38 Huit jours après son succès inaugural en Champions League à Storhamar, Metz Handball reçoit Gloria Bistrita ce dimanche (16 h). Ce dimanche à 16 heures, Metz Handball va disputer son cinquième match en deux semaines. Si jusque là, le parcours est parfait, et sans faire injure à Paris 92, Plan-de-Cuques, Storhamar ou encore Nice, c’est un adversaire d’un autre calibre qui se présentera sur le parquet des Arènes. La Fédération européenne de handball (EHF) a d’ailleurs fait de ce Metz Handball Bistrita son « Match de la semaine ». Sur le papier, ce n’est sans doute pas usurpé puisqu’il opposera le champion d’Europe en titre à une formation roumaine qui ambitionne de concurrencer le CSM et le Rapid Bucarest sur le plan national mais également de progresser dans la hiérarchie continentale. Privé de Final Four la saison passée par Brest, le groupe emmené par Carlos Viver voit plus loin pour cette saison. La partition jouée aux Arènes devrait être un bon indicateur sur ses possibilités. Gloria Bistrita: du talent au service d’un collectif C’est pourquoi, les Jaune et Bleu se devront d’être dans la lignée de leurs prestations depuis le début de l’exercice si elles veulent éviter tout déconvenue lors de leur première européenne à domicile. Il faut dire que l’adversaire qui lui fera face a mis les moyens pour contrarier les grosses écuries du continent. Gloria Bistrita s’est renforcé à tous les postes. Le club peut notamment compter sur Evelina Eriksson, gardienne qui défendait les cages du rival du CSM Bucarest la saison passée et a été une grande artisane du retour du club dans le top quatre européen. Et même si elle n’est pas parvenue à être décisive face aux Dragonnes en demi-finale, la Suédoise peut mettre à mal beaucoup de joueuses. Et sur le champ, la qualité et l’expérience ne manque pas non plus. Deux anciennes connaissances des Arènes et du championnat de France sont en effet venues renforcer le club des Carpates. Lara Gonzalez Ortega, qui a porté les couleurs lorraines de 2012 à 2015, faisant notamment partie de l’aventure qui a mené les Mosellanes jusqu’en finale de la Coupe EHF en 2013, avant de porter les couleur de Besançon (2018-2021) puis de Paris (2021-2023). Une formation qu’a bien connue aussi l’ailière gauche Véronika Mala. La Tchèque fut une Lionne entre 2017 et 2021. Mais les trois renfort marquants sont surtout Nina Engel, Héléna Simao Paulo et Johanna Reichert. Si la dernière citée n’a pas scoré autant que sous le maillot de Thüringer, l’Allemande et l’Angolaise ont fait parler leurs bras (5 buts chacune) dans le sillage de Daniela So Delgado Pinto (7 réalisations) lors de la victoire à Blomberg (28-23) il y a une semaine. Metz Handball pourra compter sur la fraîcheur de ses cadres Mais affronter une équipe ambitieuse et talentueuse est tout ce que ces Dragonnes aiment, d’autant plus devant leur public. Et il y a fort à parier que le trio Chloé Valentini-Léna Grandveau-Lucie Granier, resté sur le banc ce mercredi lors du succès face à l’OGC Nice, sera dans la plénitude de ses moyens pour mener les Messines vers la passe de cinq victoires en autant de rencontres. Si un doute persiste sur la participation d’Anna Albek, absente face aux Azuréennes, le groupe, Kristina Jorgensen en tête, a montré que chacun de ses membres avait les qualités pour faire déjouer n’importe quel adversaire. Même le plus ambitieux. Crédit photo: Matthei Henkinet / Let’s Go Metz