Les Canonniers trop courts à Prissé-Mâcon

C’est dans un contexte particulier que les Canonniers se déplaçaient à Prissé-Mâcon en ce samedi 29 février. Après avoir appris le départ de leur coach Philippe Ory en début de semaine, c’est sous la houlette de leur ancien adjoint, désormais maître de la maison grenat, Stéphane Frentzel, que Metz a abordé cette rencontre importante.

Tous les éléments semblent être contre les Canonniers. C’est sans leur scoreur impénitent Matthew Lee, blessé à la cheville que les Grenats vont s’atteler à retrouver le goût de la victoire. Nous aurons donc droit à un 5 de départ inédit, concocté par le “nouvel” entraîneur messin Stéphane Frentzel, ce soir en Saône-et-Loire.

Meneur de jeu : Damien Jean-Joseph
Arrière : Etienne Ory
Ailier : Henok Affa
Ailier fort : Michel Nsimba
Pivot : David Sainsbury-Garcia

C’est donc le talentueux Etienne Ory qui a la lourde responsabilité de remplacer numériquement le meilleur marqueur des Canonniers, Matthew Lee. On peut dire que ce premier choix important de Stéphane Frentzel est payant. Ory organise parfaitement le jeu en compagnie de Jean-Joseph et l’intensité mise par les messins en défense est très forte. En effet, ils semblent piqués au vif par le départ de leur ancien coach et jouent comme s’ils avaient quelque chose à prouver après un début d’année 2020 très compliqué.
Emmenés par un Damien Jean-Joseph qui a lancé la machine avec deux paniers avec la planche en début de quart-temps, les Canonniers ne laissent rien passer en défense et sont omniprésents aux rebonds, offensifs comme défensifs, à l’image de Nsimba et Affa qui se donnent beaucoup dans ce secteur de jeu. S’il y a un peu de déchet en attaque, on peut assurer que les Canonniers se sont approchés de l’entame de match idéale.

1er QT : Prissé-Mâcon 9-19 Metz

 

Piqués par ce premier acte où ils ont été bousculés par Metz, les prisséens lâchent les chevaux dans ce deuxième quart-temps et enchaînent les paniers. Là où les arbitres laissaient beaucoup jouer lors du premier quart-temps, ils ne laissent rien passer aux messins en défense, multipliant les coups de sifflet, notamment une faute anti-sportive à Michel Nsimba. Prissé-Mâcon inflige un 17-4 aux Canonniers pour reprendre la tête. Il faudra un trois points d’Etienne Ory, son premier de la rencontre, pour éteindre l’incendie. C’est dans ce genre de situations que Matthew Lee manque à la maison grenat, pour stopper les hémorragies offensives de ce type. Metz limite la casse grâce à Ory qui replace les siens en tête, mais Affa et Nsimba finissent la mi-temps avec 3 fautes.

Mi-temps : Prissé-Mâcon 27-30 Metz

 

Les deux équipes reviennent des vestiaires avec les mêmes intentions belliqueuses en défense, le moindre panier vaut extrêmement cher. Dans cette âpre bataille, Rabbi Gabriel Kosi Kidi se voit sanctionner d’une faute anti-sportive suite à un flopping grossier d’un adversaire. Fou de rage, Damien Jean-Joseph explose sur le banc et l’arbitre lui inflige, coup sur coup, deux fautes techniques, l’expulsant de la rencontre. N’ayons pas peur des mots, c’est une véritable honte. Les Messins qui avaient déjà subi un arbitrage douteux lors du match précédent retrouvent ce sentiment d’injustice difficile à contenir. Les Canonniers s’accrochent tout de même malgré cette fournée de lancers offerts aux prisséens et sont toujours dans le match avant d’entamer le quatrième quart-temps.

3ème QT : Prissé-Mâcon 43-40 Metz

 

Les attaques commencent à trouver les solutions dans ce début de dernier quart-temps, les paniers à trois points s’enchaînent. Sur le point de se faire postériser, Michel Nsimba réalise un contre exceptionnel qui finira à coup sûr dans le top 10 du week-end. Get Back Baby !
Debout devant son banc, énergique et communicatif, Stéphane Frentzel transmet son fluide à ses hommes. On aime l’attitude du coach messin.
Le match semble basculer du côté bourguignon grâce à l’ailier Thibault Chevigny qui enquille les paniers à 3 points. 55-53, Prissé-Mâcon à 3 minutes de la fin.
Ory prend ses responsabilités côté messin et replace les siens devant grâce à un énorme shoot à 3 points, à 2 minutes du buzzer. Le shoot est rendu par Prissé-Mâcon qui mène 58-56 à 90 secondes de la fin.
Le capitaine Mamedy Diawara ajoute à son tour à l’intensité du moment avec un gros shoot à 3 points pour remettre une nouvelle fois les siens devant, à 50 secondes de la fin. 58-59, Metz.
Prissé-Mâcon récupère la balle en attaque avec 29,4 secondes au chrono. Chevigny obtient la cinquième faute d’Henok Affa et 2 lancers, qu’il met. 60-59, Prissé-Mâcon.
La possession de la gagne est entre les mains messines mais le shoot de Patrice M’Bianda ne donnera qu’un air ball. Chevigny réalise un nouveau 2/2 sur la ligne, le dernier shoot d’Etienne Ory du milieu de terrain pour tenter d’arracher la prolongation sera manqué.

Les Canonniers s’inclinent 62-59 à Prissé-Mâcon dans un money time intense où ils pourront nourrir des regrets.

Si l’expulsion de Damien Jean-Joseph aura pesé lourd dans cette fin de match, où Stéphane Frentzel a souvent dû aligner 3 intérieurs, par manque de solutions sur les postes 1 et 2, il faut aussi malheureusement souligner l’entêtement des Canonniers derrière l’arc avec 31 tentatives pour seulement 9 réussites, soit 29% de réussite. Pire encore, Metz n’a inscrit que 3 paniers à 2 points sur 11 tentatives en deuxième mi-temps. Toutefois, des ingrédients tels que la combativité et l’abnégation étaient présents dans le contenu, espérons que les hommes de Stéphane Frentzel puissent travailler sur ces bases pour la suite de la saison.

 

Les statistiques

  • Etienne Ory : 16 pts, 5/15 dont 4/11 à 3pts, 2/2 LF
  • Michel Nsimba : 8 pts, 2/4, 4/4 LF
  • David Sainsbury-Garcia : 8 pts, 4/12 dont 0/4 à 3pts
  • Damien Jean-Joseph : 7 pts, 2/3 dont 1/1 à 3pts, 2/2 LF
  • Mamedy Diawara : 6pts, 2/7 à 3pts
  • Henok Affa : 5 pts, 2/4 dont 1/1 à 3pts
  • Patrice M’Bianda : 5 pts, 2/9 dont 1/7 à 3pts
  • Mahamadou Doucouré : 4pts, 1/3, 2/4 LF
  • Rabbi Gabriel Kosi Kidi : 0pts, 0/1 à 3pts

 

Rédaction : Arthur Carmier (texte) et Maurine Roulleau (stats)
Crédit photo : Philippe Monperrus