109 Romain Pitou a changé son six de départ avec Manon Louessard au centre et Megan Wilson à la pointe en cours de match à Vandœuvre. Une option qui a ses avantages et ses inconvénients. Un changement tactique qui pourrait durer pour le TFOC ? C’est la solution ressortie du chapeau de Romain Pitou après le premier set largement perdu à Vandœuvre. Totalement dominé, l’entraîneur mosellan a modifié son équipe de départ avec l’entrée de Manon Louessard à la place de Gloria Taofifenua, et donc le décalage de Megan Wilson à la pointe. Une option déjà utilisée la saison dernière pour remplacer Saana Lindgren. Cette fois-ci, il s’agit de prendre la place de Taofifenua. La Française du centre de formation assure l’intérim depuis les absences répétées de Camille Hendrickson et Winderlys Medina, et surtout la blessure longue durée de la spécialiste du poste, Panni Petovari. Une option sur le banc Si la joueuse de 23 ans fait ce qu’elle peut, et le fait plutôt bien, elle n’a pas encore les épaules pour être une titulaire indiscutable au poste. La solution de mettre Megan Wilson à sa place mérite d’être explorée. Elle offre plusieurs avantages au staff des Bleues. La première, et non négligeable, donner une option sur le banc. Romain Pitou pourrait apporter du sang neuf avec un double changement Gloria Taofifenua et Isabella Noble en cours de set, comme il l’a fait dans le derby ce week-end. C’est ce qui manque cruellement au TFOC qui s’appuie sur un effectif ultra-serré à cause des nombreuses absences. Autre avantage, le jeu en double fixation à l’attaque. Wilson utiliserait ses qualités de centrale à la pointe. Avec Julia Haggerty ou Manon Louessard, l’Américaine fixerait davantage le bloc adverse. L’occasion de créer un peu plus d’incertitude chez l’adversaire, voire de le déstabiliser puisque personne ne joue de cette façon dans le championnat. Wilson plus à l’aise au centre Mais mettre la numéro 99 à la pointe n’a pas que des avantages, sinon le coach des Bleues l’aurait utilisé plus d’une fois. Jouer en double fixation oblige un solide niveau de réception, de défense et de relance. Dans le cas contraire, le jeu risque fortement de pencher et de peser sur les réceptionneuse-attaquantes. Or, la réception a en partie péché sur le dernier match. Même si Megan Wilson peut jouer à la pointe, ce n’est pas son meilleur poste. L’ancienne joueuse de l’Université du Kentucky est plus à l’aise au centre. Finalement, cette solution est loin d’être idéale. L’idéal serait de voir l’infirmerie se dégarnir. Un luxe dont Terville Florange ne peut toujours pas s’offrir pour l’instant. Mais, à défaut de mieux, l’option est sur la table. Crédit photo : Mikaël Frank – Let’s Go Metz.