Brest Bretagne Handball – Metz Handball : L’avant-match

Le voici, le voilà, le tant attendu choc annuel est de retour ! Metz Handball repart à la conquête de l’Ouest pour tenter de confirmer sa domination hexagonale face à son nouveau rival. Ce mercredi 30 octobre à 20h30, les 2 meilleures formations du championnat vont s’affronter dans la Brest Arena, à guichet fermé. Le Brest Bretagne Handball a mis les petits plats dans les grands pour ce match de gala devant les caméras de Sport en France, mais comment se portent les 2 équipes ? Petites explications avant le coup d’envoi du match !

 

 

L’adversaire du jour

Metz Handball a croisé le fer avec l’ES Besançon, avec le Havre ou encore le Fleury Loiret Handball pendant quelques temps. Maintenant, le Brest Bretagne Handball essaie d’inscrire son nom, son identité dans l’Histoire du Handball français. Une nouvelle rivalité s’installe… jusque dans les rangs des supporters. Mais ne pourrait-on pas la dater du temps de l’Arvor 29 ? Cette même époque qui a vu le club breton gravir les échelons dès sa création en 2004 ? 4 ans plus tard, le championnat de France accueillait les Finistériennes pour la première fois et 8 ans après, l’équipe devenait championne de France après avoir largement battu… Metz en 1/2 finale aller des Play-offs 2012 (32-18). Un traumatisme encore palpable dans les rangs messins. Hélas, cette rivalité naissante a été rapidement rattrapée par les difficultés financières qui brident très souvent les championnats féminins. Suite à son titre de championnat, l’Arvor 29 a malheureusement subi une relégation administrative et a été contraint de descendre en National 1, l’interdisant de participer à la Ligue des Champions 2012/2013. Pendant la restructuration de l’entité bretonne, nous avons vu un Fleury Loiret Handball en profiter pour briguer quelques titres et freiner quelque peu la domination lorraine. Mais tel un phénix qui renait de ses cendres, l’Arvor 29 est réapparu sur le devant de la scène sous le nom du Brest Bretagne Handball. Comme entre 2004 et 2012, la structure affiche des ambitions fortes et compte s’installer durablement sur la scène nationale mais également devenir un candidat sérieux en Europe. Quoi de mieux que d’éliminer Metz en 1/2 finale de Coupe de France 2016 et de gagner une qualification en EHFCup dès sa remontée en LFH la saison d’après ? La rivalité peut renaître et prendre une plus grande ampleur. La saison 2016-2017 a donné de l’espoir à un effectif breton renforcé par les arrivées de Cléopâtre Darleux, Allison Pineau ou encore Melinda Geiger et un bilan assez honorable avec un titre honorifique de vice-champion de France et ce premier quart de finale en Coupe d’Europe. Cette opposition atteint même les fins de saison puisque les deux équipes se disputent deux titres consécutifs en 2017 et 2018 dans des finales toutes aussi intenses les unes que les autres avec une nouvelle élimination de Metz en 1/2 finale de Coupe de France entre temps. On aurait pu penser revoir une aussi belle rivalité entretenue par Metz et son voisin bisontin pendant 10 ans mais, la saison 2018/2019 voit un essoufflement et une crise interne qui empêchent Brest d’atteindre des objectifs à la hauteur du prestige du club. Pourtant ce dernier avait envoyé un message fort sur la scène européenne en recrutant coup sur coup Sladjana Pop-Lazic (2017), Ana Gros et Isabelle Gullden (2018), des joueuses qui font partie des meilleures à leur poste.

Après une 3ème place décevante et une 4ème défaite, et pas des moindres, face à Metz, Brest Bretagne Handball repart à la reconquête du Championnat et de la Ligue des Champions grâce à un nouveau souffle ainsi qu’un recrutement qui compte sur l’avenir par la signature de jeunes joueuses prometteuses (Coralie Lassource, Monika Kobylinska et Shenia Minevskaja) et la présence de joueuses plus expérimentées comme la gardienne danoise Sandra Toft avec sa centaine de sélections. Un visage plus conquérant lui permet de se montrer plus dangereux et plus collectif que par le passé via de belles combinaisons qui se construisent au fil des rencontres. Avant cette défaite surprise contre Dijon, le 2ème du championnat reproduisait le début de saison de son adversaire en restant invaincu après 11 matchs depuis le début de la saison. Même si cette dernière est encore longue, les Brestoises doivent impérativement se rattraper pour ne pas se laisser distancer par les Messines, toujours insatiables.

