244 Deux ans après l’élimination de 2023, Metz Handball aborde ce quart de finale de Ligue des Champions face au FTC avec lucidité dans une fin de saison où le moindre faux pas est décisif. Le club messin retrouve la compétition européenne ce dimanche 19 avril, au terme d’une reprise rapide après la trêve internationale, qui a nécessité des ajustements malgré un groupe globalement présent. Les Messines abordent cependant cette fin de saison avec une bonne dynamique après une nouvelle qualification en finale de Coupe de France juste avant la pause. Une dynamique de rythme à retrouver À l’approche de ce quart de finale, Metz a dû composer avec les absences liées aux sélections nationales et adapter ses contenus. « Ça nous a permis de contrôler la charge de travail », explique Emmanuel Mayonnade, même si le staff reconnaît une préparation imparfaite. « Il manquait notamment Petra et Tyra. » Habitué à ces périodes, le club a travaillé en effectif réduit, certaines internationales rejoignant le groupe après leurs derniers matchs disputés dimanche. « Lylou et Manon ont joué à Poitiers avec l’équipe de France. Elles seront avec nous pour la vidéo et le premier entraînement collectif », précise l’entraîneur. Après un hiver chargé, la qualification directe en quarts a forcément allégé le calendrier, rapidement interrompu par les fenêtres internationales. « C’est un peu désagréable de vivre notre fin de saison comme ça, mais tout le monde est logé à la même enseigne ». Regard tourné vers le choc européen Dans ce contexte, Metz retrouve le FTC dans un cadre différent de celui de 2023, année de l’élimination messine. Depuis, le groupe a évolué et le club a enchaîné deux Final Four. En face, le club hongrois arrive avec des certitudes retrouvées. Après un début de campagne irrégulier, le FTC a retrouvé de la continuité pour finir fort la phase de groupes, confirmant ses progrès face à Brest, Odense et Györ, en championnat. « C’est une équipe très complète et très compétitive », résume Emmanuel Mayonnade. Les Hongroises ont par ailleurs récupéré Laura Glauser de retour après plusieurs mois d’absence en raison d’une hernie discale. Un renfort de poids pour Jesper Jensen dans un duel attendu avec Johanna Bundsen. Les trajectoires diffèrent également puisque Metz s’appuie sur un effectif largement renouvelé, tandis que FTC conserve une ossature stable depuis cinq-six ans. Côté messin, seule Sarah Bouktit et Chloé Valentini ont vécu la désillusion de 2023. Les Messines restent néanmoins sur quatre victoires face aux Hongroises, un historique sans véritable portée à ce stade. Un quart de finale se joue souvent dans la capacité à gérer les temps faibles et capitaliser sur l’avantage d’un retour à la maison. Une fin de saison sous haute tension Mais au-delà de l’Europe, la fin de saison messine se joue aussi sur la scène nationale. Et la marge d’erreur est désormais quasi inexistante pour le Champion de France. Dans les semaines à venir, Metz devra enchaîner les rendez-vous décisifs avec le double affrontement face à FTC, un déplacement piège dans la salle de Dijon avant la réception décisive du Brest Bretagne Handball avec l’obligation de rattraper un retard de quatre buts pour conserver le championnat. « La difficulté, c’est qu’au quotidien, la pression est plus conséquente. Si on fait un faux pas en championnat, le match contre Brest peut perdre beaucoup de sens », explique Emmanuel Mayonnade. « Une saison peut se jouer en trois semaines ». Entre Ligue des Champions, championnat et Coupe, Metz Handball arrive dans une période où tout s’accélère, et où la moindre erreur peut écrire une saison entière en très peu de temps. Crédit photo : Matthieu Henkinet/Let’s Go Metz