PSG-Metz : Le débrief (de la honte) de Junior

Amis messins, bonjour.

C’est non sans amertume que je prends la peine de vous écrire après cette funeste soirée de septembre au Parc des Princes.
L’énervement, la rancune, la honte sont tels ce soir que le costume de Junior, le sale gosse mal élevé, est ressorti de lui-même du placard, alors qu’on se pensait débarrassés pour de bon de cet enfant impoli et impertinent, tant le FC Metz était sur la bonne voie. Seulement voilà…

Après un début de saison compliqué (on commence gentiment), soldé par 2 défaites 1-0 (même 3 si on compte celle du match amical qui n’a jamais existé face à un club dont le palmarès n’a jamais existé), où l’animation offensive a oscillé entre le moyen et le cataclysmique, c’est avec une boule au ventre et un Mr Hankey dans le caleçon que le FC Metz se déplaçait au Parc des Princes, pour y affronter le finaliste malheureux de la dernière Coupe Covid, enfin son équipe B…

Entre positifs au Covid, blessés, suspendus… C’est un PSG amoindri et avec 2 défaites au compteur (dont une contre Lens putain, LENS !), que les Grenats vont défier au Parc des Princes. De quoi aller chercher les 3 points ? Pep Hognon met en tout cas tous ses atouts (financiers) dans la balance en titularisant Habib Diallo de cristal aux côtes d’Ibrahima Niane. Farid “le magnifique” Boulaya prend place derrière les deux attaquants, dans une composition qui ressemble nettement plus à une équipe de foot que le 5-4-1 hybride gerbant vu à Lille.

C’est avec cette équipe résolument offensive sur l’échelle du 5-4-1 hybride, que les Grenats débutent la rencontre. A la manière de leur début de saison, les hommes d’Hognon sont solides derrière. Seulement le football ne se joue pas que sur un côté du terrain…

Avec 33% de possession, le FC Metz n’a exploité que très faiblement ses situations de contre, en témoigne le nombre de tirs cadrés messins : UN !
Une impuissance et une apathie offensives inexplicables, qui vont perdurer malgré l’exclusion de Diallo (celui de Paris, pas celui de Metz qui est prié de partir contre un gros chèque, on va en reparler plus tard).

Les parisiens seront même réduits à 9 après la sortie sur blessure de Bernat. Metz n’en profitera toujours pas et ne jouera pas les coups à fond, malgré la double supériorité numérique. “On se chie dessus !”

C’est alors que l’inconcevable se produit. Dans les derniers instants du match, le Bagarre Saint-Germain ouvre le score et jette le froid et la honte sur une équipe messine qui au final, mérite un peu ce qui lui arrive tant elle refuse de prendre le contrôle des matchs.

Un but qui caractérise à lui seule le terme faute professionnel. A 7 contre 3, le FC Metz concède un but assassin par un joueur qui ne met plus un pied devant l’autre depuis l’an 40. Au-delà de l’erreur coupable et intolérable d’Angban qui laisse filer tout seul Draxler jusqu’au but, c’est toute une mentalité collective qui est à revoir sur cette action. On est loin du “hasard” ou de la “faute à pas de chance”.

En effet, si le novice peut voir là une forme de malchance, ces buts dans les derniers instants des matchs sont tout sauf un hasard. Quelque soit la soupe à l’Hognon sur les “erreurs individuelles” que l’entraîneur messin va nous servir, une profonde remise en question est bien nécessaire pour ne pas envoyer cette équipe dans le mur, tant les investissements réalisés par la direction ont été colossaux.


Une attaque qui n’a rien d’offensif

Avec aucun but en 3 rencontres, le FC Niane fait triste mine en ce début de saison. Le numéro 7 grenat, bien que pas aidé par ses soutiens (Opa Nguette ?), symbolise à lui seul l’apathie offensive messine. Au-delà de son inefficacité dans la finition, l’attaquant semble faire tous les mauvais choix techniques possibles. Le costume d’Habib Diallo est-il finalement trop grand pour un joueur qui n’est pas référencé ?


Le cas Habib Diallo

Préparé dans une bulle de verre en vue d’un éventuel transfert, Habib Diallo est complètement hors de forme. Seulement voilà, le dossier Diallo tarde à se finaliser et le spectre du meilleur buteur du FC Metz depuis 2 ans plane au dessus d’une équipe qui était totalement dépendante de lui. Utilisé quelques minutes par ci par là, le buteur n’est pour l’instant que l’ombre de lui-même et fort à parier que sa valeur marchande a chuté depuis le début de saison. Il est fort probable que les amoureux du FC Metz pleurent une vente au rabais quand celle-ci s’effectuera. Un dossier mal géré qui coûtera cher au club ?

Si nous étions tous optimistes avant le début de saison, il n’aura fallu que 3 matchs pour que le FC Metz retombe dans ses travers et fasse de nouveau peur… à ses propres supporters ! Après seulement 3 matchs, il faut déjà tirer le signal d’alarme et la réception à venir du Stade de Reims est déjà primordial. Faites des provisions de pâtes et de PQ, dévalisez les magasins car croyez-moi, l’enfer ne fait que commencer…

Junior


Crédit photos : Matthieu Henkinet (LGM), et DR (image à la une)

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