 

La joueuse adverse à suivre

Comme Metz en son temps, Brest peut s’appuyer sur la talentueuse Ana Gros pour lui faire gravir des échelons. Arrivée dans le Finistère à l’intersaison 2018, l’arrière droite slovène peut s’appuyer sur son talent offensif et sa générosité pour les mettre au service du collectif breton. Même si collectivement cela ne s’est pas passé comme elle l’aurait souhaité, à titre personnel, elle n’a cessé de rester professionnelle et besogneuse tout le long de la saison 2018/2019, terminant meilleure buteuse et meilleure arrière droite de l’exercice avec 187 buts à son actif. En ce début de saison, une nouvelle tendance se dégage, nous avons pu la voir meneuse de jeu et de plus en plus en capacité de défendre sur plusieurs rencontres. Elle reste toutefois l’actuelle 2ème meilleure buteuse de Ligue Butagaz Energie, elle a déjà inscrit 56 buts en 95 tentatives. Sa volonté de jouer et de progresser pour le groupe perdure et permet au BBH de posséder un jeu plus fluide, plus rapide et mieux armé porté vers l’avant.

 

Du côté du Metz Handball

Le groupe

Touchée au pouce avant la rencontre face à Nice, Astride N’Gouan a fait le déplacement en Bretagne. Emmanuel Mayonnade a pu convoquer la totalité de son effectif :

#7 Grâce Zaadi (C)
#8 Laura Flippes
#9 Astride N’Gouan
#10 Méline Nocandy
#11 Manon Houette
#12 Ivana Kapitanovic
#16 Laura Portes
#17 Orlane Kanor
#18 Ilona Di Rocco
#19 Louise Burgaard
#25 Marie-Hélène Sajka
#27 Marion Maubon
#30 Jurswailly Luciano
#77 Olga Perederiy

 

La joueuse en forme : le moteur collectif

Malgré les départs importants (Béatrice Edwige et Gnonsiane Niombla) et malgré deux indisponibilités importantes, Metz Handball affiche une force de caractère dans son entièreté depuis le début de l’année. On pourrait bien évidemment dégager des figures de proue et des fortes individualités mais ces dernières, encore une fois, permettent à toutes leurs coéquipières de se mettre en exergue. Après 9 journées, Metz poursuit sa marche en avant avec la meilleure attaque du championnat en cumulant 303 buts largement devant Nantes et ses 271 buts. Quand nous analysons en profondeur le travail effectué par les Mosellanes, nous remarquons que pas moins de 6 joueuses ont inscrit plus de la moitié des buts avec des totaux personnels qui se rapprochent les uns des autres. Certaines intentions sont peut-être encore en chantier mais que ce soit en attaque ou en défense, nous avons pu apercevoir de véritables associations actives pour chacun des blocs centraux proposés par Emmanuel Mayonnade. Une attaque Louise Burgaard/Grâce Zaadi/Orlane Kanor fonctionne aussi bien qu’une attaque Marie-Hélène Sajka/Louise Burgaard/Méline Nocandy. La diversité des profils permet également de varier les opérations défensives en attendant le retour de son plus grand poste 3 et cela confirme le poids important du banc messin pour perturber les grilles de lecture adverses. Toutes les Messines s’adaptent à un plan de jeu bien précis selon le rapport de force qui leur fait face et effacent les éventuelles méformes de leur partenaire. Débordement, tirs de loin, prise d’intervalles, décalage, les solutions sont trouvées dans tous les secteurs du terrain par des filles capables de faciliter le tir d’une voisine et de s’offrir un champs des possibles pour répondre à un même objectif. Toujours en équipe.

 

Les précédents affrontements

Depuis 2016, les Dragonnes ont cumulé 10 victoires pour 5 défaites.
La plus large victoire est de + 15 et a eu lieu le 29 décembre 2018 en conclusion de la phase aller en championnat.
La plus petite victoire est de +1 et a lieu à 2 reprises durant la saison 2016/2017
La plus petite défaite est de -1 et a eu lieu en championnat le 26 octobre 2016, à domicile et le 3 avril 2018, en 1/2 finale de Coupe de France après une séance de tirs au but.
La plus large défaite est de – 3 et a eu lieu le 20 avril 2016 en 1/2 finale de Coupe de France mais également en dernière journée de phase régulière, le 2 avril 2019.

La moyenne d’écart de buts face à Brest est de + 4,93

 

Les autres matchs de la 10ème journée de Ligue Butagaz Énergie

  • Chambray reçoit Paris 92 le 1er novembre à 20h30
  • Bourg de Péage reçoit Dijon le 2 novembre à 20h00
  • Besançon reçoit Mérignac le 2 novembre à 20h00
  • Nice reçoit Fleury Loiret le 2 novembre à 20h30
  • Nantes reçoit Toulon le 2 novembre à 20h30

 

Crédit photo : Nicolas Créach/Le Télégramme (Ana Gros) – Matthieu Henkinet (Metz Handball)