Let’s Go Stuttgart : Voyage sur les terres de Benjamin Pavard

Bonjour, ou plutôt Guten Tag !

Débrief un peu spécial aujourd’hui, je ne vais pas vous parler de la formidable victoire de nos Grenats (3-0) sur la pelouse de Niort mais bien du VfB Stuttgart, club de notre Französisch champion du monde à la frappe de bâtard : Benjamin Pavard.

Replaçons les choses dans leur contexte. Stuttgart est actuellement mal en point en Bundesliga (16ème sur 18), dans une position de barragiste. Le VfB s’apprête à recevoir Hoffenheim (club ayant affronté l’OL en Champions League cette saison) dans le derby du Baden-Württemberg, Land situé tout au sud-ouest de l’Allemagne, à la frontière donc de notre belle région du Grand-Est.

 

C’est en effet un derby car 90km séparent les deux villes de Stuttgart et d’Hoffenheim.

Mais pourquoi Stuttgart direz-vous ? Stuttgart, le Metz allemand dans l’art de la lose ?

Et bien il y a un peu de ça il est vrai… Car le VfB Stuttgart ne se résume pas à Benjamin Pavard.

C’est un club historique de Bundesliga, champion d’Allemagne en 2007 pour la 5ème fois de son histoire, qui a sorti de son centre de formation des joueurs comme Sami Khedira, Joshua Kimmich, Timo Werner, Antonio Rüdiger, ou encore l’actuel vice-capitaine du club, la légende revenue en janvier 2018 au VfB, Mario Gomez.

Vous l’aurez compris, Stuttgart pèse lourd dans l’histoire de la Bundesliga. D’autant plus que ce club possède un formidable outil : la Mercedes-Benz Arena, où l’ambiance y est phénoménale (comme dans énormément de stades en Allemagne je vous l’accorde).

C’est donc pour toutes ces raisons, que la Team LGM s’est organisée ce petit déplacement sympa outre-Rhin.

C’est plus Let’s Go Metz, c’est Let’s Go Stuttgart wola !

Nous nous mettons donc en route vers 10h du matin pour environ 3h de route et 300km de Metz à Stuttgart dans la voiture du boss. Le mister a ramené le matos, il est déjà au taquet.

Après 1h30 de trajet, nous arrivons aux abords de la frontière allemande et qui voyons-nous ? Des gilets jaunes !

Un homme me tend un prospectus à travers la vitre passager, que je pris avec amusement et plaisir. Totalement dans mon trip allemand, je répondis « Danke Schön » à cet homme au fort accent alsacien.

RIC ? hein ? Je vous avoue que je préfère Negan dans The Walking Dead

Nous passons alors le Rhin, on est en Allemagne !

Et qui dit Allemagne dit… Autoroute sans limitation de vitesse ! Kévin se fait plaisir au volant (en toute prudence bien sûr), on aperçoit les premiers panneaux Stuttgart !

Nous arrivons donc à Stuttgart après avoir fait bon voyage. Et même en ne parlant pas un fichu mot d’allemand, il y a certaines choses qu’on peut comprendre facilement…

On espère alors que ce n’est pas un signe prémonitoire pour le match…

Après avoir trouvé une place de parking, nous arrivons à proximité du stade sous un ciel radieux, environ 2h avant le coup d’envoi. Le peuple est déjà bien présent, c’est pas le Boulevard Saint-Symphorien les soirs de match…

On a donc pas mal de temps devant nous pour profiter de l’atmosphère autour du stade, on décide d’aller jeter un œil à la boutique.

Je sors sans achats et le vigile me baragouine un truc en allemand que je n’ai évidemment pas compris, j’essaye de lui répondre en allemand :

« Euuuh… Jawolh, und you ? »

On parvient finalement à se comprendre grâce à la langue de Shakespeare.

En sortant de la boutique, on la chance de voir la Porsche Arena, salle omnisports située juste à côté de la Mercedes-Benz Arena.

