249 Après son calamiteux déplacement au Parc des Princes, le FC Metz retrouve Saint-Symphorien ce dimanche à 17 h 15 pour la réception du Stade Brestois. Les hommes de Benoît Tavenot peuvent-ils trouver les ressources pour rebondir après cette historique série noire ?Treize points en vingt-trois rencontres de Ligue 1 : le bilan historiquement famélique du FC Metz avant la réception du Stade Brestois commence à avoir raison de ses plus fidèles supporters. Outre l’appel des groupes ultras à manifester en marge de la rencontre de dimanche, le désamour entre le public de Saint-Symphorien et l’ensemble du club à la Croix de Lorraine pourrait bien atteindre son paroxysme si, d’aventure, les hommes de Benoît Tavenot ne trouvaient pas les ressources suffisantes pour ne serait-ce qu’inquiéter l’équipe bretonne. Pour le coach grenat, la grogne est légitime et il en assume une part de responsabilité : « C’est l’histoire des clubs : quand ça va bien, on défile parce qu’on est content ; quand ça va mal, on défile parce qu’on n’est pas content. Je n’ai pas de souci avec ça. J’ai rencontré les supporters dès mon arrivée et je comprends leur ressenti. Mais je me concentre sur ce que je peux, c’est-à-dire gagner un match au plus vite et redonner un peu d’enthousiasme et de croyance. Le minimum, c’est d’y croire. » Certes, mais le minimum serait déjà de donner aux gens l’envie d’y croire. Car si l’espoir purement mathématique perdurera encore pour quelques semaines, le renoncement, lui, habite déjà la grande majorité des suiveurs du club grenat. Et comment pourrait-il en être autrement ? Aucune équipe avec un tel déficit de points n’a jamais réussi à se maintenir à onze journées de la fin du championnat. L’électrochoc espéré lors du limogeage de Stéphane Le Mignan au profit du coach, lui-même limogé de la lanterne rouge de Ligue 2, n’a clairement pas eu lieu. Étonnant. Les Grenats n’y arrivent pas plus face aux écuries « de leur championnat » que face aux grosses équipes. Surprenant et très décevant pour un effectif pourtant « taillé pour le maintien », selon les mots des dirigeants. L’étincelle Bouna Sarr ? Photo by Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport Dimanche, c’est un FC Metz une nouvelle fois amoindri qui se présentera face au Stade Brestois puisqu’en plus de Benjamin Stambouli, Gauthier Hein est une nouvelle fois très incertain. L’ancien capitaine grenat souffre d’une blessure au talon depuis la séance de mercredi. Autant dire que sa participation reste très hypothétique. Le salut viendra peut-être de Bouna Sarr, qui a réussi son entrée au Parc des Princes et a rassuré Benoît Tavenot sur son état de forme : « Je suis content de sa rentrée. Il m’a surpris, même si je n’ai aucun doute sur le grand joueur qu’il a été. Mon seul doute portait sur la compétition et sa capacité à répéter les efforts et à dégager la puissance qu’il a en lui. » Capable d’évoluer dans une défense à trois en tant que piston, mais également un cran plus haut dans un système à quatre défenseurs, selon les mots de Benoît Tavenot, le roi Bouna est donc bel et bien de retour : « Au-delà de ses capacités athlétiques, il a montré de la personnalité dans le jeu. Il a voulu dribbler et faire des différences. Je sais aujourd’hui que je peux compter sur lui jusqu’à la fin de la saison. » De là à le voir débuter la rencontre face à Brest, il n’y a qu’un pas que le coach messin pourrait oser franchir : « Il a faim et il aime ce club. Il ne supporte pas de le voir dans cette situation-là. Il est possible qu’il démarre ce match face à Brest. » En concurrence théorique avec Koffi Kouao, Bouna Sarr semble avoir convaincu l’entraîneur messin qu’il était capable d’amener ce petit brin de folie sur l’aile droite de l’attaque, là où le jeune Lucas Michal peine à s’imposer depuis son arrivée. Bouna Sarr, madeleine de Proust et sauveur, capable de redonner sourires et espoir à toute une équipe et à tout un peuple ? Cela semble un peu utopique. Mais après tout, derrière chaque retour au FC Metz, il y a une promesse, et une simple étincelle pourrait raviver la flamme.