Orlane Kanor : « J’adore être sur le terrain ! »

Ce Dimanche, après avoir largement participé à la victoire des Dragonnes face à Vipers Kristiansand, l’arrière gauche des Dragonnes Orlane Kanor nous a accordé une interview à la sortie du vestiaire pour évoquer la rencontre, chasser nos craintes sur son temps de jeu conséquent mais aussi parler de la forme de l’équipe et de la digestion rapide de la défaite à Brest…

 

Let’s Go Metz : Bonjour Orlane et félicitations pour cette nouvelle victoire. Ce soir tu as marqué seulement trois petits buts alors que tu en avais marqué 5 à l’aller. Face à cette équipe assez solide quel était le plan de jeu ?

Orlane Kanor : Le plan de jeu c’était de décaler à l’aile, on a marqué beaucoup de buts du centre lors du premier match et le but était d’avoir plus de continuité. Pour autant je n’ai pas tiré parcequ’il n’y avait pas de solutions, le nombre de trois buts est trompeur et je pense avoir profité des bonnes situations. Au premier match il y avait beaucoup de buts des arrières, cette fois cela vient plus de l’aile : nous avons écarté et créé de l’air ce qui était notre objectif.

 

A titre personnel, avec l’absence de Xenia Smits tu as depuis le début de saison un boulevard de temps de jeu qui s’offre à toi, parfois peut être trop (58 minutes à Brest). Que penses-tu de ton utilisation dans l’équipe ?

On m’utilise beaucoup et j’adore être sur le terrain ! J’adore défendre ! Et surtout en ce moment j’occupe un poste important, celui d’arrière gauche et je suis celle qui reste le plus longtemps sur le terrain et j’adore ce rôle, j’aime beaucoup.
Je me sens bien, en confiance avec les filles qui sont autour de moi et c’est ce que j’aime.

 

Vous avec enchaîné les semaines assez compliquées avec de gros affrontements très rapprochés, comment est-ce que l’équipe continue de bien encaisser ce rythme ?

Absolument, Manu (NDLR : Emmanuel Mayonnade) a beaucoup aménagé les semaines, surtout après la coupure internationale qu’il y a eu et où on a été blessées. J’imagine que ça lui a fait un « petit électrochoc » dans le sens où il a été forcé de gérer l’effectif avec trois blessées d’un coup. Depuis les temps ont été réaménagés et ça se passe très bien pour le moment et les matchs sont bien gérés. Il y a  eu quelques blessures mais rien de lié à l’aspect musculaire, du coup je pense qu’on est vraiment bien de ce côté.

 

Du point de vue de la ligue des champions, il y a forcément de grosses attentes sur le club suite à l’épopée de l’an passé. La victoire de ce soir devait avoir une saveur particulière puisqu’elle signifie que vous êtes mathématiquement qualifiées pour le prochain tour, quelle a été la réaction de l’équipe ?

On est hyper contentes d’avoir gagné, parceque comme Manu le dit on a une invincibilité depuis 18 matchs et c’était important de le gagner, surtout qu’on avait fait une prestation très moyenne là bas et dans cette logique aller / retour il était essentiel de ne pas refaire les mêmes erreurs aujourd’hui. C’est ce qu’on a réussi à faire et on est hyper heureuses, nous avons encaissé 21 buts de moins et c’est assez fou et on est contentes de ça.
On est bien classées pour le moment et on espère le rester.

 

Du côté du championnat, cette semaine il y a eu une défaite qui a dû faire du mal face à Brest. J’imagine que les mots ont été forts dans le vestiaire pour remettre tout le monde sur les rails ?

Il faut se dire simplement que lorsque l’on joue mal on ne peut pas gagner les matchs.
Défensivement on a un peu failli, quand on était devant également et je considère que globalement nous avons mal joué et ce n’est pas forcément l’adversaire qui a bien joué.
Même s’ils ont gagné, je considère que c’est notre équipe qui n’a pas été à la hauteur. C’est vrai que ça fait mal mais on s’est remobilisées assez vite, il y a tellement de matchs derrière que nous n’avions pas d’autre choix que de nous relever.

 

Interview et photos : Matthieu Henkinet