2,6K Comment Metz Handball parviendra à jongler entre ses joueuses JIPES et non-JIPES pour la saison 2026/2027 ? Si vous n’êtes pas renseignés sur le fonctionnement du championnat de France de handball, vous pourriez penser que Metz Handball s’interroge sur un nouveau fournisseur de véhicules de fonction, il n’en est rien. En France, les joueuses sont classifiées sous le statut « JIPES » ou « non-JIPES », un acronyme qui signifie « Joueuse Issue du Parcours d’Excellence Sportive ». Autrement dit, une joueuse passée par un pôle espoir ou un centre de formation durant trois saisons complètes. Communément, ce statut concerne les joueuses Françaises, sauf exceptions, en opposition aux joueuses étrangères. À ce jour le nombre de « non-JIPES » pouvant être inscrites sur une feuille de match de Ligue Butagaz Energie est limité à cinq. Un nombre pouvant être porté à six dans le cas de la signature d’une « néo-pro » durant la saison. Ainsi pour la saison 2025/2026, Metz Handball dispose de sept joueuses étrangères dans son effectif (Axnér, Ngombele, Vamos, Albek, Novotna, Bundsen et Smits), cependant toutes les joueuses sont qualifiées en raison de la signature du premier contrat de Claire Koestner, prêtée à Saint-Amand, ainsi que de la qualification du recrutement de Xenia Smits en joker de Manon Errard. Une belle manière de faire rentrer l’effectif dans les clous, au chausse pied. La saison prochaine, Metz Handball disposera à nouveau d’un effectif dense et les remous des derniers jours ont amené à des recrutements qui accentuent la difficulté à répondre à l’exigence réglementaire : Sarah Bouktit, JIPES, sera remplacée numériquement pas Lyndie Tchaptchet Defo, non-JIPES. Si le départ de Xenia Smits semble quasiment acté, le recrutement de Kristina Jorgensen maintient le nombre d’étrangères. Ainsi, malgré la signature du premier contrat pro d’Yvana Atangana portant à six le nombre de non-JIPES autorisées, il en restera huit avec lesquelles jongler dans le championnat de France : Betchaïdelle Ngombele, Tyra Axnér, Kristina Jorgensen, Petra Vamos, Lyndie Tchaptchet Defo, Anna Albek, Gabriela Moreschi, Sabrina Novotna. Il s’agit en effet d’un problème majeur qu’il faudra adresser avant le début de la saison puisque les règles fixées par les instances ne semblent pas en voie d’évolution. La feuille de match de LBE évoluera certes avec 16 emplacements de joueuses mais toujours autant pour les étrangères ce qui pourrait forcer Emmanuel Mayonnade à faire des choix difficiles en évinçant deux joueuses formées à l’étranger lors de chaque rencontre du championnat de France. À moins que d’autres départs soient en prévision au sein de la très fournie base arrière, mais pour l’heure toutes les joueuses concernées disposent d’un contrat les portant dans l’effectif jusqu’à l’issue de la saison 2026/2027. De même, il semble improbable d’envisager un quelconque rôle de joker médical à huit mois du début de la nouvelle compétition. La situation est paradoxale pour un club qui est et restera un des principaux fournisseurs de joueuses pour l’équipe de France avec huit joueuses convoquées dans les derniers mois ou lors des dernières grandes compétitions : Chloé Valentini, Suzanne Wajoka, Lylou Borg, Léna Grandveau, Lilou Pintat, Laura Flippes, Lucie Granier et Manon Errard.La question perdure cependant : Quelle sera la solution trouvée par Metz Handball pour qualifier son effectif dans toutes les compétitions ?Le sport de haut niveau, ce sont des émotions sur et autour d’un terrain, mais aussi, il faut bien le dire, une dose raisonnable de « paperasse » et de gestion administrative… Crédit photo : Matthieu Henkinet / Let’s Go Metz