Ligue 1. Le FC Metz a tenu bon à Rennes, mais reste loin du maintien

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Ligue 1. Le FC Metz a tenu bon à Rennes, mais reste loin du maintien

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Après la défaite cruelle face à Toulouse (3-4), le FC Metz a montré un meilleur visage sur la pelouse du Stade Rennais. Même s’il reste loin du maintien et que son attaque est restée muette, sa défense et Pape Sy ont redonné du baume au coeur à une équipe qui n’y était plus mentalement.

« On encaisse beaucoup trop de buts et je n’ai pas réussi à régler ce soucis », avait regretté Benoît Tavenot, l’entraîneur de Metz, juste avant ce déplacement en Bretagne. Ce dimanche après-midi, tout n’a pas été parfait pour les Grenats, qui ont montré qu’ils avaient encore trop de lacunes offensives pour espérer remonter les huit points qui les séparent d’Auxerre, barragiste. Mais dans la belle ambiance d’un Roazhon Park réchauffé par la fête pour les 125 ans du club, les Grenats ont montré qu’ils pouvaient encore avoir du coeur, et se montrer solidaires. Et ce même face aux nombreux assauts rennais.

« Les joueurs ont été connectés ce soir »
Benoît Tavenot, entraîneur

« Il y a des choses qui ont été corrigées. Notamment dans la surface, dans l’implication mentale avec plus de concentration et de communication, a volontiers reconnu Tavenot à l’issue de la rencontre. Sincèrement, les joueurs ont été connectés de soir. J’ai senti du liant, que je n’avais pas encore senti. Ce soir, j’ai vu des types qui se sont parlés, replacés, encouragés. Ça fait deux mois que je suis là et que je bataille pour ça. »

Pape Sy a gardé la baraque 

Mais si le FC Metz a d’abord tenu le coup, notamment en première mi-temps, c’est surtout grâce à Pape Sy. Le gardien sénégalais, titularisé à la place de Jonathan Fischer, a réalisé une belle entame de match en s’interposant sur les frappes de Nordin (7e, 12e) et de Rongier (10e), ou en faisant parler sa détente pour sortir un coup franc très bien tiré de Szymanski (13e). 

« C’est dur pour Fischer. Ce n’est pas l’unique responsable de l’avalanche de buts que l’on a concédé depuis que je suis arrivé. Mais pour moi, il n’arrivait pas à surmonter la situation. Il fallait que je change quelque chose, et ça a répondu présent aujourd’hui », s’est justifié Tavenot, sans savoir si cette situation serait amenée à durer. « Il est vraiment impressionnant. Mais dans un groupe, il faut quand même de la concurrence. On ne peut pas s’appuyer uniquement sur onze joueurs », a analysé de son côté Maxime Colin.

Car en jouant avec Sy, le FC Metz s’est passé du jeu au pied de Fischer. Et de ses relances qui auraient pu aider dans un contexte comme celui de Rennes, avec un pressing haut et agressif dès l’entame. Et cela s’est vu : les Grenats ont eu du mal à ressortir de leur camp et à tenir le ballon. Dans un système à trois milieux, Metz a manqué de liant entre les deux surfaces : Gbamin a tenté de se projeter (23e, 51e), mais Deminguet s’est montré imprécis (36e, 44e) et Touré a perdu des ballons et ralenti le jeu (8e, 32e, 53e).

Clean sheet et défense solidaire

Dans ce contexte, Habib Diallo n’a pas eu beaucoup d’occasions à se mettre sous la dent, que ce soit dans le jeu ou sur coups de pieds arrêtés (11e, 37e, 40e).« Il a eu peu de ballons négociables, mais il a répondu présent dans tout ce qu’il a fait », a estimé Tavenot. Sur son côté droit, Bouna Sarr a apporté de la vitesse et créé du danger, surtout dans un fin de match débridée où il a tenté des choses (65e, 77e). 

Au retour des vestiaires, le FC Metz, toujours muet face au but, a encore resserré la vis en défense, ce qui lui a offert un répit bienvenu, jusqu’à l’entrée d’Al-Tamari, qui était tout près d’ouvrir le score sur son premier ballon (67e). Devant Pape Sy, la ligne de quatre défenseurs, qui s’était montrée « passive » en première mi-temps, a davantage communiqué avec les milieux. Et les Grenats ont pu profiter de l’imprécision des attaquants rennais, pas dans un grand jour (71e, 74e), lorsque les vagues rouge et noir ont repris.

Mais comme la semaine dernière face à Toulouse, les hommes de Tavenot ont failli perdre les fruits de leur travail en fin de match, lorsque Rouault a fait exulter le Roazhon Park (89e). Cette fois, la pièce est tombée du bon côté, la VAR ayant signalé un hors-jeu de Breel Embolo au préalable. Et elle permet au FC Metz de ramener un point de Rennes, sans prendre de but. Un bon point, mais qui reste insuffisant pour reprendre espoir dans la course au maintien. 

« On a pris un gros retard et on a raté des tournants. Par contre, on a encore des ressources mentales. Ce soir (dimanche), on l’a prouvé sur la fin de match. On a quinze jours pour préparer Nantes. Il faudra mettre les mêmes ingrédients », espère Tavenot.

D’ici là, le FC Metz jouera un match, mercredi 25 mars à 11h30, pour « équilibrer les temps de jeu » et garder le rythme. « Il est un peu tard malheureusement, mais il faut quand même montrer le meilleur visage possible », confiait Colin. Tel sera l’enjeu, au moins, de cette fin de saison aux airs de calvaire.

Au Roazhon Park de Rennes

Stade Rennais FC 0 – 0 FC Metz

FC Metz : Sy – Kouao, Sané, Yegbe, Colin – Deminguet (Munongo, 80e), Gbamin, Touré – Sarr, Diallo (cap.), Tsitaishvili (Mbala, 85e).

Stade Rennais FC : Samba – Frankowski (Nagida, 67e), Rouault, Brassier, Merlin – Blas (Embolo, 74e), Rongier (cap.), Camara (Zabiri, 85e) – Nordin (Al-Tamari, 67e), Lepaul, Szymanski (Cissé, 67e).

Avertissements à Metz : Touré (32e), Yegbe (78e), Sané (88e).

Avertissement à Rennes : Rouault (33e).

Arbitre : Mr. Dechepy.

Affluence : 28 206 spectateurs.

Crédit photo : Dave Winter / Icon Sport