Dijon c’est Gijón – Episode II

PEGI 18

Attention, des propos insultants voire oppressifs peuvent avoir été glissés dans cette humeur. Et pas que pour le buzz!Sachez que Let’s Go Metz retire toutes responsabilités quant à la teneur de ces propos et ne saurait être tenu pour responsable.

J’ai presque 40 ans, homme blanc (limite un peu pâle), hétéro, cisgenre, fan [entre autre] d’Alexandre Astier, de Dieudonné, de Columbo, de Star Wars, j’ai grandi avec la télé des inconnus, mes parents aimaient Michel Leeb, Derrick et Coluche, j’adore les blagues dégradantes de Bigard, les grosses têtes, j’ai aimé et pleuré devant Friends, cela fait donc sans doute de moi un raciste homophobe, grossophobe (bon ça… étant moi-même un peu gras du bide j’ai sans doute le droit), bien sûr je suis sexiste et masculiste, je chie littéralement sur la téléréalité, sur la nouvelle génération de culs serrés, sur les féministes en tout genre et donc si déjà là tu commences à t’évanouir, je te conseille vivement d’aller voir ailleurs, et n’hésite surtout pas au passage à aller te faire élargir la pastille.

#FreeTex #FreeFriends #FreeDerrick

Sur ce.

J’ai les boules putain…
Pas foutus de gagner contre les pécores bourguignons.

J’sais pas quoi… les mecs ont une tribune qui s’appelle « Dijon-céréales », une autre « Caisse d’Épargne », et le must : « la tribune Rougeot! »
Rougeot quoi!!!!
On croirait une insulte du père Livio envers Bernard Seringue!

Pep Guardiolhantz avait pourtant tout prévu, il avait une idée bien précise de ce qu’il voulait faire à Dijon.
Aligner pépé Bisevac en plein milieu d’une défense à 5 pour contenir les fulgurances des gnomes Sammaritano, Balmontano, ou autre Slititano, et jouer avec Rivière pourpre seul en pointe, entouré d’Ibrahima « Nein! » (Verlant de Niane, je la trouvais drôle celle-là sur le moment, mais tu peux l’oublier) et de Dossevi 1er, roi des Andals, de Rhoynar et des premiers hommes.

Et à peine le coup d’envoi donné, qu’on se faisait déjà transpercer.

Trente putains de secondes pour se manger une faciale de précoce, suite à une « double peine » (Tu l’as celle là?) de Tavarèstano sur le jeune moussaillon Niakhaté et son grand-père Milan.
Kawachiemou ne pouvant rien faire d’autre que de s’essuyer le visage, tout honteux qu’il était.

Bordel de merde, 30 secondes, tu te fous de ma gueule!!!!!

Je l’attendais avec envie, espoir et plein d’excitation ce match.
J’irai pas jusqu’à dire que je m’étais rasé les couilles pour l’occasion, mais presque.

Voilà aussi… avec vos « gneu gneu gneu jour de match », « jour de victoire », « jour de grenatada ».
Vous portez l’oeil avec vos messages trop confiants sur Twitter!
Et pis alors je vous le dis gentiment, mais cette expression « grenatada », je la trouve vraiment dégueulasse.

Déjà ça sonne mal, c’est vraiment moche comme mot, et vous me mettez mal à l’aise.
On croirait le nom d’un cocktail qu’on sert aux ptites putes en boîte avant qu’elles se fassent démonter dans les chiottes par un prix Nobel de littérature.
« Une granatada sans glaçons, wsh! »

Les gars, si sauvetage miraculeux il doit y avoir, c’est certainement pas en faisant les mariolles comme ça sur les réseaux sociaux qu’on va y arriver.
On vaut mieux que les strasbourgeois-e-s ou les lensois-e-s, alors stop!
Restons humbles, discrets, à notre place. Il sera toujours temps de faire les kékés en mai prochain, si jamais…

Bref, on démarrait donc ce match avec un bon malus.
Autant dire que la haine était grande dans les salons messins, la team FC Metz allait vivre 90mn difficiles.

Faut dire qu’à l’instar de ce match, la semaine avait elle aussi déjà très mal commencé.

D’abord on apprenait que notre petit frère Yeni qu’on aime tant, qui nous a tant manqué et que certains, moi le premier, espéraient retrouver sur les bords de l’A31, préférait signer chez d’autres ploucs notoires de la France du foot, certes plus habitués que nous à la ligue 1 depuis quelques temps, mais tellement plus moches…

L’En Avant Guigamp.
Putain mec! Qu’est-ce que tu fais?
Ah nan mais je comprends, en fait. Les Côtes D’Armor t’en as toujours rêvé, et « ça fait des années que tu rêves de jouer chez eux ».
Tu sais quoi Yeni? On n’est même pas triste ou énervé, non.
Juste déçus.
J’aurais préféré que tu dises un truc stylé, du genre « la CM de l’EAG, c’est un avion de chasse, et je rêve depuis des années d’obtenir mon brevet de pilote! ».

