286 Avant de s’engager au Brest Bretagne Handball, Henny Reistad a été en pourparlers avancés avec Metz Handball, comme le révèle Emmanuel Mayonnade. Connaissez-vous l’expression « courir deux lièvres à la fois » ? Ici, il y avait (au moins) deux coureurs pour un seul lièvre.C’est en tout cas ce qu’a révélé Thierry Weizman au micro de BeIN Sports avant le match entre Metz Handball et Nykobing avant qu’Emmanuel Mayonnade confirme à son tour en conférence de presse d’après match. Le clan d’Henny Reistad a bel et bien considéré la piste Mosellane, allant même jusqu’à multiplier les échanges et les visites avant de finalement faire un choix en faveur de la Bretagne. En propos préliminaire, Emmanuel Mayonnade a tout d’abord indiqué qu’il trouvait cette signature formidable pour le championnat français. « C’est extraordinaire pour le handball français, pour l’énergie que ça va apporter dans un championnat qui parfois ronronne un petit peu. Pas ici, pas chez eux, mais parfois ailleurs oui. »Le tacticien évoquait alors avoir tenté de séduire l’internationale norvégienne, sans succès. On aurait aimé être à leur place, on a essayé. On a entamé des discussions depuis janvier, donc quand je lis qu’ils on commencé en juin je me dis que ça ne servait pas à grand chose d’y aller aussi tôt. De ce que j’ai entendu, ils ont suivi quasiment le même process. Ils sont venu ici, il y a eu des visios, des dossiers de présentation de la ville, des infrastructures, j’ai expliqué ma philosophie. À tort j’ai pensé que ça s’était bien passé… Il restait toutefois une étape importante, celle de la proposition financière et à ce jeu, Emmanuel Mayonnade a clairement exprimé que l’entente a été plus difficile à trouver : Et puis est venu le temps de la proposition financière où très vite on nous a fait comprendre qu’on était très loin, très très loin, à un peu moins du double. On a essayé de faire des efforts mais on a un équilibre à préserver, un club à préserver. On sait ce qu’on ne peut pas faire. Est ce que c’est ça qui a joué ou pas, je laisse chacun et chacune avoir son opinion là dessus. Au champion d’Europe de conclure « Je suis gêné de parler de cela parce que dans une de ses interviews elle a mentionné que l’argent n’est pas un critère du tout dans la prise de décision, donc à priori si c’est vrai, nous n’avons pas été bon, même si je pense que nous avions des arguments. » On pourra donc ranger ce choix d’Henny Reistad dans le tiroir des histoires qui auraient pu exister mais qui se sont finalement passées autrement. Rendez-vous dans trois ans pour tirer le bilan de ce « what if ? ». Crédit photo : Matthieu Henkinet / Let’s Go Metz (archive)