15 Le sprint final de Metz Handball commence ce dimanche (17 h 45) à l’Accor Arena par une finale de Coupe de France face à Dijon. Plus que cinq matchs à jouer pour Metz Handball. L’odeur du sprint final se fait sentir, accompagnée de la tension des matchs couperets. Ce dimanche, les Dragonnes ont à relever le défi de leur première finale de la saison, en Coupe de France face à la JDA Dijon au cœur de l’Accor Arena de Paris. Les deux équipes se sont croisées à deux reprises cette saison, avec un net avantage pour les joueuses en jaune et bleu : 43-30 en janvier et 42-23 en avril. Pourtant il ne faut pas négliger la dynamique extrêmement positive de la JDA actuellement : Cinq victoires sur les six derniers matchs de Ligue Butagaz Energie, incluant des performances contre Besançon, Paris 92 et Saint-Amand ; ainsi qu’une victoire finale en European League.Ce sacre dans la « petite » coupe d’Europe, remarqué de tous les amateurs de la balle pégueuse, a démontré les qualités dijonnaises aux yeux de tous. Le collectif de Clément Alcacer ne s’avoue pas vaincu, est capable de s’arracher sur tous les ballons jusqu’au bout de l’effort et ne manque pas de joueuses talentueuses. La réelle variable sera de savoir si les Bourguignonnes sont toutes redescendues de leur nuage pour retourner au charbon. Physiquement c’est certain. Dans les têtes, cela peut parfois prendre plus de temps. Les déclarations de Lilou Pintat à nos confrères du Républicain Lorrain auront au moins eu le mérite de donner le ton : elle se verrait bien chiper la Coupe de France à Metz Handball si l’occasion se présente. Personne ne lui en voudra de se fixer un tel objectif. Des visages connus La JDA Dijon, s’appuie sur de nombreuses têtes connues en Moselle. On pense forcément en premier lieu à Clément Alcacer. Le technicien a dirigé le centre de formation jaune et bleu pendant plusieurs années. Sladana Pop Lazic, à ses côtés sur le banc, en a quant à elle, porté le maillot durant deux saisons (2015-2017). Et puis du côté des joueuses. Laura Fauvarque, Kenza Bouguerch, Manuella dos Reis ont été en partie formées à Metz. On y ajoute Gnonsiane Niombla qui était messine pour le premier Final 4 en 2019 et il y a la certitude de belles retrouvailles sur le terrain. Au delà de ces retrouvailles il faudra avoir en tête que Lilou Pintat fera le voyage vers la Moselle la saison prochaine, elle croisera en chemin Anne-Emmanuelle Augustine qui fera le trajet inverse. Un remake de 2024 Hormis la gardienne Manuella Dos Reis, aucune des joueuses passées par Metz Handball n’était présente en 2024, mais cette finale n’en est pas moins un remake. C’était un 18 mai pour la seule édition des finales à l’Adidas Arena. Les Dragonnes, guidées par une Sarah Bouktit à six buts, s’imposaient sur le score de 29 à 20 avant de soulever le trophée. Côté dijonnais, Nina Dury, Maureen Gayet et Lilou Pintat, pour ne citer qu’elles, ont gagné en notoriété ces deux dernières saisons.Côté messin, la feuille de match de 2024 est la photographie d’une époque avec des joueuses parties depuis vers d’autres horizons : Hatadou Sako, Camille Depuiset, Kristina Jorgensen, Emma Jacques ou encore Anne-Mette Hansen. Dans le même temps certaines joueuses décrochaient leur premier titre de club en carrière à l’image de Lucie Granier. La dynamique des Dragonnes Du côté de Metz Handball, la dynamique est bien évidement extrêmement positive. Les Dragonnes n’ont que très peu été gênées par leurs divers opposants cette saison et n’ont perdu que face à deux équipes : Györ par deux fois et Brest lors du match aller de LBE. Après de grandes batailles face à Ferencvaros en quart de finale de Champions League puis face à Brest pour un match retour au plus haut niveau, le calendrier s’est un peu relâché. Le collectif d’Emmanuel Mayonnade ne s’en est pas moins illustré avec une victoire de 25 buts face à la Stella Saint-Maur lors de leur dernier match aux Arènes de Metz. Si quelques blessures étaient à déplorer ça et là, la plupart des joueuses ont pu faire leur retour sur le terrain dernièrement et il ne devrait manquer que Betchaïdelle Ngombele, victime d’un nez cassé, dans l’effectif en tenue à Bercy. À quelques rencontres d’une fin de saison qui sera sifflée au MVM Dôme de Budapest lors du Final 4 de la Champions League, il ne fait aucun doute que les Dragonnes afficheront le plus haut niveau de handball possible lors de cette finale de Coupe de France. En ligue de mire, une quatorzième Coupe de France, la cinquième en cinq saisons. Crédit photo : Mikaël Frank / Let’s Go Metz