Bref, bonne bourre à toi.

Cette nouvelle m’avait donc déjà bien broyé les testicules, alors même que je reprenais le taf après 3 semaines de congés, mais je n’étais pas au bout de mes surprises.
Après quelques heures de répits et l’arrivée d’un certain Milicevic, numéro 10 en provenance de la Belgique profonde, notre cher FC Metz nous préparait le troll de l’année.

#GM14
#FruitDuTravail
#GeorgesSelfieMandjeck

La starlette camerounaise était de retour.
Achevez-moi….

Mais oui les gars, c’est ça, soutenez-le, soyez content de son retour, il nous manquait de la puissance dans l’entre-jeu.
C’est super! On est sauvé. Il a été si bon, si régulier l’an passé…

Franchement? A moins qu’il nous claque 6 mois de bonheur, qu’on se maintienne, et qu’il daigne fermer sa gueule sur les réseaux sociaux, je ne garderai pour lui qu’un grand mépris et l’image d’un mec qui se prend en photo 8 fois par jour, la bouche en cul de poule, qui snap au volant de sa putain de porsche de merde (bel exemple pour les jeunes), celle qu’il aime tant nous montrer en nous rappelant notre condition de grouillots du système.

Georges je ne te souhaiterai pas un bon retour, j’en n’ai absolument pas envie.
Surprends moi, et on verra.
Paraît que tout homme a droit à une seconde chance.

Reprise de la seconde mi-temps, Philleric Hantzberger chamboule ton son plan de travail, repasse à 4 défenseurs, sort captain papy, fait rentrer la starlette.
Voilà ça y est, c’est fait, Mandjeck est sur le terrain, joueur du FC Metz.
Dommage qu’il n’ait pas eu le droit de garder son smartphone, ça aurait mérité une « story » sur insta.

Ok, j’arrête avec lui.

Cette deuxième mi-temps, je l’ai mal vécu.
On a été bon, meilleur qu’en première, vraiment, Selimovic par exemple, je ne sais pas ce que tu as fait cet été mon grand, mais en tout cas ça a bien fonctionné, tu me fais presque rêver.

Niane…
Si on dit ton nom plein de fois à toute vitesse, ça fait « gnagnagnagnagna! » Et ça, putain ça me fait rire.
Par contre tu vas me faire le plaisir d’arrêter d’imiter ton grand-frère Opa le croquant.

J’ai souffert tout le match à vrai dire, à voir cette équipe de guerriers se démener pour essayer de rattraper le score.

Jusqu’à l’entrée en jeu du ptit nouveau Milicevic (Miliselimovic comme dirait le commentateur parigot).

Ô Danijel <3
On se connaît à peine, mais je ressens déjà beaucoup d’amour pour toi.
Ton déhanché sexy de fille de l’Est va mouiller nos ptites culottes et gonfler nos caleçons, et rien que pour ça je t’aime déjà.
C’est grâce à toi ce soir, et à la finition (hmmm…) de Nono le Roux dans les dernières minutes que j’ai versé une larme.
Les nerfs qui ont lâché, c’était trop pour moi…

J’ai de la rage ce soir qu’on n’ait pas pu faire mieux que match nul à Gaston-Geradtano, mais j’ai aimé voir nos messins se battre jusqu’au bout avec l’abnégation nécessaire pour renverser des montagnes.

On ne lâche rien, surtout pas maintenant.

Mercredi vous nous foutez les verts au fond du trou, en leur balançant une salve de 3/4 buts.

Vous pouvez le faire, et vous allez le faire.

Fini de rigoler, on part à l’attaque maintenant, et on arrête de se prendre des buts de merdes.

C’est parti les gars, cette fois-ci c’est la bonne!
Montrez-nous que vous avez des couilles, et du talent.

Et pis mercredi, ce sera un jour un peu particulier pour moi.
Ça fera un an, jour pour jour, que j’ai arrêté de fumer.
Alors une bonne victoire à Saint Symph ce sera (presque) la meilleure façon de fêter ça.

Fox Mulder

2 commentaires

  1. Bonjour Fox Mulder !

    Excellent site !

    J’ai suivi le match hier en pensant à mon ami Robert Fischer, supporter avec sa chère et tendre épouse. Robert nous a quitté samedi emporté par ce qui le caractérisait le mieux : so coeur.

    Abonné de très longue date, toujours à la même place, son épouse l’accompagnait au stade. Proche de la retraite, il voyait le fc metz avec les yeux de l’amour. En vrai supporter, il pensait que le maintien reste possible mais que la descente n’est pas une catastrophe tant qu’il y a du beau jeu.

    Si tu peux rendre hommage à Fifi comme l’appelait tous ses amis siderurgistes, ce serait top. Scully pourrait venir te remercier …

    Amicalement

    Joel

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