Les clefs du match pour dresser Lyon.

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Ce n’était plus arrivé depuis 2004… Metz affronte l’OL en étant devant au classement. Je me rappelle encore de ce match, Metz, leader de Ligue 1, mène 1-0 et c’est Florent Balmont qui égalise d’une frappe RobertoCarlostesque. J’avais pu admirer les folles accélérations de Ribery -Berthod doit encore s’en rappeler- le même Ribery, qui, la semaine suivante, pliera à lui tout seul l’OM. La suite on la connait.

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Crédit photo : LFP

Le plan de jeu de l’OL.

Basons-nous sur les deux matchs de Rudi Garcia sur le banc de l’OL contre Dijon et le Benfica Lisbonne.

Autant le dire tout de suite, Garcia tâtonne pour le moment, que ce soit pour son système de jeu ou pour son XI titulaire. Son premier match ne lui a pas donné satisfaction malgré de nombreuses occasions en seconde mi-temps, il change donc de système mercredi soir à Lisbonne. Un 4-2-4 avec Tousart et Aouar en numéro 6, qui a conduit à une mi-temps catastrophique des Gones. Dès l’entrée en jeu de Thiago Mendes et la mise en place d’un 4-3-3, Lyon a repris le jeu à son compte et aurait [presque] dû l’emporter.

Tout porte à croire que Garcia va donc commencer avec un 4-3-3, Tousart en pointe basse au milieu. Au niveau du choix des titulaires, l’ancien marseillais va surement remettre le même onze que contre Dijon avec Depay à la place de Terrier.

Cette équipe manque de liant entre les joueurs, chacun fait sa partition dans son coin. Sachant qu’il n’ont pas pu bosser les sorties de balles avec les circuits préférentiels de coach Rudi, il faut s’attendre à un Lyon mal organisé et qui va compter sur des fulgurances.

Derrière, ça ne dégage pas la sérénité avec une défense centrale qui peine à se trouver. Marcelo a définitivement repris sa place avec l’arrivée du nouvel entraîneur. Et Lopes est en grande forme avec une masterclass contre ses compatriotes portugais, une superbe relance plein axe à la main, reprise en une touche de balle par le poto Pizzi, vraisemblablement la boulette de l’année en League des champions. Bravo à toi Jo.

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L’avantage du 4-1-2-3

Ce système permet de vite se projeter avec un numéro 6 devant la défense qui oriente rapidement et proprement. La difficulté c’est qu’il doit toujours être disponible et libre.

Le 4-1-2-3 est efficace aussi bien offensivement que défensivement. Du fait de la présence axiale, on passe très vite d’une situation à l’autre. Il est impossible d’avoir une zone éloignée non couverte. Le bloc est la plupart du temps très compact. Il est redoutable lors des transitions défensive-offensive.

Par la possibilité d’insertion entre les lignes notamment avec les deux 8 , les joueurs seront souvent démarqués et ouvriront des lignes de passes dans le dos des milieux adverses. L’avantage est d’être en mesure de proposer toujours de la disponibilité et d’être déstabilisant pour l’adversaire.

Le plan de jeu de coach Trap’ pour son FC Metz

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Le système Lyonnais permet une grosse présence axiale. Peu importe comment seront organisés leurs milieux, il faudra caser 5 joueurs messins dans la zone centrale, qui permettront de bien quadriller le terrain. L’animation lyonnaise va obliger les hommes de Vincent Hognon à passer par les côtés, donc plus simple à isoler pour la défense lyonnaise.

Or depuis quelques semaines, les grenats jouent dans un système asymétrique ( si vous ne savez pas ce que c’est, bonne lecture : https://letsgometz.com/les-cles-du-match-pour-plumer-les-canaris-du-fc-nantes ) avec un 4-1-2-3 lyonnais, le placement de nos deux pointes sera déterminant pour empêcher un déséquilibre. Notre organisation va nous mettre en danger forcement sur le coté le moins dense (celui de Maiga),

Alors soit on revient à un système plus classique, sur un bon vieux 4-2-3-1 qui permettrait de bien cerner chaque joueurs lyonnais ou bien on continue avec ce système hybride. Personnellement, j’aimerais voir jusqu’où peut nous mener ce genre de système et la rigueur dans le placement exigé aux joueurs.

Le système hybride en 4-1-2-1-2

En gardant ce système on pourrait mettre davantage de pression sur les latéraux lyonnais, qui sont un peu perdus. Au début de saison, Sylvinho les bridait sur leur apport offensif (oui un brésilien a vraiment fait ça!) et maintenant Garcia qui leur demande de (re)participer pleinement aux offensives lyonnaises. Par contre, pour que ce système soit efficace il va falloir une grosse débauche d’énergie au niveau du placement, avec ce losange au milieu qui se déplace coté ballon et la ligne de deux devant également.

Une donnée importante de ce système, la titularisation de Angban pour muscler l’entre-jeu dans un rôle qui correspond plus à ses caractéristiques.

Le système classique en 4-2-3-1

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En revanche, on peut revenir à un système plus classique en 4-2-3-1 par exemple avec deux milieux devant la défense qui techniquement peuvent orienter et trouver Noss Traoré entre les lignes (oui j’ai une obsession pour la relance).

Sur les cotés, à gauche, Ambrose qui a fait un bon match contre Nantes avec beaucoup de percussion, des choix justes, et à droite notre passeur Farid Boulaya qui va sortir le même match que contre Monaco (avec cette fois-ci un but tout fait) en verrouillant le coté fort de Memphis Depay. Ce choix des hommes sur les cotés permet de garder une certaine forme d’automatisme qui se crée entre Ambrose et Diallo, qui jouaient tous les deux en pointe décalée à gauche. Gakpa en revanche ne peut pas débuter, surtout que sa prestation contre Nantes n’a été pas loin du très mauvais. Pour Diallo, la consigne est simple pour tout ce qui est du jeu en appui, rester sur Marcelo qui est le moins performant de la charnière centrale lyonnaise.

Peu importe le système mis en place, Manu Cabit va bouffer l’ancien messin Cornet qui en sortant va laisser sa place au bien plus mauvais Traoré (oui je vous l’ai dit, un par équipe). La difficulté va résider dans le fait de contenir Depay quand il rentre plein axe et le mouvement des deux 8 lyonnais. Si on les laisse jouer (Reine Adelaide, Aouar ou Thiago Mendes ), ils vont se régaler comme lors de leur dernière victoire contre Angers… mais on a l’impression que c’était déjà une autre époque.

En défense centrale, il va falloir bien évidemment surveiller comme le lait sur le feu Dembele, mais surtout avoir une lecture parfaite des trajectoires car sur ses deux derniers matchs, l’OL a centré plus de 25 fois dans la surface adverse. Il ne faudra surtout pas montrer à Sunzu comment a défendu Ruben Dias mercredi.

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L’idée est donc de tenir individuellement son poste avec ses exigences de replis défensifs, le jeu de Rudi Garcia passe très souvent sur les cotés que ce soit à l’OM ou bien à la Roma, et leur imposer des courses à haute intensité (ils ont joué mercredi soir), l’impact au milieu de terrain est une donnée essentielle surtout qu’en face il y aura du répondant avec Tousart ou Thiago Mendes.