496 Le Brest Bretagne Handball pourrait chercher à s’attacher les services de deux joueuses de Metz Handball, après avoir attiré Henny Reistad. Le Brest Bretagne Handball a lancé la longue saison des transferts dans le handball féminin européen. Dans une discipline où tout est discuté et annoncé de plus en plus tôt, annoncer l’arrivée d’Henny Reistad le 02 octobre pour un contrat de trois saisons à compter de 2027/2028 a tout d’un coup remarquable sur l’échiquier français et européen.Ce mouvement aura indéniablement un impact sur l’équilibre hexagonal et la rivalité avec Metz n’en sera qu’exacerbée avec d’une part un club au budget qui permet des folies et qui vient d’offrir un salaire parmi « les plus élevés de la discipline », et un club qui doit se contraindre à former ou assurer la post-formation vers le plus haut niveau mais qui continue à gagner plus que les autres. Ce n’est pas suffisant ? Les anciennes Messines qui passent par le BBH sont de plus en plus nombreuses ces dernières années, la dernière en date étant Tamara Horacek. Il faut dire que le président Gérard le Saint continue de lorgner sur les joueuses en jaune et bleu pour faire son marché, dans ce qui semble être une logique marquée de « pour gagner il faut acheter ce qui gagne ». Le journal l’Équipe confirme d’ailleurs, par le biais du journaliste Yann Hildwein, que deux championnes d’Europe sont sur la liste du BBH pour la prochaine saison : Lucie Granier et Laura Schneider, toutes deux en fin de contrat. Concernant la première, nous sommes même en mesure de confirmer que les appels du pied ne sont pas nouveaux. Des fins de contrat à bien négocier Qui d’autre pour mener cette liste de course à bien que Cléopâtre Darleux ? Messine, puis Brestoise, puis Messine, puis à nouveau Brestoise en qualité de directrice sportive cette fois, la jeune retraitée est directement responsable de l’arrivée d’Henny Reistad dont le dossier est arrivé sur le bureau dès la prise de poste. Celle qui avoue volontiers que son statut d’ex-joueuse aux multiples titres avec l’équipe de France joue un rôle dans les négociations, va désormais tenter de s’attacher les services de certaines de ses anciennes camarades de vestiaire et on ne peut pas vraiment la blâmer pour cela. Du côté du club à la mirabelle, bien que le budget continue d’augmenter année après année, il faudra continuer de lutter contre des moyens supérieurs, que cela soit en France avec Brest ou à travers l’Europe où les clubs ne manquent pas d’arguments. À l’issue de la saison 2026/2027, ce sont neuf Dragonnes qui verront leur contrat arriver à échéance : Sabrina Novotna, Chloé Valentini, Suzanne Wajoka, Betchaïdelle Ngombele, Petra Vamos, Léna Grandveau, Laura Schneider, Anna Albek et Lucie Granier.Si une partie d’entre elles choisira probablement de rester à Metz, il faudra toutefois trouver de bons arguments pour assurer une vraie continuité… ou trouver de nouvelles pépites pour lancer une nouvelle dynamique et tenir tête au rival breton. Avant ces considérations autour des discussions en coulisses, il faudra déjà se concentrer sur le terrain avec un affrontement entre Metz et Brest programmé aux Arènes mercredi soir… Crédit photo : Matthieu Henkinet / Let’s Go Metz