Olga Perederiy : “On a bien joué mais il nous reste encore beaucoup de travail”

Olga Perederiy s’amuse sur le terrain, en cumulé lors de ses deux derniers matchs elle a inscrit pas moins de 16 buts en profitant avec brio d’un temps de jeu élargi par l’absence momentanée de sa capitaine et binôme Astride N’Gouan. Sur la route des vestiaires, après un match collectivement maîtrisé face à Besançon, elle s’est confiée à notre micro à propos de sa réussite, de sa satisfaction sur le début de saison, de l’importance du collectif et sur sa vie à Metz.

Let’s Go Metz : Troisième match de championnat et troisième belle victoire. Quel est le sentiment qui prédomine sur ce début de saison ?
Olga Perederiy : Bien sûr, je trouve que l’on a bien joué mais il nous reste encore beaucoup de travail. Aujourd’hui on peut voir que lors de la seconde mi temps nous avons eu un jeu peu stable alors qu’en première mi temps notre défense et notre attaque étaient efficaces. Il faut que l’on travaille sur ces choses là pour disputer des rencontres pleines.
Mais globalement je pense que les coachs et l’équipe sont satisfaits des points que nous gagnons et c’est ce qui est le plus important.

LGM : L’an passé nous t’avions posé une question sur le ton de la rigolade “es-tu une machine ?” alors que ton pourcentage au tir campait à 100%. Actuellement le taux de réussite est un peu plus faible mais au sortir d’une rencontre à 11 buts et d’une autre à 5 buts, j’imagine que la satisfaction est présente.
O.P : Je tiens surtout à remercier les autres filles de l’équipe, qui me font des passes et qui me voient sur le terrain. Bien sûr, ma réussite n’est pas à 100% et j’ai toujours énormément de travail devant moi mais je suis contente que nous gagnions, je le serais d’ailleurs même en ne marquant qu’un seul but. Ce n’est pas vraiment une histoire de score mais bien plus une question de travail d’équipe.

LGM : Astride N’Gouan a manqué quelques matchs en raison d’une blessure mais tu as montré que tu pouvais faire le travail en son absence, en démarrant les rencontres notamment. Qu’est ce qui anime une joueuse dans ces situations ?
O.P : Astride m’a manqué lors de ces matchs, parceque c’est très dur de jouer au même niveau et avec la même intensité. C’est pour cela que Manu (ndlr : Emmanuel Mayonnade) nous fait habituellement jouer par tranches de 15 minutes afin que de la première minute à la 59ème nous ayons le même rythme. Ces rencontres ont été denses, il a été difficile de garder le rythme et j’ai pu faire des erreurs, perdre des balles ou manquer des tirs… Je suis donc très heureuse qu’elle soit de retour parce que je pense que nous formons un bon tandem, nous nous complétons bien l’une et l’autre.

LGM : Vous deviez jouer un nouveau match de Champion’s League ce week end, mais le Covid en a décidé autrement. Comment le vestiaire a t’il réagi à cette nouvelle ?
O. P : Nous sommes déçues. Nous avons bien joué face à Bietigheim, nous progressons à chaque match et nous avions hâte de poursuivre sur cette lancée, mais avec le Corona nous ne savons jamais comment les choses vont évoluer. Nous avons bien sûr hâte d’avoir de nouvelles informations pour savoir quand le match sera reprogrammé.

LGM : C’est la deuxième saison que tu disputes à Metz, est ce que tu te sens chez toi désormais ?
O.P : Je me sens très bien, j’aime la manière dont les choses se passent aussi bien au niveau de l’équipe, du staff, des fans… J’aime la ville ! Et il y a une atmosphère chaleureuse, si quelqu’un a un problème tout le monde se démène pour l’aider. Je suis très heureuse ici !
La première année a été un plutôt dure pour moi mais aujourd’hui je pense pouvoir dire que je me sens à 80% à la maison.

Interview réalisée en anglais et traduite par nos soins.
Crédit photo : Matthieu Henkinet