Rien ne sert plus de courir …

Un beau gâchis…

Alors que notre cher fabriquant d’armes à moustache nous rabâche depuis des mois que « jamais ô grand jamais » la masse salariale n’a été aussi élevée, que les dossiers « brûlants » de rénovation du stade et des infrastructures n’ont jamais été aussi proches d’être bouclés, et que les supporters les plus fervents se voient parqués comme des animaux, traités comme des criminels, l’équipe première du FC Metz s’apprête à redescendre une nouvelle fois d’un étage, pour le plus grand bonheur des médias spécialisés qui n’auront plus à couvrir nos prestations mornes et sans saveurs.

Les planètes n’auront été alignées qu’à l’occasion de quelques fulgurances, contre Strasbourg, Nice, Saint-Etienne ou Montpellier.

Un football, un espoir, une ferveur retrouvé-e-s au début de l’hiver, le temps d’imaginer l’impensable.

Le temps de convaincre les plus récalcitrants qu’un miracle était peut-être possible.

Est-ce qu’on s’est senti trop beau, trop grand ?

Sans doute.

Était-ce utopique d’y croire à nouveau ?

A n’en point douter.

Personne ne remettra en cause les efforts des joueurs (du moins la plupart) ou le talent du nouveau staff technique.

Personne ne blâmera Frédéric HANTZ de ne pas avoir transformé profondément le visage de l’équipe.

Personne n’en voudra aux attaquants de ne pas réussir à marquer à chaque fois, ou à la défense de se prendre des buts décisifs aux pires moments.

« Pourtant les résultats sont là ! » « Tous des chèvres ! »

Mais ferme un peu ta bouche…

Tu vas blâmer qui ?

Rivière et Mollet d’avoir raté l’immanquable samedi à Troyes ? Pourtant tu les as encensés y a pas si longtemps.

Fallou et Niakhaté de s’être fait bouffer sur une attaque fulgurante dans le money time ? Pourtant eux aussi t’en as dit du bien y a pas si longtemps.

Mandjeck d’avoir loupé son retour parmi nous ? Ce n’est pas faute de t’avoir prévenu pour lui… Hantz d’avoir aligné une équipe ultra offensive ? T’étais le premier à trouver qu’on manquait d’ambition.

Non, tu sais bien que le mal est plus profond.

Rien ne sert plus de courir, il fallait partir à point.

Imagine un peu cette équipe, avec ces joueurs, ce staff, qui aurait débuté sa saison en août après un bon gros mois de préparation, dans un stade digne de ce nom, avec des infrastructures modernes…

Ça aurait eu de la gueule, c’est certain.

Malheureusement, t’es supporter du FC Metz, tu sais qu’on ne fait jamais les choses comme tout le monde ici.

Le constat, on l’a fait depuis longtemps, l’issue ne sera une surprise que pour ceux qui n’ont pas voulu ouvrir les yeux plus tôt.

Ah si seulement les décisions avaient été différentes ces dernières années… Que ce soit au niveau des collectivités, des instances dirigeantes, du staff, de la présidence.

Dans les travées, la lassitude a pris le pas sur la révolte.

Les responsables du fiasco sont connus, identifiés à tous les étages.

Ils se sont succédés au cours des années, une cellule de recrutement dépassée, un président frileux et sans autre ambition que de faire du fric sur le dos des fidèles supporters, et des jeunes talents de la formation.

Les mauvais choix des uns, auront conduits à la chute des autres.

Alors bien sûr on peut incriminer les joueurs. Mais soyons réalistes, tu pourras mettre les meilleurs sur le terrain, si l’environnement n’est pas à la hauteur des exigences de la ligue 1, ils ne pourront jamais rivaliser avec personne.

Espérer se maintenir avec cet effectif, ça revenait à vouloir qu’Hamilton gagne un grand prix au volant d’une boîte à savon.

Soyons réalistes, le FC Metz avec le meilleur effectif qu’il ait eu depuis des siècles, ne fait plus le poids face des équipes comme Troyes, Dijon ou Guingamp.

Eux n’ont pas loupé le virage. Ils ont su prendre la bonne direction, au bon moment.

Nous, nous n’avons fait qu’accélérer droit vers le mur.

Mon pauvre FC Metz, tu méritais tellement mieux…

Tu vas finir la saison comme tu l’as commencé, sans panache, sans espoir.

Vous les joueurs, ne le prenez pas pour vous si dans les prochaines échéances vous êtes sifflés, boudés.

Le supporter messin a bien assez souffert depuis ces 20 dernières années pour pouvoir continuer à subir ces affronts, ces humiliations.

Un grand ménage doit être fait, et pas simplement au niveau de l’effectif.

Parce que bien sûr pour l’effectif, on sait très bien comment cela va finir.

La descente en ligue 2 va conduire la plupart à quitter le navire, et personne ne pourra les blâmer pour ça.

Qui parmi les révélations, les satisfactions, voudra rester pour remonter le club dans l’élite ? Et à quoi bon surtout… ?

