83 L’infirmerie avait fortement perturbé la saison dernière. Pour éviter de revivre le même scénario, le TFOC a renforcé son effectif et repensé sa préparation physique, avec notamment l’utilisation de nouveaux capteurs. “Nous nous sommes forcément remis en question.” À la suite de la saison 2025-2026, le TFOC ne s’est pas uniquement penché sur le prochain mercato. Alors qu’il a dessiné le futur effectif avec l’arrivée de onze joueuses professionnelles, le club mosellan s’est également posé, en parallèle, une question : comment éviter les blessures ? Car, l’année dernière, Terville Florange a vu son infirmerie se remplir au fur et à mesure de la phase régulière. Avant même le début du championnat, deux joueuses étaient déjà indisponibles. Tatiana Kulikova n’est revenue qu’au mois de février, soit près d’un an après sa blessure au genou, tandis que Panni Petovari n’est tout simplement jamais apparue sous le maillot bleu en match officiel. Le TFOC partait donc avec un effectif réduit. Conséquence : d’autres blessures se sont multipliées. Camille Hendrickson, Winderlys Medina, Julia Haggerty, Grace Chillingworth, Sarah Coulet… Terville Florange manquait rapidement de solutions. “Nous étions obligés de tirer sur les mêmes joueuses”, regrette Romain Pitou. D’où l’utilisation des jeunes du centre de formation, mais pas toujours prêtes à se frotter au plus haut niveau. Un groupe de onze joueuses Après avoir connu cette situation depuis plusieurs années, le staff mosellan a donc pris le problème à bras-le-corps. « Il y a deux explications à ces blessures à répétition. La première, ce sont des jeunes joueuses qui n’étaient pas encore aguerries aux exigences du très haut niveau. La deuxième raison est certainement liée au nombre de joueuses. » C’est la raison pour laquelle l’entraîneur des Bleues a misé sur un groupe de onze professionnelles. Ce groupe va désormais vivre une charge de travail différente par rapport aux saisons précédentes. “Nous allons faire davantage de musculation afin de mieux prévenir les blessures”, détaille Romain Pitou. Depuis la reprise, le 10 août, les premières semaines sont presque uniquement dédiées à la condition physique. “Nous avons aussi entamé une réflexion sur les semaines d’entraînement. Nous avions l’habitude d’avoir une séance de volley et de musculation. Désormais, nous allons certainement la consacrer uniquement à la musculation.” Après près d’un an d’absence, Tatiana Kulikova avait repris le chemin des terrains au mois de février. © Mikaël Frank – Let’s Go Metz Utilisation de capteurs Mais le TFOC ne s’arrête pas là. “Nous avons investi dans des capteurs pour contrôler la forme des joueuses, ce qui permettra de prévenir plus facilement les pépins physiques, voire les blessures”, assure le coach tervillo-florangeois. En parallèle, Romain Pitou croit surtout aux choix effectués lors du mercato. « Ce mélange entre des joueuses plus jeunes et des joueuses plus âgées permettra de mieux gérer la saison. Ajoutez à cela la technologie, ainsi que les changements dans les séances d’entraînement et la charge de travail. Nous espérons que cela donnera des résultats positifs.” Réponse dans les prochaines semaines. Crédit photo : Mikaël Frank – Let’s Go Metz