137 La situation était devenu bien trop difficile pour que Stéphane Le Mignan envisage de continuer l’aventure au FC Metz. Après une saison et demi à la tête de l’équipe première, le coach est remercié ce mardi 20 janvier. Un certain Benoît Tavenot prend le relais jusqu’à la fin de saison. La tâche s’est finalement révélée insurmontable pour le technicien breton. Stéphane Le Mignan a été remercié après une nouvelle déconvenue dans le derby. La défaite contre Strasbourg aura donc été celle de trop, alors que la situation comptable du FC Metz après dix-huit journées est pour le moins inquiétante (12 points). L’électrochoc espéré après la gifle reçue face à Montpellier n’a finalement pas eu lieu et a poussé le président Bernard Serin à limoger son entraîneur. 🔀 Le FC Metz annonce un changement d’entraîneur.𝗦𝘁𝗲́𝗽𝗵𝗮𝗻𝗲 𝗟𝗲 𝗠𝗶𝗴𝗻𝗮𝗻 est déchargé de ses fonctions, 𝗕𝗲𝗻𝗼𝗶̂𝘁 𝗧𝗮𝘃𝗲𝗻𝗼𝘁 est nommé à la tête du groupe pro 🆕— FC Metz ☨ (@FCMetz) January 20, 2026 Passé par toutes les émotions Une nouvelle fois, c’est après être passé par toutes les émotions que l’entraîneur rend ses clés. Arrivé à l’été 2024 après avoir goûté une première fois aux joutes de la Ligue 2 avec l’US Concarneau, « SLM » avait tout une réputation à construire, lui qui n’avait jamais entraîné un club du gabarit du FC Metz. Cela passera par un plan de jeu propre à ses principes : un jeu qui se veut construit et qui implique tous les acteurs sur le terrain – gardien compris. Des idées qui permettront aux Grenats de cheminer une nouvelle fois vers la Ligue 1 au terme d’une saison dantesque, conclue par un barrage victorieux contre le Stade de Reims. Fort d’un effectif composé, entre autres, de joueurs aguerris – Stambouli, Hein… – et d’un mercato qui semblait intéressant – Gbamin, Tsitaishvili… – du point de vue des suiveurs, le technicien breton maintiendra la même approche pour ses premiers matchs dans l’élite du football français. Du fond mais trop de contre-performances Mais voilà, même si le fond semble, au départ, être cohérent et se démarquer de la pauvreté dans le jeu des précédentes saisons, le bilan comptable ne décolle pas. L’équipe enchaîne les contre-performances à domicile contre des concurrents directs (matchs nuls contre Angers, Le Havre) avant les humiliations à l’extérieur (Toulouse, Lille), et s’enfonce en tant que lanterne rouge dans le classement. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de faire évoluer son plan de jeu, ses compositions jusqu’à mettre le capitaine sur le banc. Il faudra attendre neuf journées, vingt-six buts encaissés et six marqués avant de voir le FC Metz savourer sa première victoire. Un léger répit pour l’entraîneur qui a toujours clamé que dans ce contexte, l’avenir du club était plus important que le sien. Quelques semaines plus tard, alors que le contexte autour de l’institution devient pressant, il a donc été acté que la suite s’écrira sans lui. Et pour le remplacer, pourquoi ne pas faire du neuf avec du vieux ? Bernard Serin a choisi Benoît Tavenot, ancien adjoint de Frédéric Antonetti, pour prendre le relais, à minima jusqu’à la fin de saison. Tavenot était libre de tout contrat depuis qu’il avait quitté le club du SC Bastia fin octobre 2025, après un début de saison cataclysmique en Ligue 2. Un choix pour le moins surprenant qu’il faudra juger sur pièce, et pas plus tard que dimanche face à l’OL. Crédit photo : Mikael Frank/LGM (Image en Une) – Julien Buret/LGM et Nicolas Martino/LGM