What now my love? – L’humeur de Fox Mulder

« Tu connais le sens du mot « Némésis » ? Un juste châtiment légitimement infligé par l’intermédiaire ou au moyen d’un agent approprié, personnifié en l’occurrence par un redoutable salaud : moi. » (Tête de brique)

Attention, il est possible, voire probable, que des insultes, des mots vulgaires et beaucoup de frustration transpirent de ce billet d’humeur, alors si tu n’as pas 18 ans, clique sur « je sors« , ou alors demande à ta mère qu’elle vérifie d’abord.
23h00, je me serais bien fait un chocolat chaud, avec quelques tartines de nutella, mais non bien entendu je n’ai ni cacao, ni nutella.
La vie est tellement injuste.

Ce sera donc un double déca, et de la musique triste de films SF pour écrire cette énième humeur défaitiste.
L’amertume m’avait déjà envahi depuis longtemps, mais il restait de la place pour un peu de désespoir.
Le match de la peur… Tu te rends compte à quoi on en est réduit ? Craindre la venue d’Amiens.
Qu’est-ce qui a bien pu se passer?…
Je m’étais posé la question plusieurs fois : « J’y vais, j’y vais pas, j’y vais, j’y vais pas? »
Pis finalement j’y suis allé.

D’ailleurs on devait être à peu près 15000 con-nes à s’être posé la même question et à finalement décider d’aller se geler les couilles dans l’enceinte de la lose.
Welcome to Saint Symvautrien Stadium! Là où l’on prône la culture de la défaite, la stratégie de l’échec, la vraie.
Pardon, je ne devrais pas insulter l’ensemble des spectateurs, mais c’était pour la figure de style et le bonheur de m’essayer à l’écriture inclusive.
Il n’y avait effectivement pas 15000 con-nes au stade, par contre plusieurs milliers de connards et de connasses ça c’est certain.

Toujours les mêmes d’ailleurs qui aiment siffler notre équipe et notre gardien en particulier lors du retour des vestiaires alors que le seul véritable problème à ce moment de la soirée pour nos grenats c’est la confiance en soi. Alors comme d’habitude, les siffleurs allez donc chier dans une fiole et foutez-nous la paix, laissez-nous donc entre supporters.
Et ne croyez pas que parce que vous venez depuis 30, 40 ans au stade, que ça vous donne le droit d’être débil-es, vous les vieux cons qui aimez tant cracher sur les corps encore fumants de nos pauvres guerriers.
« Pour un porc affamé, des morceaux de cadavre c’est du coq au vin pour un poivrot. » (Tête de brique, encore lui!)

8 euros, ça fait cher le fiasco!

Arrivé en tribune Est, première bonne nouvelle de la soirée, la sono est de nouveau en rade.
Cool! Merci… Quand je pense qu’on a râlé pendant 2-3 saisons pour qu’ils la réparent, maintenant qu’elle crache de nouveau ses tubes de merde à la sauce Direct FM, qu’elle nous bousille les esgourdes depuis des mois avec Despacito et nous fait régulièrement apprécier le talent de notre speaker, on en vient à se réjouir qu’elle tombe en panne. Vous savez quoi? Laissez tomber les réparations s’il vous plaît, c’est très bien comme ça.
C’est donc purement visuellement que nous avons pu apprécier la compo du jour, avec la titularisation entre autre de Chris Magic Phillips en défense centrale à la place de Bisevac (qui était incertain avant la rencontre pour cause de blessure à la cuisse), mais aussi celle de notre « tire ailleurs » sénégalais Zlatan IbrahimoNiane aux côtés de Nono le ptit robot Roux.

Sur le banc, Philipp Wollscheid était donc tout logiquement présent. A son propos d’ailleurs, sachez, si vous ne l’avez pas lu cette semaine, que Pipo Gaillot refuse de voir en lui une erreur de casting. Plus précisément, il a dit « Ce serait le cas si on ne pouvait pas aligner deux défenseurs centraux performants. Or, là, c’est le cas.». Allez encore un effort, une petite blessure ou une suspension de Niakhaté et on pourra se marrer un peu. C’est tout ce qu’il nous reste après tout.
Et nos mouchoirs pour pleurer.

Pendant ce temps, en section ultra, ça bâchait, d’Est en Ouest, des « Supporters ≠ criminels« .

