en a été de même cette saison puisque les championnes de France ne se sont imposées que de trois petites unités (27-24). Il faut dire que le groupe dirigé par Kenneth Gabrielsen compte en son sein des joueuses de qualité. A commencer par Anniken Obaidli, auteure de 45 réalisations depuis le début de la phase de poules. Sur son aile gauche, la Tchèque Véronika Mala voudra se rappeler au bon souvenir des spectateurs de Ligue Butagaz Energie, elle qui a porté les couleurs de Paris 92, et augmenter son capital de 33 buts inscrits jusqu’alors. Enfin, la défense Mosellane devra également rester vigilante notamment face à Kjerstin Boge Solas ou encore Pernille Brandenborg (respectivement 28 et 23 réalisations). De bonnes raisons pour que Chloé Valentini et ses partenaires proposent un jeu de qualité et refassent le plein de confiance dès ce samedi. Crédit photos: Matthieu Henkinet (Archives)