Ligue Butagaz Energie : Un démarrage réussi pour des Dragonnes convaincantes

Ce mercredi 28 août, la Ligue Butagaz Energie (Ligue Féminine de Handball) reprenait ses droits avec une rentrée très tumultueuse (Absence de diffuseur pour la nouvelle saison). Pour cette première journée, les Messines se déplaçaient à Nantes amoindries par les absences de Xenia Smits et Marion Maubon. Malgré tout, les championnes en titre ont rendu une vaillante prestation en venant s’imposer chez les Nantaises (27/32) dans un choc qui a tenu toutes ses promesses.

 

Un début de rencontre équilibré avant une montée en puissance

Après 3 mois de coupure, le public nantais pouvait revenir au Complexe Mangin-Beaulieu pour assister à l’un des chocs les plus attendus de cette première journée. Venus en nombre, les supporters comptaient pousser des Nantaises avides de victoire contre une équipe qui les avait privées d’une accession en finale la saison dernière. Au coup d’envoi, Metz Handball affichait un 7 de départ assez logique : Grâce Zaadi, Louise Burgaard et Orlane Kanor sur la base arrière ; Astride N’Gouan au pivot ; Manon Houette et Laura Flippes sur les ailes. Laura Glauser débute la rencontre également et reste dans les buts jusqu’à la 46ème minute.

 

 

La mise en jeu est effectuée par Metz Handball qui part rapidement chercher un jet de 7m concédé par Camille Ayglon-Saurina sur une première action de Astride N’Gouan (00’45). Marie-Hélène Sajka le transforme face à Catherine Gabriel ne pouvant rien faire contre le réalisme de la jeune Arrière droite. Metz ouvrait son compteur de but pour la saison 2019/2020. Ensuite, les Dragonnes profitaient d’un lob forcé par Blandine Dancette, causé par un très bon placement de la gardienne Messine, pour faire le break d’entrée (0-2, Laura Flippes à la 2ème minute) et lancer la machine messine. Mais 35 secondes plus tard, Gordana Mitrovic trouve enfin une faille dans la défense messine et trompe Laura Glauser pour ouvrir le compteur nantais. S’ensuivent des temps d’action approximatifs avec fautes techniques et pertes de balle dans les deux camps. La dernière erreur messine permet aux Ligériennes de revenir à égalité et de lancer leur match en gardant les Mosellanes à distance pendant au moins 12 minutes. Profitant d’un manque de réalisme et d’un mauvais rendement messin, les Nantaises auraient pu prendre l’avantage sur contre-attaque mais Blandine Dancette croque sa belle action en trouvant le poteau une nouvelle fois. Toujours à distance, les Roses gardent leur activité offensive intense pour obtenir des fautes qui permettent d’exclure Louise Burgaard à la 11ème minute. Mais les entrées de la jeune Marie-Hélène Sajka et de Olga Perederiy leur sont fatales puisque la 1ère leur impose son bras gauche très ajusté pendant que la seconde renforce le poste 3 défensif, secteur assez faible jusqu’alors avec une Astride N’Gouan en difficulté. Ce break oblige Allan Heine de poser un temps-mort afin de remettre son équipe en état de marche mais les Messines reviennent sur le terrain plus lucides, plus impactantes en défense pour ne laisser aucun espace à l’adversaire et montrer aux spectateurs leur style de jeu favoris : le jeu rapide sur montée de balle. Les Nantaises sombrent devant des Dragonnes qui creusent l’écart grâce aux arrêts de Laura Glauser et les buts des plus jeunes Messines sur la base arrière, en lumière durant cette 1ère mi-temps. Les joueuses partent au vestiaire avec une bonne avance de 8 buts après avoir infligé un 6-14 en 19 minutes (11-19).

 

Un retour de vestiaire un peu plus délicat.