Et comme les dernières fois sur le terrain, ça démarrait plutôt bien, avec de la consistance, de la hargne, de l’envie, des actions.
En particulier lorsqu’Opa Grandpastyle mystifiait pour la première fois de la soirée les défenseurs amienois, obligés de faire une faute grossière dans la surface.
Tout le monde l’a vue, et dixit un ami resté chez lui, même les commentateurs parisiens l’ont vue sur le ralenti.
Tout le monde sauf bien évidemment monsieur Anthony Gautier, arbitre chauve et nul de la ligue de football la plus infecte du monde, qui lui n’a absolument rien vu.

Ça y est, la soirée pouvait enfin commencer.

Quelques minutes plus tard, Opa, toujours lui, était retenu par le maillot dans la surface après un beau mouvement côté gauche. « Jouez!!! » criait le chauve.
A la 30ème minute c’est Nono qui était ceinturé au point de penalty sur un corner tiré par Dossevi. « Jouez!!! » criait de nouveau le chauve.
Je vais niquer tous tes morts sale chien! Tu comprends?
Les nordistes jouaient donc à 12 ce soir, et en profitaient très logiquement pour marquer sur une de leur rare percée de la première période.
Injustice.
T’as vu « un jour sans fin » avec Bill Murray? Tu sais le film où le type revit sans cesse la même journée dès le matin au réveil.

De retour des vestiaires, sous les huées donc de quelques milliers de prix Nobel de littérature, les mines étaient basses. Et ça sentait de nouveau la merde dans tout le stade.
C’est dingue ce qui se passe tous les weekends depuis des mois pour le FC Metz.
Quelques rares actions en deuxième mi-temps, encore un festival d’Opa mal récompensé, une faute flagrante à nouveau dans la surface sanctionnée par l’autre FDP d’un carton pour simulation de « Nono limit » Roux.
Et le 2ème but amiénois qui achèvait nos grenats.
Rien à dire sur la deuxième moitié de ce match, les types étaient abattus, frustrés, dégoutés.
Pas évident de se battre quand la réussite vous fuit, quand les efforts ne sont pas récompensés, et les fautes non sifflées. Et quand tes supporters t’ont lâché.
Image forte par exemple quand Didillon (auteur d’un match plus que moyen faut quand même l’avouer…) se gaufre littéralement sur son dégagement, sous les rires moqueurs de ce public de connaisseurs.
Perso j’en ai eu mal au cœur.
J’arrive encore à lui trouver des excuses et à me sentir coupable à leur place.

Le ciel nous est tombé sur la tête encore une fois, une fois de trop.
Plus que jamais derniers de la ligue 1 Conforama, les joueurs messins doivent désormais se battre contre eux mêmes, chasser les idées noires et retrouver très rapidement de la motivation, car mercredi c’est Marseille et sa troupe de joyeux lascars qui débarquent. On ne parle pas d’une pauvre équipe de promus, mais bien de l’Olympiqueuh de Marseilleuh con!
On va se faire ouvrir en deux.
Jouffrinho ne sera même pas présent pour claquer son coup franc dans la lucarne, vu que le pauvre homme s’est blessé à nouveau à l’entraînement. La semaine dernière j’avais prédit une nouvelle blessure dès le lundi, il aura attendu le mardi. On pense à lui, même si ça nous rend dingue. Pas sûr que le running gag le fasse sourire autant que nous.
La météo n’annonce pas un temps radieux cette semaine… c’est franchement pas exclu que la question se pose à nouveau : J’y vais, j’y vais pas?
Quoi qu’il arrive maintenant, l’objectif du club n’est plus vraiment le maintien, mais l’honneur.
Celui de ne pas se faire ridiculiser tous les weekends comme c’est le cas depuis le mois d’août.
Un petit mot sur Bernard Sauron, vieux moustachu aux joues bien rouges, comme le pinard qu’il ingurgite par intraveineuse : Nanard, tu nous l’a bien mise profonde encore une fois cette année. Tu t’en rends compte j’espère? Alors maintenant que t’as récupéré tes billes, va-t-en s’il te plaît!

La dernière lueur d’espoir qui nous maintenait encore en vie s’en est allée… elle aussi.
Alors laisse-nous mourir à petit feu, pour peut-être un jour renaître.
What now my love, now that you’ve left me
How can I live through another day…

L’hiver s’annonce pas fameux les amis, et ce n’est pas peu dire.
Putain ça fait mal…

Fox Mulder

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