C’est sûr que ça a une autre gueule que le Car Avenue Stadium ou la Renault Kangoo Arena

Après cet instant touriste digne de chinois à Paname, on se dirige vers nos places dans le stade, environ 1h avant le coup d’envoi.

On s’apprête enfin à découvrir la fameuse saucisse allemande et la (vraie) bière dans les stades. Je commence même à prendre mes aises en allemand :

« Ein bier Pils und ein Bratwurst bitte ! »

Vraiment pas mal les buvettes des stades allemands !

Une fois servis, nous nous dirigeons vers nos places et nous découvrons l’antre du VfB Stuttgart de l’intérieur…

Mes yeux s’écarquillent, le stade est absolument splendide.

L’émerveillement passé, je savoure tranquillement ma bière.

Je vois alors au loin le Grayou allemand, un crocodile prénommé Fritzle !

L’arène se remplit petit à petit, les supporters d’Hoffenheim tout de bleu vêtus lancent les hostilités, le kop de Stuttgart répond.

Un « SCHEIßE STRASSBURG » sort alors de ma bouche à l’encontre du parcage visiteur, on change pas un Messin…

Parcage relativement propre quand même, faut être honnête.

Le match s’apprête à commencer sous le fameux « Enter Sandman » de Metallica, c’est l’instant tifo pour les ultras de la Cannstatter Kurve

 

Le stade commence déjà à s’enflammer…


 

Côté terrain, les coéquipiers de Benjamin Pavard débutent le match avec beaucoup d’envie, dominant même leur rival.

Une fois passé l’orage, les hommes du jeune génie allemand Julian Nagelsmann (31 ans, qui entrainera le RB Leipzig la saison prochaine) prennent peu à peu le contrôle des débats et se montrent les plus dangereux.

Les Bleus se procurent une situation très chaude dans la surface du VfB mais Benjamin Pavard va claquer un contre à la John Boye pour éloigner le danger, peut-être le numéro 21 qui veut ça…

On pense que Stuttgart est hors de danger mais une climatisation va arriver peu avant la mi-temps… Andrej Kramaric, le vice-champion du monde croate, ouvre le score pour le TSG Hoffenheim.

 

OUVERTURE DU SCORE : 0-1 !

L’arbitre siffle la mi-temps, j’en profite pour aller me chercher à nouveau une bière. Énorme cœur sur le mec de la buvette qui me donne un gobelet à l’effigie du Olivier Giroud allemand, le magnifique Mario Gomez.

Reprise des débats, Hoffenheim continue à se procurer des occasions mais Stuttgart résiste et se montre même dangereux.

La lumière viendra finalement du suisse Steven Zuber, prêté par… Hoffenheim, qui profite d’un centre d’Andreas Beck, lui-même ancien joueur… d’Hoffenheim, pour tromper le gardien Oliver Baumannd’Hoffenheim.

ÉGALISATION ! 1-1 !

Le numéro 9 ira célébrer son but avec Fritzle, la mascotte !

Le match a même failli basculer du côté du VfB grâce à l’entrée de Daniel Didavi, le Marvin Gakpa local.


En toute fin de match, le gaucher délivre un bon ballon qui file le long de la ligne de but pour les deux argentins du VfB mais Nicolas Gonzalez puis Santiago Ascacibar sont trop court pour porter l’estocade…

LE MATCH S’ACHÈVE SUR UN SCORE NUL : 1-1 !

Stuttgart prend un bon point dans la course au maintien. De notre côté on s’est régalé en terme de football et de jeu. On en a pris plein les mirettes devant cette ambiance et ce stade.

Il n’y a pas à dire, on a beaucoup à apprendre des allemands là-dessus…

On quitte alors le stade pour rentrer chez nous, dans notre douce France, après avoir vécu une belle expérience culturelle et footballistique.

Avec, cerise sur le gâteau, des petits concerts improvisés autour du stade, parce qu’après tout Stuttgart

You’re my wonderwall !

 

Crédit photos : Vfb Bilder

L’album photo complet du match par VfB Bilder : VfB Stuttgart – TSG Hoffenheim

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