Le FC Metz un club de ligue 1 ?

Historiquement, oui sans aucun doute.

Actuellement et que ce soit en tribune ou dans les coulisses, c’est à peine un club de national.

Et putain ça fait mal…

Pourtant quand je vois ces centaines de courageux faire le déplacement et mettre le feu en tribune à Troyes, comme un dernier baroud d’honneur, je me dis qu’il y avait du potentiel.

Mais à l’image de l’effectif, le public messin n’aura bientôt plus aucun rayonnement, et s’éteindra inexorablement. A commencer par les ultras, que l’on veut à tout prix faire disparaître.

Les prochaines années s’annoncent difficiles, car le maintien en ligue 2 ne sera pas une sinécure. Il n’y a qu’à voir le parcours chaotique de nos voisins de la banlieue sud.

Après l’échec cuisant de cette saison, celle qu’il ne fallait pas louper, la renaissance sera longue, si ce n’est impossible.

Combien d’annéespour retrouver un effectif digne de ce nom, avec un tel entraîneur ?

Combien d’années avant d’avoir des infrastructures modernes et professionnelles ?

Combien d’années avant d’avoir un vrai stade de football ?

Et quoi ? On va encore nous vendre des abonnements à 300 euros minimum pour se retrouver parqués comme des chiens et traités comme des terroristes derrière un filet de pêche ?

« L’union sacrée » a vécu.

La rupture est imminente.

Et là je pense aux passionné-e-s du club, aux salarié-e-s, ceux qui vont perdre leur job, ceux qui vont devoir continuer à porter le fardeau et assumer les erreurs de certains.

Toi la cellule de communication, souvent critiquée, moquée et insultée, sache qu’on ne t’en veut pas, on te soutient, on est dans le même panier.

Se faire traiter d’incapable alors que tu n’es que porte-parole, c’est rude. Être en première ligne dans un combat qu’on n’a pas souhaité, dans une guerre qu’on n’a pas voulue, c’est cruel.

Toi le stadier qui est obligé d’endosser l’action d’une politique de culs serrés, sache qu’on sait très bien que tu fais ton job. Toi la nana derrière ta vitre, obligée de vendre une place à 45 euros en virage, et qui te prend les réflexions à la place des décideurs, on sait que tu n’es pas responsable. Ni toi à la boutique qui doit vendre des goodies hors de prix à quelques fans inconditionnels.

Tous unis dans la défaite, solidaires dans la honte.

Unis, tristes et dépités.

On nous prive d’un rare plaisir, celui d’être fier et heureux de venir au stade.

Clairement, si l’est difficile de nos jours d’être supporter d’un club de football, c’est une torture d’être supporter messin.

A tel point qu’on ne pourra plus s’étonner de voir un stade vide, qui sonne creux.

Cet échec il a été orchestré, il s’est profilé au cours des années.

Trop cons, nous avons accordé au FC Metz de Bernard Serin le bénéfice du doute.

Moi le premier, j’ai pesté contre l’arbitrage, contre la malchance pour ne pas donner toute la responsabilité aux dirigeants, et j’ai continué à y croire.

Évidemment certains auront été plus prompts et plus « fiers » dans leurs réactions, et auront boudé Saint Symphorien bien avant. Mais que veux-tu, quand on aime on est prêt à fermer les yeux.

A l’image d’un couple qui n’a de cesse de recoller les morceaux, la rupture entre le public et le FC Metz n’est plus qu’une question de jours, de semaines.

Le divorce va prendre forme, il est inévitable.

Comment sera-t-il possible de justifier les prix exorbitants des abonnements avec cette énième descente.

La descente de trop.

La saison de trop.

Pourtant le potentiel était là.

Les pages de fans sur les réseaux sociaux n’ont jamais été aussi nombreuses, les youtubeurs se multiplient, talentueux ou non là n’est pas la question, le fait est qu’il y avait de quoi rassembler.

Le FC Metz est un club fédérateur.

Quand une entreprise se casse la gueule, les employés se retrouvent au chômage, certes, mais les dirigeants se doivent d’endosser leurs responsabilités.

Nous attendrons donc jusqu’au bout de la saison, et exigerons la tête des responsables de ce fiasco.

C’est le seul moyen pour retrouver l’envie de venir au stade.

On ne se fera pas avoir une saison de plus.

Nous voulons la démission du président, de la [jeune et inexpérimentée] directrice, de la cellule de recrutement.

Nous voulons retrouver notre dignité de supporters, à commencer par la Horda Frenetik sans qui l’ambiance à domicile ou en déplacement ne serait pas la même. Un retour en tribune Est basse n’est pas une simple option, c’est une obligation. Nous voulons des prix décents, à la hauteur du service rendu. Pas de stade moderne, alors pas d’abonnement à plus de 200 euros.

Il est grand temps que la bande à Serin cesse de se foutre ouvertement de notre gueule, nous les amoureux du club, qu’elle cesse de chier sur notre histoire et nos valeurs, et repousse sans cesse les limites de l’absurde.

Fox Mulder.

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