Happy Days !

Nous sommes le mardi 21 août 2018, il est presque 12h00 aux abords du canal et alors que je rédige ces quelques lignes, le soleil brille, le FC Metz est seul en tête du championnat de ligue 2 et Marlène Schiappa est toujours aussi pathétique et excitante.

« Oh Marlène, les cœurs saignent… et s’accrochent en haut de tes bas.

Oh Marlène, dans tes veines… coule l’amour des soldats… » (Bertrand Cantat)

Pardon ?

Mais oui ça va t’inquiète…

Et toi ? Pas trop dur ce matin ?

Ah ouais… c’est vrai tu ne bossais pas espèce de sale chômeur/vacancier/étudiant… veinard !

Parce que je peux te dire que le réveil à 05h30 ça pique un peu…

Forcément on se tape les matchs décalés pour la TV depuis qu’on est la meilleure équipe du monde.

Du coup on se couche tard, dès les lundis soirs, et les yeux brûlent le lendemain matin.

Imagine quand on sera en ligue des champions dans 2 ans.

(Qui a dit avec l’ASNL ? Pas sympa pour eux ça…)

« Quatre sur quatre » !!!! Et ouais mon gars !!!

Faut que je t’avoue un truc, ça devient de plus en plus compliqué d’écrire des humeurs…

Tu sais c’est un peu comme écrire une chanson, je n’ai jamais réussi à composer quand j’étais jouasse.

Je fais partie de ces connards qui ne sont capables de pondre une bonne bouse que lorsqu’ils sont tristes, énervés et désespérés.

C’est en grande partie ce qui avait fait la force des humeurs de la saison dernière car j’avais matière à critiquer, et y avait vraiment de quoi se marrer tellement tout allait de travers.

On était toujours à 9 sur l’échelle du Deheke et les deux pieds dans la cuvette.

Or là, le Football Club de Metz nous procure tellement de bonheur depuis un mois…

A tous les étages, à tous les niveaux.

Enfin… presque, car bien sûr il y a toujours des trucs à redire, mais après l’apocalypse, quelques rayons de soleil ont commencé à traverser la couche nuageuse pour frapper les terres mosellanes.

Y a une semaine par exemple, c’était le premier tour de la désormais célèbre et inutile coupe moustache.

Les grenats recevaient le Grenoble de Philippe Hinschallah, notre prophète bien aimé.

Et ses quelques mois de chômage lui ont visiblement fait beaucoup de bien :

« Wesh ! J’vais pas me mettre à genoux en demandant à mes joueurs : « Wallah gagnez pour moi bande de trimards ! Sah. ».

(Propos recueillis « à peu de choses près » par le Républicain Lorrain).

Putain t’as changé mec…

Mais c’était un pur bonheur de te revoir ici à Saint Symphorien.

Tu es ici chez toi, et tu le seras toujours.

(Première larmiche du jour @usualstaff / running gag).

Avant cela j’avais croisé Grayou sous les travées de la tribune Ouest, en allant rejoindre la Sud, pas très causant mais vraiment sympa le gars.

D’ailleurs comme prévu, les gosses l’adorent.

Et les rabat-joies des réseaux sociaux n’ont plus qu’à fermer définitivement leurs grandes bouches pleines de caca.

« Gneuh Gneuh Grayou est gênant, on n’avait pas besoin de ça en plus, la honte »

Ah oui faut que je te dise, j’avais fait mon bourgeois pour mon retour au stade…

Avec mon frère de sang, on s’était payé une place en Sud.

12 balles ! Si je te jure…

Parce que pas moyen d’accéder à la Est basse pendant quelques temps… mais la bonne nouvelle c’est que le club a enfin compris l’importance d’un retour de la Horda à son emplacement historique, et ça c’est la meilleure nouvelle du mois d’août.

Mais en attendant, on doit se contenter d’une tribune dégarnie et d’un bloc HF peu fourni et peu coloré.

Le match en lui-même était très chiant, moche, pour ne pas dire dégueulasse, mais malgré le but qu’on se prend, pas un instant j’ai senti la moindre trouille dans mon calbute.

J’sais pas comment expliquer ça, mais j’avais l’impression qu’on pouvait se permettre d’attendre la fin du match pour revenir au score et même gagner.

Résultat, 2 penaltys transformés par Zlatan Ibrahima Niane, et hop nous voilà qualifiés pour le prochain tour chez les nuques longues.

Quelques jours plus tard, c’est avec un de mes acolytes de Let’s Go Metz et la bénédiction du club que nous jouions les reporters à Pagny-Sur-Moselle pour couvrir le match amical des féminines, sous une chaleur étouffante.

Score nul 1-1 face à Dijon.

Les premiers pas de Marie-Laure DELIE avec le maillot grenat ! Le kiffe… 

Encore un rayon de soleil dans le ciel messin du mois d’août.

L’équipe féminine championne de division 2, que nous suivons avec grand intérêt depuis quelques années maintenant, va très prochainement entamer une nouvelle saison parmi l’élite.

La tâche sera ardue mais nous faisons confiance au coach le plus cool de sa génération pour maintenir les filles en division 1.

On sera derrière toi The Fonz ! Et derrière vous les filles !

Et peut-être même qu’il y aura des humeurs spéciales « féminines ».

Ouais ! Parce que le machisme c’est bien sympa, mais le foot féminin c’est encore mieux !

