Rencontre avec la Tribu Palestra Metz

« Pour maîtriser l’art du combat, il faut en saisir la philosophie. Sans esprit, le corps est sans utilité. »

Non ce n’est pas une réplique d’Obiwan Kenobi dans l’Empire Contre-Attaque, mais un adage du célèbre maître en art martial, Yew Ching Wong.

En fouillant un peu sur la toile tu trouves plein de citations de ce genre, toutes plus subtiles et marquantes les unes que les autres. Mais lire des haïkus sur internet c’est bien, poser les pieds sur un tatami c’est encore mieux…

Et ça, les membres de la Tribu Palestra Metz l’ont bien compris. A commencer par Dylan, l’un des responsables de ce club d’art martial. Entretien.

LGM : Comment a démarré l’aventure Palestra ?

DB : La Tribu Palestra est née en 2016, en tant que section du CSAG, le Club Sportif et Artistique de la Garnison (militaire) de METZ. C’était la section « Crossing contact ». Le but était de fédérer une activité physique au sein de l’active militaire en profitant des compétences sportives de certains d’entre eux (Krav-Maga, Self-Défense, Taekwondo, Muay-Thaï, Jiu-jitsu Brésilien ou encore Cross-fit, comme tu peux le constater, bien en lien avec le nom de la section). Cela s’apparentait un peu à du MMA (mixed martial arts) dans un très bon état d’esprit.

 

LGM : Et donc la « section Crossing Contact » est devenue « la Tribu Palestra Metz » ?

DB : En 2018, la section prend une toute autre tournure lorsqu’elle apprend le départ de certains de ses encadrants militaires pour des raisons diverses, notamment des mutations comme elle pouvait s’y attendre… Malgré cela les membres fondateurs ont décidé de continuer l’aventure avec le CSAG mais en prenant leur indépendance, en créant l’association « Tribu Palestra Metz », nom qui était déjà dans les tuyaux dès le départ avec comme référence la palestre qui était dans la Grèce antique, un lieu où l’on pratiquait la lutte, la gymnastique et d’autres exercices physiques, puis « Tribu » pour le côté familial de la bande de potes qu’on était.

 

 

LGM : Malgré le départ de certains cadres et éducateurs, vous avez pu garder la même ligne sportive ? 

DB : Nous nous sommes très vite orientés vers la pratique du Muay-thaï car c’est cet art martial qui connaissait le plus de succès au sein des membres fondateurs restants, tombés pleinement sous le charme des valeurs saines et culturelles que peuvent laisser transparaitre cette discipline.

 

 

LGM : Il existe certainement d’autres clubs en France, vous faîtes des compétitions ?

DB : Nous avons continué sur notre lancée en recrutant un entraineur expérimenté et en nous affiliant à l’AFMT (Académie Française de Muay-Thaï) qui prône une pratique traditionnelle, digne des plus grands Nak Muay thaïlandais, ce qui nous a permis de faire quelques compétitions dès notre première année d’affiliation. Dans le cadre de notre développement, nous allons nous affilier cette année dans la plus importante fédération de sports de contact reconnue par l’état, la FFKMDA (Fédération Française de Kickboxing, Muay-thaï et disciplines associées) ce qui nous permettra de former à nouveau notre entraineur et d’envisager la pratique du Kickboxing et du K1 rules en compétition.

 

 

LGM : Vous êtes pour le moment une petite section d’une vingtaine de membres, mais vous cherchez à vous développer ?

DB : Nous travaillons actuellement sur la communication autour du club pour obtenir une certaine notoriété, mais ça viendra tout seul avec les futures participations aux championnats régionaux/nationaux et la bienveillance de nos licenciés, nous n’avons pas d’objectif en terme d’adhérents, le but primaire est de continuer à prendre du plaisir et surtout à fédérer.

 

LGM : Quelle est la fréquence des entraînements, et qui peut participer ?

DB : Afin de s’adapter aux différents rythmes de vie, on propose 3 entrainements par semaine, les Mardis et Jeudis de 19h à 21h et les Samedis de 10h à 12h. Les séances sont mixtes, ouvertes aux débutants ainsi qu’aux confirmés dès 4 ans (mais pour l’instant notre plus jeune licenciée n’a que 13 ans), avec la possibilité de profiter de 2 séances d’essais avant de se lancer définitivement.

Nous misons sur une cohésion de groupe afin que tous les membres du club progressent en profitant des nombreux bienfaits transmis par l’art martial pratiqué (dépassement de soi, lutte contre le stress, le respect, la discipline, etc…).

 

 

Retrouvez toutes les infos sur la page Facebook Tribu Palestra Metz et sur www.tribupalestra.fr

 

Propos recueillis par Gérald.