5,8K Pour la première de Benoît Tavenot en tant qu’entraîneur principal, le FC Metz a subi une lourde défaite 2-5 face à l’Olympique Lyonnais. Après avoir concédé quatre buts en première période, les Grenats n’ont pas pu recoller au score. L’électrochoc n’est pas pour tout de suite ! Moins d’une semaine après la nomination de Benoît Tavenot à la tête de l’équipe première, les Grenats retrouvaient Saint-Symphorien. Après sa défaite à Strasbourg, Metz devait faire face à Lyon dans le cadre de la 19ᵉ journée de Ligue 1. Pour cette rencontre, Tavenot pouvait compter sur le retour d’Habib Diallo, vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Niveau tactique, Tavenot ne prenait pas de risques en alignant le 4-3-3 similaire aux rencontres précédentes. Onze de départ du FC Metz contre l’Olympique Lyonnais – 19ème journée – Ligue 1 Metz sombre totalement en première période Les dix premières minutes de cette rencontre étaient plutôt équilibrées. Chacune des deux équipes allait avoir son premier moment chaud. Giorgi Tsitaishvili était proche de faire la différence depuis son côté gauche, mais était bien stoppé par la défense lyonnaise (3e). Lyon aussi avait sa chance, en profitant d’un contrôle mal réalisé par Gbamin, donnant un face-à-face entre Afonso Moreira et le portier grenat Jonathan Fischer. Mais ce dernier remportait le duel (10e).La minute suivante allait marquer le début d’une véritable avalanche subie par les Grenats. Lancé en profondeur, Corentin Tolisso adressait une passe en retrait dans la surface pour Endrick, qui trompait Fischer (0-1, 11e). Cette ouverture du score allait être suivie par un nouveau but, cette fois-ci l’œuvre de Ruben Kluivert (0-2, 16e). Les Grenats restaient sans réponse à ces deux buts marqués en cinq minutes. Il faut dire que les Lyonnais savaient où appuyer. L’objectif était pour eux de jouer le plus possible dans le dos des Messins, notamment sur le côté gauche messin. Colin et ses coéquipiers n’arrivaient pas à couvrir ces appels de balle et étaient mis en difficulté. À la demi-heure de jeu, Metz allait encore s’enfoncer. Sur un dégagement de la tête pas assez appuyé de Terry Yegbe, Tyler Morton récupérait et armait une frappe qui laissait Fischer stoïque sur sa ligne (0-3, 32e). Finalement, ce troisième but allait réveiller le coach grenat et ses joueurs. Tout d’abord, Tavenot procédait à un changement de système, passant à trois défenseurs à l’arrière. Ensuite, Koffi Kouao, profitant d’un manque de vigilance sur une passe lyonnaise, se dirigeait droit vers le but adverse et trompait Dominik Greiff pour réduire la marque (1-3, 34e). Ce but donnait un court espoir aux joueurs et aux supporters de revenir dans le match. Lyon commençait à ralentir le rythme de son jeu, et Metz pouvait espérer en profiter. Malheureusement pour les Grenats, Endrick allait encore poser des problèmes. Lancé par Morton, Endrick, à la limite du hors-jeu, partait seul en face-à-face avec le portier grenat, et le battait une deuxième fois (1-4, 45+1e). La coupe était pleine pour les supporters de Saint-Symphorien, qui raccompagnaient les joueurs de Tavenot aux vestiaires sous les huées. Metz joue mieux… mais sans renverser la rencontre Interrompu par un magnifique feu d’artifice de la tribune Est, le début de cette deuxième mi-temps suscitait quelques interrogations. Tavenot ne se décidait pas à faire de changements pour le début de cette reprise. Mais finalement, à l’heure de jeu, le coach messin en avait assez vu et procédait à trois changements, sanctionnant la contre-performance de trois éléments : Alpha Touré, Terry Yegbe et Jessy Deminguet. Saint-Symphorien était alors plus qu’enchanté de retrouver Benjamin Stambouli sur le terrain. Believe Munongo, pour ses premières minutes sur un terrain de Ligue 1, et Michel Mboula contribuaient aussi au renouveau des Grenats durant cette seconde période. En effet, la circulation de balle devenait meilleure, et Metz allait être récompensé. Sur un très beau centre de Kouao, Diallo s’illustrait d’une volée que Greiff ne pouvait que toucher sans l’arrêter (2-4, 64e). Le public de Saint-Symphorien se mettait alors à croire à un hypothétique retour. Cependant, les Grenats s’exposaient à de potentielles contre-attaques, comme avec Endrick, à deux doigts de tromper une nouvelle fois Fischer (59e). Cela ne dissuadait pas Metz de continuer à attaquer. Benjamin Stambouli, qui réalisait une bonne entrée en jeu, déclenchait une frappe obligeant Greiff à s’employer (66e). Le FC Metz mettait du rythme en jouant plus directement à l’entrée des vingt dernières minutes. Dans les dix dernières minutes, Tsitaishvili se mettait en avant, en amorçant une frappe qui obligeait encore Greiff à conserver l’avantage de deux buts (83e). Finalement, le dernier mot revenait aux Lyonnais et à Endrick. Bénéficiant d’un penalty sifflé en sa faveur, l’international brésilien en profitait pour inscrire un triplé (2-5, 87e). Un festival qui marquait la fin des hostilités, et une nouvelle défaite pour les Grenats. La crise de résultats continue pour le FC Metz avec une septième rencontre de suite en Ligue 1 sans victoire. Pour le moment, les problèmes observés avant le renvoi de Stéphane Le Mignan ne se sont pas estompés. Certes, il était encore trop tôt pour ressentir une éventuelle patte de Tavenot dans le jeu défensif des Grenats. Mais il est clair que le chantier est énorme. Les supporters seront très attentifs au déplacement de Metz à Angers, pour mesurer les progrès à ce niveau. Une rencontre qui aura lieu le dimanche 1ᵉʳ février 2026 à 17h15. Composition des équipesFC Metz : Fischer – Colin (Abuashvili, 78e) – Yegbe (Mboula, 62e) – Gbamin – Kouao – Traoré – Touré (Stambouli, 62e) – Deminguet (Munongo, 62e) – Hein (I. Sané, 88e) – Tsitaishvili – DialloOlympique Lyonnais : Greif – Kluivert – Mata – Hateboer – Tessmann – Tolisso (Niakhaté, 46e) – Morton – Merah (de Carvalho) – Maitland-Niles- Endrick (Hamdani, 90+2e) – Moreira (Himbert, 90+2e)Buts pour le FC Metz : Kouao (34e), Diallo (64e)Buts pour l’Olympique Lyonnais : Endrick (11e, 45+1e, 87e), Kluivert (16e), Morton (32e) Crédit photos : Zoé Keller / Let’s Go Metz