Jeremy Choplin : “Les interdictions de déplacements rendent le football sans âme”

Passé par le FC Metz de 2013 à 2015 où il remporta un titre de champion de France de Ligue 2 en 2014, l’ancien défenseur messin, toujours aimé des supporters grenats, s’est confié à Let’s Go Metz !

Revenir au Mans, ton club formateur, avec lequel tu as gagné la coupe Gambardella en 2004, qu’est-ce que ça fait ?
Ça fait bizarre de revenir dans le club de mes débuts et surtout dans ma ville. Je suis revenu dans mon club de cœur pour l’aider à se maintenir en ligue 2. C’est un sacré challenge.

Un mot sur la situation au classement, vous êtes 19ème avec 25 points à la 27e journée. Vous attendiez-vous à une saison aussi difficile ?
En venant ici je savais la situation du club et que j’allais jouer le maintien. Beaucoup de gens ne comprenaient pas mon choix de partir d’Ajaccio où je jouais pour monter en L1 pour me retrouver à lutter pour le maintien… Mais je ne regrette pas mon choix, si on y arrive tous ensemble ce sera le plus beau challenge de ma carrière.

Un petit mot sur Youssef Maziz qui est prêté par le FC Metz au Mans ?
J’ai connu Youssef en arrivant il y a un mois, j’étais surpris par ce joueur que je ne connaissais pas, il a d’énormes qualités, je ne l’ai vu que 2 semaines sur le terrain car il s’est blessé mais il m’a vraiment surpris. Il a une grande marge de progression et c’est un joueur qui va compter dans le futur, j’en suis sûr.

Il est peut être encore un peu tôt pour l’évoquer mais tu as aujourd’hui 35 ans, est-ce que le Mans sera le dernier club de ta carrière professionnelle ? Si oui, qu’envisages-tu pour ton après carrière ?
Oui je commence à vieillir mais j’ai toujours les jambes et la tête. Je me sens encore frais et prêt à jouer quelques années de plus. On ne sait pas de quoi l’avenir est fait mais finir ici au Mans serait un beau clin d’œil, la boucle serait bouclée… Pour l’après carrière j’ai plusieurs projets mais travailler dans le foot avec mon agent ou dans le recrutement dans un club me plairait beaucoup.

J’imagine que tu suis toujours le club de loin, qu’est-ce que t’évoque la saison actuelle du FC Metz ?
Oui je suis toujours le FC Metz, après une période délicate en début de saison ils ont réussi à rectifier le tir et depuis quelques semaines ils arrivent à prendre des points importants pour le maintien, je suis confiant pour le maintien.

As-tu gardé des contacts avec des anciens coéquipiers Grenats ?
Nous avons vécu des grands moments à Metz donc il y a une amitié qui s’est créée. J’ai gardé des contacts avec Bouna Sarr, Yéni, Bussmann, Marchal, Kashi, Lejeune…

Quel est LE joueur qui t’a le plus marqué lors de ton passage en Lorraine ?
A mon époque Diafra Sakho avait fait une saison exceptionnelle, il avait été énorme, il était redoutable devant le but.

As-tu une anecdote particulière à nous raconter, un souvenir qui reste gravé en toi, de ton passage à Metz ?
Oh lalala j’ai énormément de souvenirs de mon passage à Metz. On va dire le derby contre Nancy à la maison en ligue 2, il y avait une ambiance de feu avec une victoire 3 à 0. C’était une des belles soirées de la saison.

Tu fais partie des joueurs qui s’identifient aux couleurs qu’ils portent. Cet état d’esprit se perd de plus en plus, penses-tu que le football est devenu un sport individuel dans un sport collectif ?
Le football est devenu un business. Le football populaire meurt petit à petit. Beaucoup d’interdictions de déplacements de certains supporters font que ce football devient sans âme… C’est à nous, joueurs professionnels, d’exprimer notre soutien à ce football populaire.

La Horda t’a fait un petit clin d’œil avec un portrait peint à ton effigie lors du tifo contre Strasbourg, je suppose que ça fait plaisir de voir que les ultras messins pensent toujours à toi ?
Oui ça m’a fait énormément plaisir, j’ai gardé de très bons contacts avec eux. J’espère pouvoir venir leur faire un petit coucou dans le bloc avant la fin de saison. J’ai toujours eu une très bonne relation avec les supporters de tous les clubs. Dès que tu mouilles le maillot et que tu te donnes à fond pour ton club, les supporters te le rendent bien. Comme je dis souvent : Les ultras sont les gardiens de la mémoire et de l’identité d’un club, les joueurs et le staff passent, les supporters restent.

Propos recueillis par : Buret Julien.

Crédits Photos : Image mise en avant : FC Metz et photo ASNL –  FC Metz : Alexandre Marchi