En 2nde période, les Roses reviennent avec nouveau visage plus ambitieux. Portées par une très grande Alexandrina Barbosa (10 buts sur 11), les Nantaises recommencent à poser problème dans la défense lorraine, devenue trop tendre. Laura Glauser n’y arrive plus, la portière est battue sur chaque tentative adverse tandis que l’arrière gauche espagnole continue son festival impressionnant qui permet aux Nantaises d’espérer et de revenir à 4 petites longueurs. A l’inverse, la formation messine diminue sa cadence, ne trouve plus de solution buttant systématiquement sur Catherine Gabriel ou Adrianna Placzek. En voyant les occasions gâchées, les pertes de balles à répétition et l’écart se réduire peu à peu, Emmanuel Mayonnade pose son temps mort après un 10-6 autoritaire en 14 minutes. Laura Glauser cède sa place à Ivana Kapitanovic et les Messines réagissent avec une Louise Burgaard des grands soirs après sa 1ère mi-temps en demi-teinte. Cependant, Nantes continue d’imposer son jeu et ne veut pas s’avouer vaincu avant la fin du temps réglementaire. Les 2 équipes affichent un visage séduisant et les Nantaises tentent de dépasser les -4 afin de déstabiliser les joueuses de Emmanuel Mayonnade. Mais Ivana Kapitanovic est bien présente durant ce money-time et permet à Metz de garder une certaine distance dans les 5 dernières minutes.  A 3 minutes de la fin, Louise Burgaard crucifie une nouvelle fois la garde nantaise et brise définitivement les espoirs d’une remontée nantaise. Le 6ème et dernier but de Orlane Kanor n’est que le symbole d’une jeunesse qui a brillamment pris ses responsabilités durant toute la rencontres. Les Messines s’imposent de 5 unités dans un match physique de haute intensité.

 

 

En déposant les valises à Mangin-Beaulieu, les Messines s’attendaient à un combat de haut vol face à équipe toujours difficile à manier chez elle. Mais dans les moments les plus délicats, les Dragonnes ont su faire preuve de patience et de force mentale pour inverser la tendance à chaque tentative Nantaise qui les repoussait dans leurs retranchements. Nous pouvions craindre une fragilité dans le secteur central par manque de rotation avec l’absence de Xenia Smits, mais le staff a su puiser dans toutes les ressources pour masquer la faille individuelle et proposer une copie intéressante grâce aux deux associations Grâce Zaadi et Olga Perederiy/Olga Perederiy et Orlane Kanor. Des défaillances étaient bien présentes et nous pouvons regretter l’absence de grandes gardiennes ce soir-là, mais la grande majorité des joueuses a dévoilé un dynamisme rassurant à l’instar d’un côté droit de formation plus puissant que la saison précédente.

Pas le temps de tergiverser, Metz Handball retrouve ses Arènes et son public dès ce dimanche 1er Septembre contre Dijon pour confirmer les choses entrevues à l’Ouest de la France.

 

Les statistiques

Nantes Atlantique Handball : Adrianna Placzek (5 arrêts/16), Catherine Gabriel (6 arrêts/27), Manon Loquay (1/1), Léa Lignières (2/2), Paule Baudouin (0/2), Camille Ayglon-Saurina (5/8 – 1 passe décisive et 1 balle perdue), Blandine Dancette (0/3), Aneja Beganovic (2 balles perdues), Orlane Ahanda (3/6 – 1 balle perdue), Gordana Mitrovic (2/4 – 1 passe décisive), Maëlle Le Roy, Beatriz Escribano (2/4 – 3 balles perdues), Lotte Grigel (2/3), Alexandrina Barbosa (10/11 – 6 balles perdues) – Entraîneur: Allan Heine

 

Metz Handball : Laura Glauser (5 arrêts/25), Ivana Kapitanovic (3 arrêts/9), Grâce Zaadi(2/4 – 2 balles perdues), Laura Flippes (2/2), Astride N’Gouan (2/2), Méline Nocandy (3/5 – 1 balle perdue), Houette (2/4), Orlane Kanor (6/8), Ilona Di Rocco, Louise Burgaard (6/9 – 3 balles perdues), Marie-Hélène Sajka (4/6 dont 1 sp), Léa Ballureau (0/1), Ailly Luciano (3/3), Olga Perederiy (2/2 – 2 balles perdues) – Entraîneur: Emmanuel Mayonnade

 

Joueuses Messines mises en évidence : Orlane Kanor, Marie-Hélène Sajka, Louise Burgaard, Ailly Luciano et Olga Perederiy

 

Crédit photos : Surf’Up prod/Handday (Photo mise en avant) et Philippe Padioleau