Stéphane Borbiconi : « Casser la spirale et repartir de l’avant »

Toujours autant apprécié des supporters du FC Metz, Stéphane Borbiconi nous livre ses impressions sur le début de saison des grenats. Entretien avec un véritable amoureux du FC Metz.

Pour l’instant, que penses-tu du mercato messin ? 

Avec quatre matchs et quatre défaites, on ne peut évidemment pas dire que le mercato ait porté ses fruits. L’équipe a perdu beaucoup de joueurs cadres avec de l’expérience (Erdinç, Falette, Diabaté, Signorino, Mandjeck, Doukouré, Milan…etc) qui n’ont à mon sens pas été remplacés, alors forcément, c’est plus difficile. Malgré tout, il y a des bons jeunes, et des recrues arrivées tardivement mais qui devraient apporter au groupe (Roux, Rivière).

D’un point de vue personnel, trouves-tu inquiétant le début de saison du club ?

Évidemment avec zéro points sur douze et le PSG qui se profile, si nous ne sommes pas inquiets c’est que nous sommes inconscients ! Cela ne veut pas dire qu’on va descendre pour autant ! Il faut se battre, travailler et commencer à prendre des points. Le début de championnat conditionne souvent la première partie de saison jusqu’à Noël voir plus, surtout au niveau de la confiance. Il faut déjà réussir à se rassurer en arrêtant de perdre, reprendre confiance, casser la spirale et repartir de l’avant mais il faut faire vite !

Revenons à ta carrière au club, c’était qui ton meilleur pote au sein même du vestiaire ?

J’en ai eu plusieurs. Julien François avec qui je suis allé en sport-étude et que je vois toujours, même si désormais il est à Ajaccio, c’est un mec en or que j’adore. Mon regret est de ne pas avoir pu jouer en pro ensemble car nos carrières nous ont séparés. Sinon Sylvain Marchal, qui travaille au club, que je vois souvent, avec qui je jouais à Metz et qui fait partie de mes amis. D’ailleurs on joue encore ensemble à Thionville . Il y a Greg’ Leca aussi.

Tu as connu un retour au FC Metz en 2009 après ton départ en 2006, comment expliques-tu le retour plus compliqué que prévu qu’a eu Franck Signorino au FC Metz ? 

Franck a vécu une préparation tronquée à son arrivée au club en juin 2016. Il était blessé, embêté par son tendon d’Achille notamment. C’est le profil de joueur qui mise beaucoup sur son physique, son endurance, sa mobilité, son poste (arrière gauche) est très exigeant à ce niveau. Du coup il était moins bien physiquement et son expérience n’a pas toujours suffit même s’il a fait une saison honorable… Ensuite il y a le poids des années qui malheureusement n’épargne personne. Malgré cela, il s’est toujours investi à 100% et a fait preuve d’un grand professionnalisme.

La Horda avait fait un étendard géant avec ton visage peint dessus, je suppose que cela fait toujours plaisir d’être un joueur apprécié des supporters ? 

Cela a toujours été un honneur pour moi et une grande fierté de porter le maillot du FC Metz. Surtout de représenter au mieux les supporters grenats et d’essayer de procurer de la joie. Bien sûr j’ai été touché par les portraits. Je m’en souviens très bien, tout comme j’ai été touché par la banderole en tribune EST dont la photo est toujours dans mon portable et qui disait peu de temps après l’annonce de l’arrêt de ma carrière : « Borbi, t’as tout donné sur le terrain, viens en tribune avec nous supporter l’équipe », ça m’a fait chaud au cœur surtout qu’en même temps je n’ai pas senti un grand soutien du côté des dirigeants.

Cela fait six ans que tu as dû stopper ta carrière, à seulement 32 ans, pour cause d’une blessure persistante au pied gauche. En arrêtant le foot subitement tu n’as pas trop eu le temps de penser à ta reconversion, si ? 

C’est vrai que ma blessure précipite la fin de ma carrière de manière forcément rapide et imprévue. Heureusement que j’ai été bien entouré par ma famille. D’un point de vu personnel, je savais que j’avais d’autres cordes à mon arc, d’autres centres d’intérêt que le foot dans ma vie. Je me suis donc vite remis en selle.

Est-ce que tu trouves que les footeux sont assez préparés à la gestion d’une fin de carrière ?

Les footballeurs ne sont pas du tout préparés à la reconversion, souvent on arrête tôt les études pour se consacrer pleinement au football. La seule chose qui compte pour les clubs est la performance, le reste n’existe pas. Une fois le dernier contrat terminé, les joueurs sont livrés à eux même. Les personnes qui gravitent pour faire des placements financiers, des pseudos conseillers en patrimoines sont présents quand le joueur touche de gros salaires mais disparaissent quand il s’agit de gérer l’après carrière (créer une société , gérer la cpam, la couverture sociale, les impôts, les investissements…) il n’y a plus personne. L’UNFP (Union nationale des footballeurs professionnels) a une grosse responsabilité auprès des footballeurs et malheureusement ne remplit pas toujours son rôle surtout concernant l’après carrière car les conseillers s’occupent des nouveaux joueurs, des jeunes qui arrivent sur le marché et délaissent les autres.

Tu es natif de Villerupt dans le Pays-Haut, profitons-en pour rétablir la vérité ! Pouvons-nous dire que ce petit coin du nord de la Meurthe-et-Moselle est clairement en faveur des Grenats ?

Je suis effectivement natif de Villerupt mais je n’y suis « que » né, j’ai grandi à Ottange du « bon » côté (rires), côté 57, bastion grenat, là-bas tout le monde est messin de génération en génération. Petit déjà, j’accompagnais mon père et mon frère à Saint-Symphorien !

PROPOS RECUEILLIS PAR @BGI57 ET @Symphorien57

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