24ème IHF Mondial féminin 2019 : A la conquête du Japon !

Six Dragonnes françaises au départ

Demain, Kumamoto verra les Handballeuses françaises remettre leur titre en jeu glané 2 ans plus tôt. Dans un pays qui les accueillera de nouveau pour conquérir une médaille d’or olympique, les Bleues ne comptent pas faire de la figuration dans un tour préliminaire plus que dense. Et pour ce faire, Olivier Krumbholz a dévoilé son groupe. Les 4 filles réservistes (Roxanne Frank, Gnonsiane Niombla, Pauletta Foppa et Tamara Horacek) seront très importantes pour des rotations éventuelles. Le clan tricolore se garde l’autorisation de faire 3 changements au cours de la compétition : les 16 premières joueuses ne seront certainement pas les mêmes à la fin.

Mais bonne nouvelle, les Messines pré-sélectionnées ont toutes été retenues par le sélectionneur. Manon Houette, Laura Flippes, Astride N’Gouan, Grace Zaadi et Orlane Kanor défendront leur titre quand Méline Nocandy disputera sa toute première compétition. Avec une moyenne d’âge de 27 ans et la présence de jeunes joueuses dans la liste finale (Méline Nocandy, Océane Sercien-Ugolin, Orlane Kanor, Chloé Bouquet), Olivier Krumbholz et son staff poursuivent cette volonté de préparer l’avenir avec l’amalgame entre joueuses expérimentées et moins expérimentées… Un passage de flambeau quand certaines cadres envisagent d’interrompre leur carrière internationale.

Une couronne difficile à défendre

Le Handball a cette réputation de sport non-attractif avec ces 4 mêmes nations qui se disputent les titres chaque année. Oui, en effet, la quasi-totalité des équipes européennes finissent généralement dans le top 8 des mondiaux, laissant des miettes aux nations africaines, américaines et asiatiques. D’ailleurs, vous l’aurez certainement remarqué, l’IHF autorise la participation de 11 pays non-Européens (3 par continent + 1 en Océanie et le pays organisateur) quand l’Europe intègre à elle-seule 13 nations. De quoi déplorer un manque criant de développement dans certaines parties du globe et la dernière affaire autour de l’Angola (l’équipe ne pouvait arriver au Japon que 24h avant le début de la compétition) ne pourra contredire ce fait bien malheureux. Cependant, à quelques mois des prochains jeux olympiques, ce nouveau mondial devient on ne peut plus primordial pour un bon nombre d’équipes. Si les Françaises, les Brésiliennes, les Japonaises, les Coréennes du Sud et les Angolaises sont d’ores et déjà qualifiées pour la prochaine olympiade, les 19 autres nations voudront bien figurer dans la compétition pour espérer voir les couleurs de Tokyo, en juillet prochain. Beaucoup voudront faire tomber la France de son trône car un sacre mondial leur donnera une qualification directe pour les Jeux Olympiques 2020. Nous pensons bien évidemment à la Norvège et aux Pays-Bas, les deux seules nations régulières avec la France entre 2015 et aujourd’hui. Mais également à la Russie pour qui ces olympiades représentent toujours une importance particulière. Ayant échoué une première fois du coté de Bercy, un parfum de vengeance flotte certainement sur le pays insulaire… Mais d’autres groupes viendront jouer les troubles fêtes dans une formule qui leur permet de se qualifier pour le Tournoi de qualification olympique : les 6 premières équipes derrière le champion et les meilleurs représentants des continents africain, asiatique et américain décrocheront ce précieux sésame pour le 20 et 22 mars prochain. Il faut préciser que les places qualificatives ont la possibilité de descendre grâce un très bon concours de circonstances (Si une équipe déjà qualifiée pour les JO ou les TQO était emmenée à se classer dans les 7 premiers, la 8ème nation pourrait participer au Tournoi et ainsi de suite…). Toutes les équipes auront alors une carte à jouer et ce 24ème mondial revêtira une image fortement plus attractive. Et quel que soit le continent représenté.

Une compétition complexe pour le Metz Handball international…

Depuis 2013, nous étions habitués à suivre une compétition plus classique comme au Football mais l’IHF a décidé de revenir vers une configuration très alambiquée qui se compose d’un Tour préliminaire (4 poules de 6), d’un Tour principal (2 poules de 6 avec un cumul de points remportés face aux équipes qualifiées) et d’un carré final. Une formule qui ne permet aucune marge d’erreur même si la dernière compétition des Bleues a pu prouver le contraire. Mais si les nations veulent éviter de se mettre en danger, elles devront rapidement rentrer dans la compétition face à des candidats sérieux avant de confronter une adversité hautement plus intense et difficile à manier. Et c’est le cas de la France, du Danemark et des Pays-Bas, les 3 pays représentés par Metz Handball dans ce mondial. Dans un tirage déséquilibré, nos Messins n’ont pas été épargnés. Alors que la France et le Danemark croiseront le fer dès la phase préliminaire, Louise Burgaard, Grâce Zaadi et ses coéquipières pourraient retrouver les Pays-Bas de Emmanuel Mayonnade et de Ekaterina Andryushina en 2ème semaine. Des confrontations qui sont alléchantes pour deux places en demi-finale seulement. La course aux points s’annonce alors très sinueuse…

Les groupes et le programme :


Pays-Bas :
30 novembre (10h) : Pays-Bas vs Slovénie sur beIN SPORTS Max 4
2 décembre (7h) : Angola vs Pays-Bas sur beIN SPORTS 3
3 décembre (7h) : Pays-Bas vs Cuba
5 décembre (10h) : Serbie vs Pays-Bas sur beIN SPORTS Max 4
6 décembre (12h30) : Pays-Bas vs Norvège sur beIN SPORTS
France :

30 novembre (10h) : France vs Corée du Sud sur beIN SPORTS 1 et TMC
1er décembre (7h) : Brésil vs France sur beIN SPORTS 1
3 décembre (11h) : France vs Australie sur beIN SPORTS 3
4 décembre (11h) : Allemagne vs France sur beIN SPORTS 3

6 décembre (12h30) : France vs Danemark sur beIN SPORTS 3 et TMC
Danemark :

30 novembre (12h30) : Danemark vs Australie
1er décembre (12h30) : Corée du Sud vs Danemark sur beIN SPORTS Max 5
3 décembre (12h30) : Danemark vs Allemagne sur beIN SPORTS Max 5
4 décembre (12h30) : Danemark vs Brésil sur beIN SPORTS Max 4
6 décembre (12h30) : France vs Danemark sur beIN SPORTS 3 et TMC

Crédit photo : Manon Houette/Méline Nocandy (Stéphane Pillaud) – Emmanuel Mayonnade (Jaap Van der Pijll/Handbal inside)

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