164 Ce vendredi 28 novembre l’équipe de France de handball féminin faisait son entrée dans le mondial IHF 2025 avec un match face à la Tunisie. Le premier match d’une compétition est toujours une plongée dans un monde à part. Si les joueuses se connaissent, sont préparées, elles débordent également d’ambition et parfois d’appréhension.Après ses réussites face à l’Angola et le Japon en préparation, l’équipe de France, découvrait la tension, la vraie, du mondial dans la peau de l’équipe championne en titre. Face à la Tunisie à Bois le Duc (ou ’s-Hertogenbosch pour les intimes) aux Pays Bas, les Bleues se présentaient avec un effectif renouvelé. Pas de Chloé Valentini, de Laura Schneider ou d’Estellle Nze Minko, récemment mamans ou futures mamans. Pas de Laura Glauser, fraichement opérée ou de Grâce Zaadi, blessée. Pour sa deuxième compétition en tant que coach principal, Sébastien Gardillou optait pour le renouveau avec de la jeunesse et des retours. Si sur le papier le rapport de force entre Françaises et Tunisiennes semblait déséquilibré, les joueuses de Pablo Morel se montraient à hauteur de l’entame de match. Si les cinq premiers buts des Bleues dans ce mondial étaient signés par des joueuses de Metz Handball (Lucie Granier, Léna Grandveau et Sarah Bouktit), les Nord-Africaines se montraient à la hauteur du défi de l’entame de match en provoquant des fautes à répétition tout en misant sur une attaque à sept pour rester au contact coûte que coûte. Malgré tout, le jeu des rotations bénéficiait aux Françaises, dont le banc regorge de qualités et écrasait l’opposition avant la mi-temps (21-12). Dans le second acte, le jeu tunisien continuait de se décomposer alors que la France soignait le sien. Au fil des minutes, la majorité des joueuses entrées en jeu du côté tricolore profitaient d’un rythme favorable pour inscrire leur nom sur la feuille de match dans la catégorie des buteuses. Le score final (43-18) mettait en lumière la domination sans partage de l’équipe de France. Dans ce match on a aimé La relation demi-centre/pivot entre Léna Grandveau et Sarah Bouktit. L’intensité de Lucie Granier, à l’initiative de belles contre-attaques mais aussi créditée de plusieurs interceptions. Hatadou Sako et sa rage de vaincre dans les premières minutes d’un premier match de mondial comme elle l’aurait montré dans une finale. Ainsi que le bon relai de Floriane André, rampe de lancement de contre-attaques. L’entrée supersonique de Suzanne Wajoka : 10/10 au tir et meilleure marqueuse ex-aequo avec Henny Reistad sur l’ouverture du mondial. La feuille de stats bien remplie qui permettait à tout l’effectif tricolore de se mettre en confiance. On a moins aimé… Les fautes des pivots, Oriane Ondono, Sarah Bouktit et Pauleta Foppa ont toutes été sanctionnées par des suspensions en première mi-temps. Clarisse Mairot, restée au sol à deux reprises. Une fois pour un choc, une fois pour une cheville malmenée, avant de sortir définitivement. Espérons une simple alerte. La blessure de Fadwa Aouij, probablement une des meilleures Tunisiennes sur le terrain. Le manque d’opposition en deuxième mi-temps : c’est bien quand le match devient facile, c’est mieux quand il y a bataille. Non ? Les stats des Messines Sarah Bouktit : 6 buts sur 6 tirs, 2 passes décisives, 1 interception, 1 block, 1x 2min en 34 minutes Léna Grandveau : 3 buts sur 3 tirs, 6 passes décisives, 1x 2min en 29 minutes Lucie Granier : 6 buts sur 6 tirs, 2 interceptions en 27 minutes Suzanne Wajoka : 10 buts sur 10 tirs, 1 interception, 1x 2min en 32 minutes La suite du programme La prochaine étape pour l’équipe de France sera disputée le dimanche 30 novembre à 18h00 face à la Chine. Il faudra ensuite défier la Pologne pour le dernier match de cette phase de groupe, ce sera le mardi 02 décembre à 21h00. Crédit photo : Baptiste Fernandez/Icon Sport (archive)