J’y trouverai sans doute beaucoup d’inspiration.

Faut d’abord que j’en parle à mon avocat…

Bon, et puis il y a eu le match d’hier soir contre le Milan AC Ajaccio.

Des semaines, que dis-je, des mois que je ne t’avais pas revue… que je ne t’avais pas touchée, que je n’avais pas respiré l’odeur méphitique de tes chiottes.

Ma belle tribune Est basse, tu m’avais tellement manqué…

Et cette vue…

crédit photo @cedric_hftt

La bonne idée de s’être fait prêter un abonnement pour le retour en terre sainte des chevaliers Kevin Leplustrèsjeune et Jeremy de Choplin.

Grands moments d’émotion lorsqu’ils répondirent aux acclamations du stade et à quelques chants lancés en leur honneur.

(Deuxième larmiche du jour @usualstaff / running gag).

Tiens en parlant de chant…

Aie… ! Petite parenthèse.

Je sais que je risque de me faire beaucoup de potes, mais tant pis, faut que j’en parle.

C’est très important.

Ce message s’adresse à mes amis hordistes, capos, actifs, sympathisants et… percussionnistes.

Comment dire ça sans recevoir vos foudres…

Voilà, y a un gros problème de rythme.

Un [TRES] gros problème.

C’est vraiment une bonne idée de reprendre en VF des chants italiens ou sud-américains, de s’inspirer des groupes ultras d’Europe qui cartonnent, mais par pitié, il faut bosser la rythmique.

C’est beaucoup trop rapide la plupart du temps, genre 15/20 BPM de trop, c’est énorme.

Ça fatigue les cordes vocales et les poumons. Et surtout ça rend mal.

Et puis c’est quoi cette tendance à toujours coller un rythme latino despacito à chaque couplet, chaque refrain… ? On se croirait sur NRJ bordel !

Encore, que ce ne soit pas régulier tout le temps, c’est pas grave, on ne va pas non plus jouer au métronome, mais simplement taper des rythmes droit, doublés sur les refrains si besoin, et pas de roulement bancal trop fourni parce que ça casse le chant, ça fout en l’air tout l’intérêt du chœur.

D’ailleurs, les meilleurs moments hier soir c’était les breaks sans tambour sur certaines chansons.

Je ne sais pas comment ça se passe en face chez les gruppies et la GG, à vrai dire ce n’est pas la question, je sais juste qu’hier soir la Ouest faisait plaisir à voir et à entendre.

Alors si la TEB veut retrouver son charisme lors du retour officiel face au Havre, il va falloir tester des trucs à la rythmique, il reste peu de temps, mais c’est faisable.

Alors oui, ok « chante bâtard ! ». Tout ce que vous voudrez, mais… à voir hein.

Ça y est, je viens peut-être de condamner mes prochaines apparitions dans le bloc, mais fallait que quelqu’un vous en parle les ptits chéris, parce qu’en off ça fait des années qu’on s’insurge, même avec certains cadres HF.

Cela dit, cela fait également des années que tout le monde s’insurge contre les instants de gêne absolue que nous propose notre ami chauffeur de salle, entre autre avec ses « Shhhhhhhhhhh…. ! » et pourtant rien ne change, donc si besoin, chez vous aussi on fera avec. C’est aussi ça la famille, faire avec les défauts de chacun.

Parenthèse fermée.

12 000 pèlerins un lundi soir dans la basilique Saint Symphorien, c’est plutôt pas mal.

Faut dire que le bouche à oreille commence à fonctionner.

On entend de ci, de là que Metz est un réel prétendant à la montée, que le recrutement est franchement réussi, et que tout est mis en œuvre pour reconquérir un public traumatisé par des années d’errance avec comme point culminant la saison 2017/2018.

C’est vrai qu’on se demande comment cela pourrait être pire…

Mais qui, honnêtement, imaginait il y a encore deux mois que la sauce du chef Antonetti allait prendre aussi vite ?

Alors on se met à rêver, on se dit que si ça continue, cela deviendra réalité.

Oui Metz est séduisant dans les statistiques, sur le bilan comptable, et même par moment dans le jeu.

Les combinaisons en milieu de terrain sont aussi variées que les possibilités que le banc propose, avec des patrons comme Renaud Cohade, des relayeurs comme Fofana, Monteiro, (g)Angban(g), des dribbleurs comme Gabka, Boulaya (qui malgré son match compliqué d’hier soir, reste un élément essentiel du dispositif), et bien sûr la force de frappe devant est tout simplement magique pour la ligue 2, avec nos tirailleurs sénégalais.

De gauche à droite, Opa, Ibra et Habib

Restent quelques inquiétudes en défense, avec la blessure de l’Udol des jeunes…

Pauvre vieux. C’est tout le stade qui a eu mal pour toi hier, et c’est tout un peuple qui te souhaite un prompt rétablissement.

En tout cas, vendredi, c’est clair qu’on ne veut rien d’autre qu’une victoire à Troyes, parce qu’on aime ça les jours heureux, quels qu’ils soient !

Et de conclure avec vos tweets :

 « Sunday, Monday, Happy Days.

Tuesday, Wednesday, Happy Days.

Thursday, Friday, Happy Days.

The weekend comes,

My cycle hums,

Ready to race to you… »

FoxMulder

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