« Les manques nous font du mal » : pas de miracle pour le FC Metz face au PSG

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« Les manques nous font du mal » : pas de miracle pour le FC Metz face au PSG

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Impuissant, le FC Metz a vu le PSG dérouler tranquillement sa partition sur sa pelouse du Parc des Princes, samedi 21 février 20262 (3-0), dans un match où on ne pouvait, de toute manière, pas espérer grand chose. Les Grenats restent lanterne rouge de Ligue 1.

Il fallait être porté par un fulgurant optimiste pour imaginer les Messins rentrer en Moselle avec autre chose que rien de leur déplacement dans la capitale. Les hommes de Benoît Tavenot n’en menaient pas large face à un Paris Saint-Germain qui « respirait » en pleine semaine européenne. Et ne pouvaient, de toute manière, pas espérer mieux.

Après avoir eu « très peur » lors de son déplacement au stade Saint-Symphorien mi-décembre, avec une victoire obtenue dans la souffrance (2-3) face aux Grenats, Luis Enrique n’a pas eu à s’inquiéter cette fois-ci. « Ils ont montré qu’ils pouvaient jouer, presser, et qu’ils savaient défendre, a réagi l’entraîneur espagnol au micro de Ligue 1+. Ça a été difficile les deux matches, je valorise et loue de manière très positive ce qu’a fait Metz aujourd’hui. ».

Ces déclarations, si elles arrivent jusqu’aux oreilles des Grenats, auront peut-être le goût d’une maigre consolation. Car dans le fond de jeu, il n’y avait pas photo entre les deux équipes et le sort de la rencontre était rapidement plié.

Cueillis à froid

Sur la première occasion parisienne, partie d’une passe en profondeur de Warren Zaïre-Emery, Désiré Doué et Achraf Hakimi étaient oubliés à la limite du hors-jeu par la très haute défense messine et le premier avait tout le temps d’ajuster Jonathan Fischer, qui ne pouvait que constater les dégâts d’entrée de jeu (2′, 1-0).

La frappe de Désiré Doué menant au premier but des Parisiens. Photo : Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport

Malgré d’honorables intentions affichées dès les premières minutes, avec une certaine envie de créer du danger offensivement, le FC Metz se heurtait – sans surprise – à une équipe parisienne d’un niveau technique largement supérieur. Si quelques centres étaient tentés par les Messins et notamment Giorgi Tsitaishvili, peu de ballons inquiétaient Matveï Safonov.

Les Parisiens, eux, pouvaient toutefois regretter un certain déchet dans le dernier geste qui aurait pu s’avérer très vite fatal pour la bande à Habib Diallo (21, 24′). Jusqu’à cet ultime corner de la première période, qui permettait finalement au PSG de doubler la mise en deux temps : après un premier arrêt réflexe de Jonathan Fischer sur sa ligne, Bradley Barcola reprenait de la tête le ballon renvoyé de volée par Gonçalo Ramos (45’+3, 2-0).

En gestion, le PSG allait rapidement lever le pied. Sans forcer, Gonçalo Ramos profitait de la récupération proche de la surface de Lucas Hernandez pour inscrire le troisième but d’une puissante frappe du gauche (3-0, 77′). Tout juste après la tentative de Jessy Deminguet fuyant la lucarne gauche parisienne…

Appel au sursaut mental

« Les joueurs étaient engagés encore une fois, je ne peux pas dire qu’ils ne l’étaient pas, confie Benoît Tavenot après la rencontre. Mais on a des manques pour réaliser un match comme ça avec le Paris Saint-Germain. […] Et les manques nous font du mal… », appuie à juste titre l’entraîneur.

Sans solution miracle apparente mais avec encore quelques occasions de pouvoir redresser la barre d’ici la fin de saison, Benoît Tavenot espère encore redresser la barre. « Il faut progresser, répète à l’envi l’entraîneur. La place de barragiste est encore atteignable, même si demain, ça gagne devant. Après, plus ça avance, moins on prend de points, la fenêtre se rétrécit… mais il y a toujours une fenêtre », assure le coach messin.

Comme à son habitude, Giorgi Tsitaishvili a tenté de créer le danger dans la surface adverse. En vain cette fois-ci. Photo : Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport

Et l’entraîneur d’en appeler à un sursaut psychologique, non seulement de ses joueurs, mais aussi de l’entourage du club au sens large, alors qu’il reste un gros tiers de la saison à jouer. « Moi, je suis revenu il y a un mois. Mais ça fait huit mois ou neuf mois que j’entends : le FC Metz, ils vont descendre. Les joueurs, depuis la préparation, ils entendent qu’on va descendre. Ce n’est pas possible », juge Benoît Tavenot.

« À un moment donné, il faut changer le logiciel. Et quand tu l’entends tous les jours […] c’est dur. Donc moi, je m’efforce tous les jours de dire qu’on ne va pas descendre. On va regagner un match et on va avancer. Tous les jours, tous les jours, tous les jours, tous les jours. Et s’il n’y a que moi qui y croit, ça ne va pas fonctionner. » Le message est passé…

au Parc des Princes, à Paris, Mehdi Abirez.

PSG 3 – 0 FC Metz

Paris Saint-Germain : Safonov – Hakimi (c), Zabarnyi, Beraldo, Hernandez – Zaïre-Emery, Dro Fernandez (Joao Neves, 63′), Lee (Vitinha, 63′) – Barcola (Kvaratskhelia, 63′), Ramos, Doué.

FC Metz : Fischer – Kouao (Abuashvili, 66′), Sané, Yegbe, Ballo-Touré (Deminguet, 66′) – Touré (Kvilitaia, 78′), Gbamin, Traoré – Michal (Sarr, 66′), Diallo (c), Tsitaishvili (Mbala, 88′).

Buts : Doué (2′), Barcola (45’+3), Ramos (77′)

Avertissements : Gbamin (31′),

Arbitre : Abdelatif Kherradji.

Photos : Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport