Metz Canonniers – ES Prissé-Mâcon : le retour des héros

La soirée s’annonçait bruyante et festive au complexe saint Symphorien en ce Samedi d’automne pour la rencontre entre les Canonniers et l’étoile sportive de Prisse Mâcon. Les visiteurs d’un soir, lanternes rouges de la poule D étaient accueillis par les cuivres et les percussions de la fanfare de Longuyon. Ambiance.

Pour affronter l’étoile sportive, Philippe Ory et son staff ont opéré un changement de taille dans le 5 majeur, David Sainsburry Garcia qui était encore incertain en début de journée débutera la rencontre sur le banc :

Meneur : Damien Jean-Joseph
Arrière : Matthew Lee
Ailier : Henok Affa
Ailier fort : Michel Nsimba
Pivot : Mahamadou Doucouré

A noter l’arrivée tant attendue d’Etienne Ory et le retour de Mickaël Baibet dans le groupe. Mamedy Diawara et Mattieu Rigaux ne sont pas en tenue ce soir.

1er quart temps

L’entre deux est remporté par Doucouré avec une première possession pour les Canonniers, mais ce sont les Mâconnais qui ouvrent la marque. L’égalisation de Henok Affa ne se fait pas attendre, ce dernier va ensuite prendre le rebond et partir seul pour doubler le score des grenats. Henok est intenable au rebond défensif en ce début de match, et propulse Matthew Lee qui va provoquer la faute avec un reverse lay up, il obtient un and one et inscrit son lancer franc bonus.

3.30 et déjà 6 points pour Henok Affa.

Le premier temps mort intervient au bout de 4.48 dans le premier quart-temps et est pris par l’entraîneur de l’Etoile : 11-06.

Lee ajoute 3 points dès la reprise. L’arbitre semble déjà dépassé par l’événement malgré des défenses pour le moins intrusives et laisse passer des fautes grossières.

Damien Jean-Joseph sort et est remplacé par Étienne Ory qui fait ses débuts sur le parquet Messin.

A 2 minutes de la fin du 1er quart temps, les Mâconnais passent devant pour la première fois du match : 14-15.

Le temps mort est demandé par le banc messin. Au retour, l’ESP aggrave l’écart à 14-18. Matthew Lee cède sa place à Damien Jean-Joseph et Mickaël Baibet remplace Michel Nsimba. Henok Affa continue son festival dans ce premier quart et réduit la marque. Un 3 points sur le buzzer donne une avance de 18 – 23 à Mâcon. 4 Fautes d’équipe ont été commises par les Canonniers contre 1 seule pour Mâcon. Metz doit encore faire preuve de plus d’agressivité.

 

 

2ème quart temps

L’entrée en jeu de David Sainsbury Garcia qui marque rapidement ses premiers points fait clairement du bien dans ce 2ème quart temps. Les Canonniers reviennent à hauteur des Mâconnais et reprennent même l’avantage 27-25.

Lee manque 2 lancers francs mais Sainsbury Garcia est présent au rebond offensif et marque 2 points. Malgré ce double échec, l’américain fait le spectacle en attaque et porte le score à 35-27.

Les Canonniers ont repris la main dans ce match mais tout reste encore à faire face à des Mâconnais accrocheurs, bien que privés de joueurs majeurs.

Mi-Temps : 40 -34

 

 

3ème quart temps

Le rythme est donné par les Mâconnais qui ajoutent 3 points d’entrée et réduisent l’écart.

David Sainsbury Garcia enchaîne les gestes de grande classe en ce début de 2ème mi-temps.

Sortie de Ory et entrée de Jean-Joseph à la 2ème minute du QT.

Le match est plus décousu pendant ce 3ème quart temps, il y a beaucoup de déchets. Les finitions sont précipitées et le score n’évolue que peu. Les messins sont à +11 au bout de 5mn 51-40.

Lee aggrave le score 53-40 sur un shoot sur la ligne que tout le monde avait vu en dehors du cercle. Les Mâconnais peinent clairement en attaque en cette deuxième période. Jean-Joseph mène son équipe avec beaucoup de leadership et récupère tous les ballons en défense. L’écart se creuse encore 60-42, les Mâconnais sont étouffés et ne trouvent pas la solution.

Les lacunes collectives des premiers matchs semblent gommées et c’est sur un lay up qu’Henok Affa conclut ce quart temps et alourdit le score en faveur des Canonniers : 64-44. L’Étoile ne reviendra pas.

 

 

4ème quart temps

Le match repart sur les mêmes bases et Henok Affa nous gratifie d’un petit dunk des familles qui fait se lever la salle. L’ambiance est électrique et le public au rendez-vous et les canonniers ne tardent pas à infliger un + 30 aux pauvres Mâconnais qui ne savent plus où ils sont. Sortie de Mahamadou Doucouré, qui a assuré plus que sa part de dirty work ce soir, pour Michel Nsimba, il reste 7 minutes. Patrice Mbianda ajoute 3 points et la messe est définitivement dite.

Les 5 dernières minutes s’apparentent à du garbage time, l’écart n’évoluera plus et le match s’achève sur un score de 86-58 pour les messins. Vous avez bien lu, + 28 messieurs-dames !

La hiérarchie a été respectée et les Canonniers n’ont pas tremblé ce soir sur le parquet de Saint-Symphorien. Une victoire qui fait du bien au moral, et qui nous dévoile tout le potentiel de cette équipe. Un collectif en nette progression qui n’aura fait qu’une bouchée de la lanterne rouge Mâconnaise.

 

 

La réaction à chaud de Damien Jean Joseph

Après le match nous avons pu recueillir la réaction à chaud de Damien Jean-Joseph, meneur de jeu de l’équipe et véritable artisan de cette victoire de chaque côté du terrain.

Let’s Go Metz : Bonsoir Damien, félicitations pour ton match et cette belle victoire. Est-ce que tu peux nous donner tes impressions sur cette rencontre ?

Damien Jean Joseph : Je pense que c’est la suite logique du match que l’on a fait la semaine dernière à Holtzheim ou on avait fait un vrai bon match de basket. On est tombé sur une très bonne équipe mais on a montré les valeurs de combat, de volonté, de partage et de collectif et je trouve qu’aujourd’hui on commence à entrevoir ce que l’on travaille à l’entrainement depuis trois semaines.
C’est la continuité de notre travail et je suis vraiment content pour l’équipe. On devait une belle victoire à notre public par rapport au dernier match à domicile et j’espère que ce soir on s’est fait pardonner correctement.

 

 

Le prochain match des Canonniers aura lieu à l’extérieur et les opposera à l’Étoile de Charleville-Mézières le 26 Octobre.

 

Rédaction : Gérald Russello & Melissa Fisselier
Crédit photo et interview : Matthieu Henkinet